Pour varier les plaisirs, quelques films venus de loin:
* Un Nom pour au autre (The Namesake), de Mira Nair, avec Tabu, Irfan Khan. Vous avez peut-être déjà pu admirer Irfan Khan dans une de ces super-productions bollywoodiennes, comme Maqbool (une sorte de Macbeth-masala). Ou pas. En tout cas, Mira Nair (Salaam Bombay, Le Mariage des Moussons..), c'est de la qualité! du vrai cinéma d'auteur!
* Le secret de Terabithia, un film qui a reçu de très bonnes critiques*: "un film en état de grâce, oscillant entre gaieté et tristesse", et c'est normal, le réalisateur, Gabor Csupo**, est hongrois. Il est plus connu toutefois pour sa participation aux Simpson, en tant qu'animateur et producteur. Un hongrois dans la série la plus américaine qui soit? Ben oui.
- le papier ne peut pas envelopper la braise***, de Rithy Panh. Présentant régulièrement ses oeuvres à Cannes, il est aussi connu pour le centre Bophana, ou centre de ressources audiovisuelles du Cambodge, à Phnom Penh, où travaillait Sabine. A qui j'aurais aimé pouvoir dire au revoir.
* et des mauvaises aussi. Bah. L'extrait cité provient de l'Ecran Fantastique.
** merci de prononcer Tchoupo.
*** attention , ce film passe uniquement au Reflet Médicis. Je crains qu'il ne reste pas à l'affiche très longtemps.
Quelques films qu'il serait dommage de louper
samedi 31 mars 2007 at 20:46 Posted under Libellés : films, suggestions
Jeu-concours !
vendredi 30 mars 2007 at 01:15 Posted under Libellés : musique
- Je partage un anniversaire avec Cholokhov, l'auteur du Don Paisible, Prix nobel de Littérature 1965, ainsi qu'avec Ruslana (Eurovision 2004),
- j'ai moi-même été nominé plusieurs fois pour le prix Nobel de littérature,
- un de mes ancêtres était russe,
- un autre, ukrainien,
- un autre, lituanien,
- un autre, khirghize,
- mon grand-père paternel vient de la ville répondant au doux nom de Trébizonde,
- je suis plutôt beau gosse (avec un tel héritage..)
- j'ai brisé bien des coeurs, dont celui d'une chanteuse qui a immortalisé notre relation dans une chanson, où elle évoque notamment les boutons de manchettes qu'elle m'a offert autrefois,
- et je passe à Paris le 23 avril :
Qui suis-je ?
La réponse dans quelques jours sur le klariscope : j'aimerais pouvoir offrir une place pour ce concert au premier à donner la bonne réponse mais çà ne va pas être possible pour des raisons bassement matérielles : quid d'un pot? Ou un abonnement pour une durée de votre choix au klariscope ?
Bon week-end à tous ! Les suggestions pour ce week-end sont sorties hier, n'hésitez pas à y jeter un coup d'oeil.
Quelques liens pour ce jeudi 29 mars
jeudi 29 mars 2007 at 12:14 Posted under
En complet désaccord avec A Nous paris, qui affirme, avec aplomb, que le blog (en général) est essentiellement consacré à des récits de douche, de petits déjeuners (sic) et à l'omphaloskepsis en général, j'aimerais vous présenter quelques blogs que j'affectionne particulièrement :
- Jardin Baroque : un blog consacré à la musique baroque. Erudit, et très bien écrit, se lit comme un Agatha Christie,
- le blog de la doyenne des blogueuses : The Life of Riley . Olive a 107 et elle blogue. Plutôt émouvant. Imaginez un peu! Vous pourriez théoriquement profiter du klariscope pendant 80 ans!? Vous pourriez lire des chroniquettes sur des artistes pas encore nés!
- le Poisson Rêveur, un beau blog riche en contenu, consacré à la musique classique,
Bonnes lectures,
Quelques suggestions pour un bon week-end
at 10:04 Posted under Libellés : musique, suggestions
Un week-end bien rempli nous attend !
- Vendredi 30 mars :
*20h : le Carnegie'Soir , au Regard du Cygne: Variations Goldberg de J.S. Bach pour cordes et piano.
*20h30 : Choeur Canticum Novum de Szeged: pour découvrir des oeuvres de Bardos et de Kodaly (pr: Kodaïlle, SVP, et non Caudalie). Miamm. A la cathédrale Sainte-Croix des Arméniens, 13 rue du Perche, 75003
*20h30 : Lavach' au Studio de l'Ermitage. Klezmero-arménien, pour 10€ dans une de mes salles préférées à Paris.
* de 21h à 02h: Couleurs TANGO : l'Orchestre polonais Tangata Quintet vous fera découvrir les standarts du tango à la Cité U, Maison Internationale, Salon Honnorat.
- samedi 31 mars 2007 :
*le Cabaret Slave du Balkansambl au Conservatoire éponyme de Bagnolet. Bouffe! Musique! Bonne humeur! Le tout au 59, rue Victor Hugo de Bagnolet, Métro Robespierre ou Galliéni, pour 8€, et pour se mettre en jambes avant la Journée Internationale des Rroms, le 8 avril.
* un concert surprenant de Ghanoun et de Violoncelle au Djam Café, 3 rue Beaurepaire, Répu. Je ne sais pas comment ils vont introduire un violoncelle dans l'espace exigu (mais chaleureux) du café, mais çà devrait être très bien.
* le plus grand festival européen le Sziget de Budapest.. à Paris ! au Divan du Monde, de 20h à..... ? avec certains des artistes tsiganes présents cet été au Sziget : Romano Drom et Swing Gadjé, puis à partir de 23h, Dj Palotai (entre autres), ze DJ hongrois. Happy hour toute la nuit, ben voyons!
- dimanche 1er avril
*17h, Marionnettes du Rajasthan au Grand Parquet, 20 bis rue du Département, Paris XVIII.
*17h: Valery Gergiev à Pleyel !
Je crois que cela devrait suffire : ne venez pas lundi vous plaindre d'avoir passé un week-end pourri !
Quelques films polonais pour rire un peu
at 09:43 Posted under Libellés : films, suggestions
L'Institut Polonais vous propose ce soir :
"Histoires d'en rire - Documentaire et humour"
Le jeudi 29 mars 2007 à 20h à l'Institut Polonais
Suburban train (Elektryczka) de Maciej Cuske Pologne / 2005 / 18 mn / produit par Eureka Media
Dans les trains de la banlieue moscovite, des gens s’endorment, d’autres lisent pendant que d’autres sont plongés dans de profondes pensées. On y entend des bribes de conversations entre deux sonneries de portables. On y vend de magnifiques napperons brodés, un petit chat s’échappe d’un panier sur un air de jazz...
Le film a été tourné dans le cadre du projet « Russie-Pologne. Nouveau regard », réalisé par Eureka Media et l’Institut Adam Mickiewicz dans le cadre de : « Saison russe en Pologne – Saison polonaise en Russie ».
Le Poids de la neige de Xavier Dancausse France / 2005 / 45 mn
La neige recouvre l’île de Hokkaido, au Japon. A l’hôtel Asari Classe, tout doit être parfait pour les clients qui viennent soigner leur stress et profiter des célèbres bains. La diction, le phrasé des salutations et l’angle de la courbette sont minutieusement répétés. Les employés, eux, sont surmenés et sous pression. Dans les coulisses, on commente les notations de la direction, on se demande quoi faire de ces vacanciers un peu louches qui pourraient bien être des yakusas, on blague sur la conduite des clients, on parle travail et retraite. Le directeur veille impitoyablement à la rentabilité de tout et de tous, installations électriques et êtres humains. Au repas des employés, le président du groupe auquel l’hôtel appartient parle profit, perspectives et trésorerie, avant le karaoké et les jeux collectifs destinés à " resserrer les liens ".
All day together (Cały dzień razem) de Marcin Koszalka Pologne / 2006 / 25 mn / produit par Dark Light Film Studio
" Deux gars arrivent de Pologne et débarquent chez une Japonaise toujours très occupée ou absente, avec l’idée de faire un film sur elle " – c’est ainsi que Marcin Koszalka explique son projet. Le cinéaste polonais souhaiterait réaliser un documentaire sur cette femme japonaise mais elle essaie de détourner son attention vers les paysages environnants. Les barrières culturelles et, avant tout, linguistiques sont trop grandes.
Séance suivie d'un débat avec l’équipe du film Le poids de la neige avec la participation de Fabrice Arduini- Programmateur cinéma à la Maison du Japon.
La projection aura lieu à l'Institut Polonais
31, rue Jean Goujon 75008 Paris M° Alma- Marceau ou Franklin-Roosevelt
Entrée libre dans la limite des places disponibles.
(merci à la mailing-list de l'Asso des Etudiants Polonais)
Requiem pour les enfants du Mékong
mercredi 28 mars 2007 at 17:26 Posted under Libellés : musique, suggestions
Ce n'est pas le titre du dernier Aronofsky, mais un concert supplémentaire pour jeudi soir, en plus des (déjà) traditionnelles suggestions de la semaine :
Le Requiem Allemand de Brahms, par l'orchestre de la SNCF, jeudi 29 mars 2007, à l'Eglise Notre-Dame du Liban,17 rue d'Ulm, 20h30.
Entrée libre, le tout au profit des Enfants du Mékong. Comment peut-on faire du profit sur un concert gratuit? C'est là que vous entrez en scène, ouvrez votre porte-monnaie, et donnez une piécette.
L'orchestre de la SNCF peut s'enorgueillir de la présence dans ses rangs de deux des violonistes du désormais célèbre Orchestre du Chantier (qui recrute toujours, les amis), et vous aurez ainsi un avant-goût des concerts tant attendus de cet orchestre (mi-juin).
C'est mercredi !
at 09:28 Posted under Libellés : films, livres, musique
Mercredi, déjà ! Les habitués savent déjà que dans la rubrique du mercredi, c'est un bouquin+ un film+un CD. Les nouveaux aussi, désormais.
Aujourd'hui est un jour de deuil pour la Russie, car elle a perdu nombre de ses fils les plus talentueux un 28 mars : Moussorgski en 1881, Rachmaninov en 1943, Marc Chagall en 1985, et Peter Ustinov en 2004..
Je vous propose donc pour aujourd'hui :
- les concertos de Rachmaninov par lui-même. Au piano, pas à la baguette. Ca coûte 9.15€ (moins que deux paquets de cigarettes) à la fnac. C'est de l'argent bien dépensé : d'autant plus qu'il s'agit des enregistrements-référence, que tout pianiste a religieusement écouté. Certes, quelques chuintements peuvent déconcentrer l'auditeur. Si vous n'aimez pas la friture, vous pouvez essayer la version de Van Cliburn, un brin plus onéreuse (au moins 12€) . Ou tout autre, à l'exclusion de celle(s?) de Vladimir Horowitz, qui, sincèrement, défèque dans la glu sur les concertos de Rachmaninov. J'y reviendrai.
- un film ? Un docu, pour aujourd'hui. L'Art du Piano, où vous seront présentés les plus grands pianistes du XXième : Gilels, Arturo Benedetti Michelangeli, Paderewski (rrhââ), etc. Des musiciens hongrois sont sollicités pour commenter les extraits d'archives, leur sympathique accent égaie le DVD. Jamais pédant, constellé de magnifiques vidéos (conservées par miracle) c'est un petit bonheur des yeux et des oreilles. Ca donnerait envie d'envisager une reconversion professionnelle et d'embrasser une carrière de pianiste.
- un bouquin ? Le Vieil Homme et M.Smith, de Peter Ustinov. Dieu et le diable dsecendent/remontent sur terre pour une tournée d'inspection, et se retrouvent franchement déconcertés : pourchassés par les autorités américaines pour trafic de fausse monnaie (essayez un jour de payer dans un supermarché avec votre corne d'abondance, pour voir), ils découvrent nos inventions : nos sytèmes politiques, notre mode de vie (notamment le télévangélisme).. Le tout écrit avec un style ciselé, un humour ravageur, saupoudré de cynisme. Un livre dont j'effaçais les pages au fil de la lecture avec des larmes de rire. Je ne le prêterai donc pas. Et j'y tiens trop.
Si vous ne souhaitez pas vous procurer le livre, vous pouvez vous contenter de quelques citations bien choisies, ou aller lire sa biographie : un grand acteur (2 Oscars, pour une fois bien mérités), écrivain, polyglotte (fr, all, ru, angl, ita, esp, gr, turc), humoriste et humaniste. Que demander de plus?
Le contrebassiste, le batteur, la chanteuse et le lourdaud
at 02:06 Posted under Libellés : chroniques concertantes, critique, livres, musique
Quelques notes sur le concert de Veronika Bulycheva au Satellit Café. (chant, cb, guitare, batterie, et l'inévitable "garmochka")
La musique russe, c'est un peu sournois. Sympathique au premier abord, charmant, primesautier, et quand vous êtes enfin charmé, sans méfiance, vlan! Des tsunamis de mélancolie,de nostalgie (c'était d'ailleurs le titre d'une des chansons) s'abattent sans pitié sur vous. Cà aurait, aussi, un effet pervers sur le cours normal des évènements, comme si, en rentrant chez vous, vous deviez louper le dernier métro, vous rappeler ensuite que vous avez perdu une dizaine de gigas de musique russe quand votre ordi est mort, et au moment où vous vouliez vous consoler avec un fond de vodka, vous réalisiez que vous l'avez laissée dans la chambre de votre coloc, qui, évidemment, accueillerait ce soir-là son copain à la maison.
Revenons toutefois à nos moutons : pour entrer dans le coeur du sujet, je vous propose un petit lexique de la chanson russe. Elle-même se divise en deux catégories : la chanson champêtre, et la chanson d'amour . On a pu écouter des spécimens des deux types ce soir:
Examinons un peu la chanson champêtre. On peut également lui assigner des sous-catégories, selon la région d'origine du chanteur(se), mais ne nous égarons pas dans les détails. Les éléments sans lesquels on peut considérer qu'une chanson, même chantée en russe, n'est pas une chanson russe per se, sont :
- берёза : le bouleau (bierioza). S'il n'y a pas un frêle bouleau sur lequel s'est posé un corbeau dont la fiancée vient de se suicider dans le puits, ce n'est pas russe. Le bouleau peut aussi être loin, par exemple, le bidasse des Choeurs de l'Armée Rouge coincé en Allemagne va chanter en sanglotant que les bouleaux autour de sa maison lui manquent. On les trouve chez Tchekhov*, évidemment, dans les susnommés Choeurs, dans une chanson traditionnelle sur deux, ainsi que dans des groupes plus contemporains (Lyube). Nous n'avons pas eu de bouleaux ce soir, mais Veronika vient d'une région sans forêts, n'est-ce-pas?
- река, rivière (rieka). Dans quoi pourrait-on se jeter sinon? Le pied est de pouvoir nommer un fleuve prestigieux, comme la Volga (dans les Bateliers) , la Neva, la Moskova (dans les Soirs de Moscou) , mais le ruisseau du coin peut aussi faire l'affaire. C'est un thème que l'on retrouve d'ailleurs non seulement dans la chanson, mais aussi dans la littérature et le cinéma russes : le Don Paisible, tiens! Les vrais malchanceux du goulag se contentront d'évoquer la Kolyma (Récits de la Kolyma, V. Chalamov)
- de la neige et du brouillard. Neige :снег (snieg) Brouillard : туман (touman). Sans commentaires. On est en Russie,non? Ce thème récurrent se retrouve dans les chansons folkloriques, dans les opéras (Boris Godounov) et même chez les bardes comme Vissotski. Cela dit, à Magadan, çà tombe sous le sens.
- la patrie. Au sens 'terre des ancêtres'. la родина. C'est la même racine que naître, et c'est normal. Si le russe est chez lui, dans sa родина, il a envie de partir sur un cheval voir le monde, et s'il est loin, il a envie de rentrer. On y a eu droit ce soir.
- la plaine : Plaine, ma plaine ! CQFD.
- le destin. (судьба, soud'ba) : un incontournable. Même les cygnes sont victimes de l'impitoyable destin à la russe et se font martyriser par de vilains jars.
Si vous utilisez tous ces mots-clés, vous devriez obtenir une vraie chanson russe, il ne reste plus qu'à la traduire. Chantez le tout sur des rythmes entraînants devant une audience franco-russe, vous ferez danser les français, et les russes se retiendront de sangloter. Ou pas.
Nous venons donc de faire le tour des chansons champêtres, passons maintenant aux chansons d'amour . Tout est permis, un seul interdit suprême, sous peine de se voir interdire de chanter en russe : il est absolument hors de question d'écrire une chanson à propos d'une histoire d'amour qui se serait bien commencée, se serait bien passée, et aurait eu l'outrecuidance de bien se finir.
Les thèmes porteurs :
- l'histoire d'amour qui ne commence même pas : la dernière chanson avant l'entracte, виноватa ли я - Suis je coupable?, celle si enjouée et entrainante qui a fait taper moult mains! Si joyeuse! Ha! Surprise! Non! Elle est bien évidemment sinistre, évoquant les sentiments désespérés d'une jeune fille si timide qu'elle chante en tremblotant devant son amoureux. Qui évidemment, va voir ailleurs.
- l'histoire d'amour qui commence quand même, mais se passe mal. C'était le thème de la grande majorité des chansons que l'on a pu écouter. Et quand elle se finit (mal), c'est pratique, car vous pouvez désormais composer une chanson sur:
- une histoire d'amour qui s'est mal commencée, mal passée, mal finie. Veronika nous a gracieusement proposé un champ lexical très riche, dans lequel vous pouvez puiser à loisir : inachevé, désespéré, quitté, mené-par-le-bout-du-nez, etc, etc... N'oubliez pas : nostalgie, souffrance, destin (très important), coeur, mourir, et à l'avenant. Soyez créatifs!
Il va de soi que vous pouvez aussi écrire des chansons d'amour qui se passent à la campagne, il suffit alors d'ajouter à des endroits stratégiques quelques uns des termes ci-dessus.
Ensuite, le défi, c'est de bien le chanter. Ce qui n'a pas posé de problème particulier à Veronika, dont la voix passe d'un registre à l'autre avec brio, des sussurements sensuels aux mini-aria à la Callas (a cappella, s'il vous plaît!), en mélangeant allègrement (mais avec beaucoup de goût!) diverses influences : que du bonheur.
Si vous êtes encore un peu trop de bonne humeur, vous pouvez aller lire la petite note sur les hymnes hongrois ici.
A demain pour la rubrique du mercredi: un livre+un film+ un CD ! Youpi! (et où on reprendra le ton primesautier qui caractérise d'ordinaire le klariscope)
* Giraudoux fait une très beau pastiche du trip "bouleau" à la russe dans La Guerre de Troie n'aura pas lieu, que je vous recommande vivement.
Petit itinéraire gustativo-musical
lundi 26 mars 2007 at 12:22 Posted under Libellés : musique
Attardons nous un peu, vers 10 heures, à l'heure du café, chez nos voisins allemands, pour siroter une tasse de petit noir tout en écoutant la Cantate du Café de Bach. Si vous ne connaissez pas encore les textes de cette cantate, c'est certainement le moment de les découvrir : ici.
Si vous n'aimez pas Bach, quelques possibilités de repli: Bob Dylan, One More Cup of Coffee, ou Duke Ellington : Café au lait, etc.... Plus d'infos là.
Poussons vers l'est pour le déjeuner, que l'on pourrait par exemple arroser de thé à la russe, (au samovar!) tout en écoutant.. zut! zut! zut! je voulais vous proposer le morceau 'Samovary' (samovars) par les Choeurs de l'Armée Rouge, mais je ne le trouve nulle part. Arg. Pour compenser, je vous propose deux autres morceaux : une minuscule vidéo des Soirs de Moscou (où ils nous improvisent une petite choré!), et les Bateliers de la Volga, toujours par les choeurs de l'Armée Rouge, accompagnés des Leningrad Cowboys, un groupe, qui comme son nom ne l'indique pas, est finlandais.
Les Leningrad Cowboys sont connus d'une part pour leurs coiffures, euh, créatives, ainsi que pour leurs apparitions dans des films de Kaurismäki. C'est d'ailleurs de lui que vient le nom du groupe.
Il ne faut cependant pas oublier de boire de l'eau.. D'autant que la saison sèche pointe le bout de son museau. Ceci nous amène le plus logiquement du monde en Inde. Je ne sais pas si vous êtes également des afficionados des Lucky Luke, toujours est-il que dans un des albums, un jeune sorcier indien (d'Amérique) apprend à provoquer la pluie. Apparemment, il suffirait de tourner autour d'un potem en scandant "Hahahiha" un certain nombre de fois . En Inde (Orientale), ils ont développé une famille de ragas, Raag Malhar, qui est étroitement associée à la saison des pluies. Voici un petit extrait du Raga Miya ki Malhar par le sitariste Shahid Parvez. Tout à fait, celui qui jouait ce samedi au Théâtre de la Ville.
et le lien pour la version mail ! Mai vous pouvez aussi écouter Ustad Bade Ghulam ali Khan (vocaliste) ou écouter le regretté Viloyat Khan (sitar)
Pour conclure cette belle journée, un petit verre de Shiraz s'impose. Et pour rendre hommage à nos amis iraniens, qui ont découvert le processus de vinification et ont écrit les plus beau poèmes sur le vin qui soient, vous pourriez certes l'accompagner d'un morceau de rap iranien, ou écouter un peu de musique classique persane.
Très bonne journée à tous !
Les liens pour ce lundi 26 mars
at 11:12 Posted under
Lire la critique du western kazakh réalisé par Sergei Bodrov. Sergei Bodrov est notamment le scénariste du film Est-Ouest, avec Catherine Deneuve, Sandrine Bonnaire et le magnifique Oleg Menshikov. Scénario de Rustam Ibragimbekov (Soleil Trompeur, le Barbier de Sibérie, etc..)
Ceux qui ont apprécié Soleil Trompeur, réjouissez-vous, la suite sort en 2007 !
Si vous en avez marre d'emprisonner des photons, vous pouvez toujours vous amuser à pourchasser des bosons de Higgs.
le Monde de la Musique vient d'ouvrir son site. Il était temps, nous sommes en 2007, nom d'un petit bonhomme. J'espère qu'ils ne découvriront pas le concept de blog en 2017.
Ceci dit, le site est très riche, ils proposent notamment un agenda de concerts qui vaut le déplacement.
Dans la version papier, un gigantesque encart sur Rostro, riche en anecdotes savoureuses : comment il est devenu violoncelliste et non compositeur (ouf!), comment il a rencontré Etienne Vatelot, le fameux luthier, et tout et tout. (on devrait pouvoir s'arranger pour faire tourner le magazine si vous le désirez, le lectorat du klariscope ne se chiffre pas - encore- par milliers)
Joyeux anniversaire à Pierre Boulez !
Les suggestions pour la semaine du 26 mars au 1er avril
at 00:20 Posted under Libellés : suggestions
Après l'intermède indien de ce week-end, voici une vraie semaine slave !
- lundi 26 mars : Grzegorz (pr: Gjégoge) Karnas, un jazzman polonais, (qui chante en polonais et en anglais)
Sunset, rue des Lombards, 21h, 22€
blues, jazz
- mardi 27 mars : Veronika Bulycheva, Satellit Café, 44, rue de la Folie-Méricourt, 21h, 10€. Elle part ensuite en tournée en Russie, c'est maintenant ou jamais.
pop russe, folk
- jeudi 29 mars : Aldona au Studio de l'Ermitage, 8, rue de l'Ermitage, 20h30, 8€. Folk/pop en français et en polonais.
- vendredi 30 mars : Lavach' * au Studio de l'Ermitage (autant rentabiliser quand on connait le chemin). Quatre parisiens sous influences arménienne, klezmer. 20h30, 10€
klezmero-arméno-tsigane
- samedi 31 mars: Au Djam Café (3, rue Beaurepaire), un duo un peu surprenant de violoncelle et de ghanoun
iran
- dimanche 1er avril : 17h, Valeri Gergiev et le LSO à Pleyel !
et pour se faire plaisir , un lien vers une video de Jascha Heifetz, jouant l'Introduction et le Rondo Capriccioso de Saint-Saens dans un film de 1939, They Shall Have Music (l'histoire ô combien émouvante, d'un mouflet, qui s'enfuie de chez lui et débarque dans une école de musique).
Bonne semaine à tous !
Quelques mots sur l'hymne européen..
dimanche 25 mars 2007 at 19:53 Posted under Libellés : musique
C'est en effet l'anniversaire du traité de Rome..
Nos amis du Conseil de l'Europe ont eu la lumineuse idée de créer une compil' intitulée 'Variations', où on peut écouter l'Ode à la Joie de Beethoven se faire massacrer (cliquer sur les liens pour écouter)
- en version hip-hop,
- en version trance,
- en version guitare électrique,
- en version techno,
- en version indéfinissable,
Ils ont le culot de demander 12,90€ pour le CD. Et ils s'en vantent sur leur site !
Cà, c'était en 2004.
En 1972, ces mêmes ânes bâtés ont décidé qu'il leur fallait absolument des arrangements de l'Ode à la Joie pour piano solo, orchestre à vents, etc . Et ils ont confié le boulot à Karajan. Mais quelle bonne idée. Parmi tous les chefs d'orchestre géniaux qu'on trouve en Europe, fallait-il vraiment choisir celui qui est aussi célèbre (si ce n'est plus) pour sa carte du NSDAP que pour la qualité de ses interprétations?*
Et on s'étonne que la France vote non..
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* et qui, contrairement à Furtwängler, par exemple, n'a jamais fait de geste de réconciliation après la guerre. A ma connaissance du moins.
Quelques liens pour aujourd'hui, 25 mars 2007
at 17:24 Posted under Libellés : musique
C'est aujourd'hui l'International Waffle Day, fête d'origine suédoise, qui célèbre l'Annonciation, la fin de l'hiver, le changement d'heure, etc.
Nous avons aujourd'hui plein d'anniversaires à souhaiter !
- le 25 mars 1857, le phonographe, inventé par M. Edouard Léon Scott de Martinville, a été breveté. Probablement une des plus belles inventions du XIX-ième siècle, n'est-ce-pas?
- 10 ans plus tard, naissait Arturo Toscanini. Qui, au cours de sa longue carrière a pu créer des oeuvres aussi variées qu'Otello, de Verdi (en tant que violoncelliste, sous la baguette du compositeur en personne), puis La Bohème de Puccini, l'Adagio pour Cordes de Barber, mais aussi Turandot. Il a également dirigé la première américaine de la VII-ième de Chostakovitch, la partition ayant été apportée en cachette d'URSS par microfilms !
Pour l'anecdote, le studio qu'il occupait avec l'orchestre de la NBC sert actuellement de studio pour l'émission Saturday Night Live. Humpf. Ils ont quand même gardé dans un coin sa petite estrade, parait-il.
- en 1885, naissait Béla Bartok, figure de proue de la musique hongroise. Vous pouvez récuperer des partoches ici ou écouter des extraits de ses compositions en cliquant là-dessus.
Bon anniversaire à ceux qui fêteraient leur anniversaire aujourd'hui !
Incident technique
samedi 24 mars 2007 at 20:07 Posted under Libellés : geek
J'ai du changer l'adresse url du flux RSS du klariscope. Ceux qui se sont abonnés avec un lecteur RSS (et il y en a! merci!) risque de ne plus recevoir mes bla-bla: votre lecteur risque en effet de ne plus retrouver son chemin dans l'univers engorgé de la blogosphère. Il faudra peut-être lui demander de vous réabonner, il devrait retrouver le nouveau chemin tout seul comme un grand.
Pas de problèmes pour ceux abonnés aux e-mails !
Je vous présente mes plus plates excuses pour les désagréments ainsi occasionnés.
Bonne lecture à tous,
L'équipe technique (ha!)
Quelques chants venus d'Inde
at 18:38 Posted under Libellés : musique

Warning! Les videos insérées dans le texte ne sont pas visibles dans la version e-mail. Il faut venir faire coucou sur le site (si j'oublie d'insérer le lien correspondant), ou cliquer sur le lien de la video. Les images parfois, ne passent pas non plus.*
Après notre petit tour au Pakistan hier, poursuivons chez leurs voisins indiens (toujours présents au Salon du Livre). Vous avez déjà pu découvrir ici les hymnes hongrois il y a une dizaine de jours, il est temps de voir ce que nos amis indiens ont choisi pour représenter leur pays.
Comme chez les magyars, il existe deux morceaux: l'un est l'hymne proprement dit, l'autre est le chant national.
Commençons par l'hymne : la première vidéo que je vous propose de visionner est absolument fabuleuse. Car en six minutes exactement, vous aurez un crash-course en civilisation indienne. Et oui! Car vous allez voir :
- un petit film à l'indienne, avec ses aspects kitschounets et si touchants qu'on aime tant au klariscope,
- vous allez voir à quoi ressemblent tous les artistes indiens qui comptent (dans le domaine de la musique du moins) : Shivkumar Sharma le santooriste avec son fils Rahul (plutôt beau gosse au demeurant), Hariprasad Chaurausia le flûtiste, Shahid Parvez le sitariste (qui est en ce moment au Théâtre de la Ville !), Lata Mangeshkar et Asha Bosle sa soeur, qui à elle deux ont enregistrés 90%** de la musique de film bollywoodienne (commment est-ce humainement possible, je vous le demande?) et encore plein d'autres,
- le tout sur des décors farfelus : des grandes plaines où gambadent des biches, des rochers balayés par les embruns, les étendues désertiques du Rajasthan. Cà devrait pouvoir vous arracher un sourire
- et découvrir, si vous ne le connaissez pas encore, l'hymne indien,
- préparez-vous une tasse de thé indien (Darjeeling?) et savourez !
Le lien correspondant pour ceux qui lisent la version mail.
L'hymne indien a été composé par Rabindranath Tagore, c'est donc un texte en bengali. C'est cool, non,un hymne national composé par un Prix Nobel de Littérature ? Comme si la Marseillaise avait été écrite par Camus et non par un obscur Rouget de Lisle qui avait probablement du mal à faire pousser du blé dans ses champs, au vu de sa prose... Tagore s'est d'ailleurs bien mieux exporté, car un autre de ses poèmes est devenu l'hymne du Bangladesh.
Vous pouvez aller lire les paroles (une version originale en Bengali, la traduction en anglais par Tagore lui-même, et une traduction française quand même) sur Wikipedia.
L'autre vidéo, sélectionnée avec soin et amour pour vous, est celle du chant national, le Vande Mataram, chanté par la grande dame du cinéma indien, Lata Mangeshkar (aussi surnommée le Rossignol Indien). Jetez un coup d'oeil sur sa filmographie sur Imdb : 966 films! (neuf cent soixante-six, histoire de vous convaindre que je n'ai pas appuyé deux fois sur le 6 par mégarde), le premier en 1942. Bon sang.
C'est notamment grâce/à cause d'elle que les chanteuses indiennes ont adopté ce timbre suraigu bien particulier. Elle est entrée en 1972 dans le Guinness pour avoir enregistré le plus grand nombre de chansons, je n'ose pas imaginer combien d'autres elle a pu produire depuis. Lataji*** a reçu cette année notre bonne vieille Légion d'Honneur ( mille mercis à cet indianophile un peu farfelu qui a proposé sa nomination) et a reçu le titre de Bharat Ratna - Perle de l'Inde, chez elle en Inde, ce qui correspond approximativement au titre de Commandeur Intergalactique de la Légion d'Honneur.
Le Vande Mataram ( Salut à la Mère patrie) a été composé par Bankim Chandra Chattopadhyay, un autre Bengali, dans un mélange un peu idiosyncratique de bengali et de sanscrit. C'est devenu très vite le cri de ralliement des freedoms fighters, nombreux se sont vus emprisonner pour l'avoir simplement chanté en public.
Donc, le Vande Mataram par Lata Mangeshkar :
Et le lien!
* et là, franchement, çà dépasse mes compétences techniques..
** ceci n'est pas une vraie statistique. juste une hyperbole
*** -ji est le préfixe affectueux/respectueux qu'on ajoute à la fin du prénom/nom en Inde: Lataji, Raviji Shankar, Lecteurs-ji du klariscope, etc... (si vous m'appeliez un jour Klariji, je devrais me mettre à ronronner comme un chat devant une jatte de crème)
Je vous souhaite à tous un fabuleux week-end.
Un détour vers le Pakistan !
vendredi 23 mars 2007 at 15:23 Posted under Libellés : musique, suggestions
le Pakistan fait la une aujourd'hui : c'est en effet le 66-ième anniversaire de l'adoption de la résolution de Lahore par la Ligue Musulmane de Jinnah d'une part, ainsi que le Republic Day. L'anniversaire du jour où, en 1956, le Pakistan est devenu la première république islamique au monde.
Le klariscope n'est bien évidemment pas une plate-forme de discussion politique, recentrons-nous et allons plutôt voir ce qui se passe musicalement là-bas.
Je pèse 300 kilos,
J'ai une tête de bouddha bienheureux,
J'ai une voix chaude et envoutante, un brin rauque et je maîtrise totalement,
J'ai bossé avec Massive Attack,
On m'appelle le Shahenshah-e-Qawwali, autrement dit l'empereur du Qawwali..
J'ai un neveu, qui depuis ma mort, essaie de suivre mes traces.. Imité, jamais égalé. Ce crétin de Mel Gibson l'a inclus dans la BO d'Apocalyptico. J'ai beau me creuser la tête, je ne vois pas le lien entre l'Amérique Centrale et le Pakistan.
Mon père (musicologue) voulait que je sois médecin, mais héhéhé, j'ai finalement eu le dessus (et le monde entier peut s'en féliciter)
Je suis mort jeune, à 48 ans, en 1997, peu de temps après avoir donné un dernier concert au Théâtre de la Ville, en 95, je crois.
Qui suis-je ?!
Vous pourrez lire les nouvelles sur les bandeaux défilant sur l'écran : en urdu en haut, en anglais en-dessous. Je n'avais jamais réalisé que, forcément, les textes défilant dans des sens différents, çà donne un peu le tournis, c'est rigolo.
Heureusement la relève est prise :
Faiz Ali Faiz : il a chanté au Théâtre de la Ville il y a quelques années.. Un peu difficile de s'y mettre quand on a trop écouté de NFAK, mais vaut largement le détour toutefois. A reçu un World Music Award bien mérité.
Youtubons-le ici avec Titi Robin (spécialement pour G., connue pour ses déjà nombreuses contributions au klariscope)
et surtout la grande Abida Parveen , une des plus belles voix de femme qui soit. Elle aime chanter les textes de Baba Bulleh Shah (BBS est au qawwali ce que Da Ponte est à l'opéra de Mozart) , et surtout, elle sera là, ici, à Paris! En mai! Cette année, le 27 plus exactement à 18 heures à la Cité de la Musique. Dans le cadre de la Troisième Biennale d'Art Vocal.. (dont le programme est excellentissime, avec des chanteuses ouzbèkes, iraniennes, comme si çà avait été fait exprès pour le klariscope). Cà permettra dans tous les cas de patienter avant la nuit soufie du 28 juin 2008. Et il RESTE des places.
Un peu d'électro pour aujourd'hui :
at 12:03 Posted under Libellés : suggestions
Merci à Aron, un compatriote vivant à Paris, qui vient de me transmettre les infos suivantes : c'est aussi le premier à rejoindre l'équipe du klariscope ! Hourrah! (Aron, as-tu signé la pétition pour la sauvegarde des VI et VII arr. à Budapest?)
Notre jeune asso Musikmekanikcirkus (cliquez et téléchargez légalement du live!) a pour but la promotion et la création des cultures et musiques électroniques indépendantes et expérimentales au sens large du terme en organisant des évènements où se rencontrent des artistes internationaux et locaux. Nous sommes composés de 4 dj's/producteurs/organisateurs ultra-motivés: Carl Cock, dj Psoas, SantaKlausNihil, Mr Nobody aka Sinnead o'connick. Nous avons organisé le 18 janvier la soirée "Panzer Choucroute" à la Péniche Alternat avec Rotator (Rennes), Barakafrite (Belgique), Dr Bastardo (UK), JeRe aka Glace à la Viande (Paris)... ainsi que le 1er mars la soirée "De battre mon beat s'est arrêté" au Bistrot des Artistes avec comme invité Jankenpop de Paris.
Mais c'est surtout pour annoncer notre actualité! donc c'est avec plaisir que j'annonce 2 évènements Musikmekanikcirkus au mois d'avril:
Le 12 avril soirée gratuite au Lizard Lounge, 18 rue du Bourg-Tibourg, 75004 Paris, M° Hotel de Ville, (Ndk: flûte, je ne trouve pas le lien) de 21h à 1h30 (tract ci-contre). Nous invitons Les Sécrétions Romantiqs de Caen qui nous proposent un live de ses compos entre zapping musical, breakcore et mashup. Ainsi que Computer Truck qui fait un live electro - 8bit à partir de ses machines bidouillées.
une petite video de Computer Truck en live..
Mais ce n'est pas tout!! Le 21 avril, nous organisons 3 concerts à la Miroiterie, rue Ménilmontant (au coin avec la rue Boyer), 75020 Paris, à 19h30 pour 5 euros. Sur le plateau: Pétrified Digital Grind-core super star de Paris, duo guitariste virtuose + machine indus, le duo Sgure de Bordeaux voix + machine entre noise, indus et grind, et pour le clou Eustachian des US, dans le cadre de leur Bubonic Plague Tour en Europe (Ndk: qui a trouvé ce nom génial?), afin de présenter leur label Fathme records!!!
C'est nos dernières actus, mais pas d'inquiétudes nous n'en restons pas là, hehe!
A bientôt!!!
aron (santaklausnihil)
Récapitulatif des liens :
http://www.myspace.com/musikmek
http://www.myspace.com/mrkillak
http://www.myspace.com/drbastar
http://www.myspace.com/laglacea
http://www.myspace.com/jankenpo
http://www.myspace.com/carlcock
http://www.myspace.com/monculsu
http://www.myspace.com/lessecre
http://computertruck.parishq
http://www.youtube.com/watch?v
http://www.myspace.com/eustachi
http://www.myspace.com/sgure
myspace.com/petrifie
Quelques suggestions pour ce week-end
at 00:40 Posted under Libellés : musique, suggestions
qui s'annonce plutôt intéressant :
- le Salon du Dessin : jusqu'au 26 mars. C'est assez rare, je crois, de pouvoir admirer des croquis.. C'est fragile, çà n'aime ni la lumière, ni l'eau, ni le chaud, ni le froid. On peut se rincer l'oeil jusqu'à plus soif au Palais de la Bourse , çà coûte 12€ et le catalogue est offert. Personnellement, je trouve les dessins plus spontanés, plus vifs que des toiles. Plus intéressants et plus émouvants aussi (le dessin serait à la toile ce que le blog est au roman ?). Jusqu'au 26 mars.
- le Salon du Livre. Nos journaux gratuits du matin ont écrit article sur article à propos du salon du Livre, inutile d'en rajouter.
- et le clou du week-end : le festival "Le Violon mis en pièces" au Studio Le Regard du Cygne. Ceci couvre pratiquement tout le répertoire pour violon solo (au sens large, avec un piano aussi parfois) depuis 300 ans : Mozart (Hélas j'ai perdu mon amant)! Paganini ! Arvo Pärt ! Bartok (le voici, le lien avec le thème du klariscope) ! Ysaye ! le poème de Chausson !
La série de concerts commence le samedi à 17h, et reprend le dimanche à 16h.
Le Regard du Cygne : 210 rue de Belleville, 75020. Résa au 08 71 34 23 50.
- par contre, le samedi, à 17h aussi, Shahid Parvez, sitariste, au théâtre de la Ville. Arg. En jugalbandi/duo (c'est très très rare) avec un flûtiste.
Un petit moment d'émotion
jeudi 22 mars 2007 at 14:36 Posted under Libellés : musique
D'émouvantes nouvelles sont tombées tout-à-l'heure sur les téléscripteurs de la rédaction du klariscope : le piano sur lequel Chopin a donné ses derniers concerts a été retrouvé après avoir passé les 150 dernières années dans l'anonymat le plus complet.
On a sorti les mouchoirs, c'était l'effervescence, les machines à écrire cliquetaient, on se bousculait dans les couloirs sans trop oser y croire.
Le mélomane anglais qui possédait ce piano, un Pleyel, l'avait acquis il y a une vingtaine d'années, pour 2000 livres environ. 2000, comme dans 10*200 ou encore 4*500. Il ne manque aucun zéro.
J'ai entendu un jour un ami dire que Chopin devrait être joué sur des pianos légèrement désaccordés, imparfaits. Un autre article cite les propos de Liszt, qui rapporte que Chopin affectionnait particulièrement les Pleyel, pour "la sonorité légèrement voilée des notes et la légèreté du toucher", et Chopin disait lui-même que le son bien particulier des Pleyel était le seul qui convenait à ses compositions.*
C'est émouvant de penser qu'un instrument sur lequel a joué Chopin lui-même est revenu à la surface, d'autant qu'il n'en reste que trois. Les autres étant hors service, on va donc pouvoir (enfin!) écouter du Chopin avec un vrai son à la Chopin, et non pas lisse et aseptisé à la Steinway. Mais c'est d'autre part plutôt sympathique de penser que ce piano a eu une vraie vie de piano, a été joué, peut-être par des gamins qui n'aimaient pas le piano, par des jeunes, des vieux, des mauvais, des pianistes éclairés, a changé de mains, a déménagé, s'est désaccordé, puis a été réaccordé, a peut-être aussi hébergé la sieste d'un chat sur le clavier, bref, a eu un vrai destin de piano, au lieu de moisir dans un quelconque musée Chopin..
* A prendre avec des pincettes : Chopin avait en effet une sorte de contrat de sponsoring avec Pleyel.
Les liens du jour pour la Journée Mondiale de l'Eau
at 09:16 Posted under
En sortant du métro, je viens de recevoir un produit de luxe (çà ne m'arrive pas si souvent que çà) : un magnifique petit flacon.. d'eau potable ! Action contre la Faim distribue aujourd'hui ces petites fioles d'eau dans le cadre de la Journée Mondiale de l'Eau.
C'est une journée qui commence bien, non ?
Quelques liens aquatico-culturels :
- la Water Music de Haëndel en mp3, sous licence Creative Commons. Rien à télécharger, il suffit de cliquer sur le lien. La Water Music a été commandée par Georges I, et a été ensuite crée sur une péniche sur la Tamise. Admirons la prouesse technique de ces preux musiciens : essayez de jouer d'un instrument sur un sol qui tangue..
"If Chimes could whisper, if Melodies could pass away, and their souls wander the Earth… if Ghosts danced at Ghost Ridottoes, 'twould require such Musick, Sentiment ever held back, ever at the edge of breaking forth, in Fragments, as Glass breaks."
Thomas Pynchon
- Mozart et Beethoven, leurs compositions en verre d'harmonie ou armonica. Le verre d'harmonie a été inventé par Benjamin Franklin. Il s'agit du bon vieux verre d'eau au bord duquel vous faites glisser vos doigts, un brin plus complexe, toutefois. Un des morceaux pour verre d'harmonie les plus connus est la Danse de la Fée Dragée, plus souvent jouée toutefois sur célesta.
* Mozart sur verre d'harmonie (Google video)
* Danse de la Fée-Dragée sur verre d'harmonie (Youtube)
* tout ce que vous pourriez vouloir savoir sur le verre d'harmonie, y compris la correspondance de Benjamin Franklin..
Bonne journée de l'eau à tous !
Sans papiers ni crayons
at 00:57 Posted under Libellés : suggestions
Vous qui passez par là possédez probablement un ordi.. Un stock raisonnable de livres à la maison.. Et des études supérieures derrière vous..
Pas exactement le cas de tout le monde. Le Réseau Education sans frontières organise ce vendredi la projection du film de Marie Borrelli, Sans Papiers ni crayons, à la Maison Ouverte, 17 rue Hoche, Montreuil (Métro Croix de Chavaux/Robespierre). Dans la foulée, vous pouvez aussi aller faire un tour sur le blog du RESF de Montreuil, ou sur celui de la réalisatrice, Marie Borrelli.
Sachez aussi qu'à Montreuil, vous pouvez passer vos nuits du samedi au dimanche à danser le tango argentin jusqu'à l'aube au Chantier, 51 rue Edouard Vaillant (Métro Croix de Chavaux). Et ce pour la modique somme de 8 euros. Pensez à prendre des baskets ou des charentaises pour rentrer.
Encore un grand merci à ma source !
Le Bilan du Film Ethnographique
at 00:46 Posted under Libellés : films, suggestions
Du 17 au 25 mars, c'est le bilan du Film Ethnographique au Musée de l'Homme. Comment ai-je pu le louper? Mystère et boule de gomme. Un grand merci à la Miss qui m'a mis sous le nez le programme du festival*.
Attribuons cette omission au fait que ce blog n'est pour l'instant qu'un blog nouveau-né, encore balbutiant et vacillant sur ses jambes..La société d'ethnomusicologie attribuera notamment le prix Bartok au meilleur film sur la musique. Franchement, cela vaut tous les Oscars du monde.
Mais tout n'est pas fichu, car ils ont apparemment gardé le meilleur pour la fin :
- Jeudi 22 mars à 20h30 : Modou, le joueur de Hang (wolof, arabe, etc, VOSTF). Le parcours d'une jeune musicien de jazz soufi. Le musicien, pas le jazz.. Encore que. Suivi du Blues de l'Orient. Une co-production egypto-israëlo-syrio-libanaise (improbable mais authentique !) autour d'un héritage commun: la musique arabe classique. Si on me demande mon avis, prix Bartok d'office. Voire une nomination au Prix Nobel de la Paix.
- vendredi 23 mars à 20h30, Cabbale à Kabul, (en persan, hébreu, VOSTF).. Deux Juifs de Kaboul se bagarrent pour élargir leur clientèle: l'un vend des amulettes cabbalistiques, l'autre de l'alcool frelaté..Probablement savoureux. Réalisé par un journaliste en Asie Centrale, Dan Alexe.
Il y a plein, plein, plein d'autres bons films. Pour vous épargner l'embarras du choix, vous pouvez assister à la projection des films primés le dimanche 25, à 14h, c'est de plus gratuit.
* Miss, j'aurais volontiers ajouté un lien vers ton site, je ne sais par contre pas vraiment quelle est ta politique en matière d'anonymat toileux..(Ndk: ok, c'est fait)
Les liens pour le mercredi 1 farvardin 1386 (le printemps ! Nowruz !)
mercredi 21 mars 2007 at 10:56 Posted under
Bonne année 1386* !
Il faut désormais penser à faire un stock de litérature printanière, voici donc les suggestions du jour. Le gros de la poésie iranienne étant tombé dans le domaine public, on peut se faire plaisir pour l'arrivée du printemps, et récupérer tout plein de bonnes choses à lire sans dépenser un sou, mais sans léser qui que ce soit non plus. Vive les classiques**.
- les quatrains de Khayyam. Une version en français, en anglais (littéral), en anglais (littéraire) et la version pour les puristes, en VO. Khayyam aurait également bossé sur le calendrier persan. (cf. infra)
- l'intégralité du Divan ( quatrains et khazals) de Hafez (mon grand favori), là aussi en VO sous-titrée.
- le Livre des Rois, de Firdausi. The bouquin fondateur.
- il n'est certes pas iranien, mais son Divan donne bien le change : le Diwan ouest-oriental de Goethe, que vous pouvez télécharger en toute légalité sur le Projet Gutenberg. En allemand, c'est peut-être un peu ardu, voici donc une version anglaise. C'est splendide.
* après enquête, c'est d'une part le début du printemps, de la saison des giboulées, mais aussi de la nouvelle année zorastrienne, le premier jour du calendrier persan ou Jalaali (solaire, mais un chouya plus compliqué que le calendrier grégorien de chez nous), du calendrier Baha'i (19 mois de 19 jours)...
** plutôt bien, car ce type de livres, tout compte fait assez rare, peut être assez cher dans le commerce. je me rappelle avoir dépensé presque 30€ un jour pour un Hafez.. Hejhtuiurk.
Pour ceux qui n'ont pas envie de lire mais plutôt de manger, voici un lien vers un annuaire des restos iraniens à Paris. Miam.
C'est mercredi !
at 00:06 Posted under Libellés : musique
ou encore le jour où on recommande un film, un livre, et un CD! Ce n'est pas compliqué, l'Inde est à l'honneur au Salon du Livre, ce week-end, suivons les flèches.
- un livre : l'autobiographie de Ravi Shankar*, mais oui mais c'est bien sûr. Le plus européen des musiciens indiens (Viloyat Khan est souvent considéré LE sitariste référence en Inde, R. Shankar est trop, euh, occidentalisé), donc le plus accessible, le plus sympathique, et tout et tout. Nous aurons bientôt, au printemps 2008, l'immense bonheur de pouvoir le voir en vrai à la Cité de la Musique, accompagné de sa fille (pas Norah Jones, l'autre), et de ses fidèles percussionnistes. Ce sera encore mieux qu'un concert, ce sera une leçon de musique/concert ! Un concert-master-class! L'évènement de l'année ! Malheureusement probablement une des dernières fois que nous pourrons le voir passer à Paris, d'ailleurs. Et ce qui ne gâche rien, le livre est préfacé par le regretté Yehudi Menuhin.
- un CD. Oh flûte. Dégotez n'importe quel CD de Ravi Shankar ou de Viloyat Khan, cela accompagnera parfaitement la lecture du livre ci-dessus.
- un film ? Hum. Silsila ! C'est extrêmement rare que des musiciens classiques indiens se penchent sur la musique de film bollywoodienne. Silsila est un pur produit de la culture bollywoodienne, durant près de trois heures - 182', avec chansons, chorégraphies, scénario nunuche et tout le tintouin, mais la musique, mes petits loups! La musique ! Composé par Hariprasad Chaurasia, flûtiste**, (un grand copain des susnommés ) et Shivkumar Sharma***, (ici sur youtube avec John McLaughlin) au santoor, et c'est probablement une des musiques de films indiennes les plus intéressantes qui soient. Et il y a de la concurrence...
Pour vous le procurer, ce n'est pas compliqué : rue du Faubourg Saint-Denis, un poil au Nord de la Gare du Nord, et que je sois damnée si les marchands de DVD dans cette rue ne l'ont pas sur leurs étagères.
Joyeux Nowruz à tous !
* attention, sur Amazon, on trouve aussi des ouvrages de Ravi Shankar, un petit barbu, probablement un yogi.. ce n'est pas lui que je recommande ici. A moins que vous n'ayez vraiment désespérément envie de vivre mieux et en harmonie avec vous-même, etc.
** çà vaut vraiment le coup de jeter un coup d'oeil sur cette vidéo.. Il s'agit du raga Hanswadhani, ou chant du cygne, qui est au système des ragas ce que la gamme de sol majeur est à la musique classique. Simple, beau, limpide !
M. Chaurasia a également participé au projet Shakti, dont vous pouvez écouter un aperçu en cliquant sur le nom de Shivkumar Sharma.
*** M. Sharma est le monsieur revêtu de la kurta bleue. Zakir Hussain (qu'on ne voit guère) aux tablas, est le monsieur en vert. John McLaughlin est celui qui n'est pas indien.
PS: Si vous repassez d'ici quelques jours, il y aura des petits topos sur la musique iranienne et sur les hymnes indiens, cool, non?
Les liens de ce mardi 20 mars 2007
mardi 20 mars 2007 at 09:52 Posted under
le thème des liens du jour, ce sera les orchestres farfelus que l'on peut trouver sur Paris :
- l'Orchestre de Contrebasses, qui a récemment fêté ses 25 ans....
- un orchestre anglais exclusivement composé de clarinettes ! (je mets ce lien par défaut, car je n'arrive pas à retrouver la trace de son équivalent parisien, qui, pourtant, existe bel et bien)
- l'orchestre de balalaïkas Saint-Georges, basé à Saint-Cloud ! (Saviez vous qu'on trouve des balalaïkas de toutes les tailles ?)
Les liens pour ce 19 mars 2007
lundi 19 mars 2007 at 15:27 Posted under Libellés : livres
Un article sur le dernier ouvrage de Susan Sontag, décédée en 2004, publié dans le Guardian. At the Same Time sortira en avril. Elle y défend avec vigueur la cause du roman. Pas de rapport direct avec le klariscope, mais c'est un bouquin que j'ai envie de lire, en outre, elle est enterrée au cimetière Montparnasse.
Un article sur comment emprisonner des photons. Ici non plus pas de rapport direct. C'est juste intriguant et fascinant.
En hommage aux bloggeurs passionnés qui ont façonné l'internet de 2007 : les bloggies awards.
Erratum !
at 15:12 Posted under Libellés : musique, suggestions
Le concert de jeudi est plein. Pas d'inquiétude, le 28 juin 2008, un magnifique concert encore plus mieux nous attend à la Cité de la Musique ! la résa n'est pas encore ouverte, mais un an, c'est si vite passé.
Les suggestions pour la semaine du 19 au 25 mars !
at 09:52 Posted under Libellés : suggestions
Il neige, il fait froid, le monde marche sur la tête, mais, courage ! Plein de bonnes choses nous attendent pour cette semaine :
- mardi 20 mars: André Rieu au POPB ( note : -K). Faites autre chose. Restez chez vous. Economisez 80€.
- mercredi 21 mars : Le Freylekh Trio aux Nuits Blanches, eux, du moins, ont un violoniste excellent dans leurs rangs. Zut! je viens de voir que c'est annulé. Je vous cherche autre chose pour mercredi.
- jeudi 22 mars :
- Litanies soufies et chants du Gilan à l'Auditorium du Louvre (un potentiel K5). 20h, 20€. Cà devrait les valoir. les résas se font à ce numéro :01.45.44.41.42, ou à la Fnac la plus proche de che vous.
- Cristaux et bols tibétains à l'Entrepôt. 19h30, 12€
- vendredi 23 mars :
- Yvonne, Princesse de Bourgogne, du fabuleux Gombrowicz, à l'Eglise réformée de Port-Royal. 20h30, Entrée libre.
- Anurekha Gosh au Musée Guimet. 18€ Danse kathak (danse "classique" d'Inde du Nord)
- samedi 24 mars:
- Shahid Parvez et Shashank en jugalbandi (à peu près duo) sitar et flûte. Rarissime ! hourrah ! ! 17€, 17h. Ca se retient bien d'une part et cela vous laisse votre soirée libre pour courir la prétentaine.
Bonne semaine à tous.
Les liens du jour
samedi 17 mars 2007 at 20:17 Posted under
Rostropovitch, hospitalisé depuis début février, est en convalescence dans un sanatorium des environs des Moscou. Pensons à lui très fort, ce serait une tragédie de perdre ce si grand musicien, humaniste et humoriste à ses heures (il aime bien raconter les cuites d'anthologie qu'il a pu prendre avec Chostakovitch, ou encore attribuer le choix du violoncelle à ses formes voluptueuses..) . Je suis scandalisée de voir que l'on ne trouve pas de video de Rostro à Berlin sur Youtube, mais il n'est pas mal non plus sur les Variations sur un thème rococo.
L'expo à ne pas manquer : "Poubelles de stars" à la Maison Européenne de la Photographie. Mais que jettent donc Madonna, Jack Nicholson and Co aux ordures ?
Vous en avez ras-le-bol de payer des fortunes pour un demi à Paris : faites votre bière vous-même ! Avec les logiciels suivants, qui vous prendre en compte divers facteurs comme la dureté de votre eau, le type de houblon (d'houblon ? de houblon ?) que vous employez, le revêtement de votre baignoire, vous réussirez votre bière comme un authentique trappiste.
Quelques liens pour aujourd'hui
vendredi 16 mars 2007 at 10:27 Posted under
Un petit guide à l'usage de l'apprenti manifestant à Budapest, car les célébrations du 15 mars ont été plus orageuses que prévu (via Pestiside, The Independant)
Concert impromptu dans le métro parisien (via Boingboing.net)
Musicora, LE salon de la musique classique, au Carrousel du Louvre jusqu'à dimanche.
C'est la fête nationale hongroise !
jeudi 15 mars 2007 at 16:36 Posted under Libellés : musique
Et c'est donc l'occasion de faire un peu de nationalisme : parlons brièvement des hymnes hongrois. Car nous en avons deux.
-l'hymne (ou Himnusz) : les anglais ont leur God Save the Queen (King), les hongrois ont God Bless the Hungarian. Les paroles sont assez inhabituelles car il s'agit plus d'une prière, d'une lamentation, que d'un texte visant à établir une fierté nationale. Il n'est en effet pas vraiment question ici de jour de gloire quelconque, ou de pays des hommes libres, ou de terre des braves, comme chez nos voisins d'outre-atlantique.
Le hongrois est malheureux, et demande à Dieu d'abréger les souffrances de son pays martyr. Il se repentit amèrement des péchés qui ont fait monter la moutarde aux narines divines et ont ainsi provoqué les invasions mongoles !
Arg! Non! Le hongrois ne va pas verser du sang, bien au contraire, il évoque "l'amas sanglant des cadavres de nos armées". Le hongrois a, dans son propre pays, " pour compagnon, douleur et doute, pour horizon, du sang à flots". Et cela continue à l'avenant strophe après strophe : "Ce peuple a largement payé pour les temps passés ou qui viennent..."
Et après ceci, on s'étonne que la chanson la plus suicidaire de l'histoire ait été composée par un Hongrois...cf. infra
Le poème, de Kölcsey a été mis en musique par Erkel, considéré le père de l'opéra hongrois. Son oeuvre la plus connue, à part l'hymne, est sous doute Bank Ban. Qui passe essentiellement à l'Opéra de Budapest. Je ne me rappelle pas qu'il soit passé à Bastille.
- Pour se revigorer un peu, le Hongrois s'est donné un deuxième hymne, le Szozat (l'Appel) ou il est question de rester fidèle à sa patrie. L'auteur est Mihály Vörösmarty, un des plus grands poètes hongrois du XIX. Il ne respire pas non plus la joie et le bonne humeur, car le hongrois y évoque le sol, sur lequel si souvent a été versé le sang de ses ancêtres, ou encore les mille ans de souffrance qui l'ont accablé. Et surtout appelle avec impatience la mort ! Une mort toutefois glorieuse, et des millions viendront se recueillir avec pitié sur la tombe du martyr ! Car il sait que dans ce monde, il n'y a pas de place pour lui.
- Il n'y a "que" deux hymnes, mais un troisième morceau mériterait le titre d'hymne honoraire : Szomoru Vasarnap (Sinistre dimanche), aussi connu sous le surnom affectueux de "Chanson suicidaire hongroise". Cette chanson, composée dans les années 30, a été retirée des ondes (notamment par la BBC) du fait d'une hausse conséquente du taux de suicides aux moments où elle était diffusée.. Billie Holiday a enregistré une splendide version de cette composition de Rezso Seress, qui s'est bien évidemment suicidé quelques temps plus tard. A écouter avec modération. Et surtout pas le dimanche!
Pour compléter ce billet, sachez que la Hongrie a longtemps détenu le record mondial du taux de suicide par habitant: elle est aujourd'hui redescendue à la 6ième place, toutefois elle caracole en tête dans l'Union Européenne (dans cette discipline du moins).
Suggestions pour ce jeudi 15 mars!
at 14:01 Posted under Libellés : musique, suggestions
Ce jeudi est beaucoup plus chargé que je ne l'avais prévu:
- au 'Comme cochon', Maja, avec Gil à la guitare, et son fidèle compagnon Rose-Christophe. Maja a une voix époustouflante, à la Norah Jones qui aurait fait un stage chez Janis Joplin. Vous avez été nombreux à louper la première apparition de Maja au Comme Cochon, ne commettez pas à nouveau la même erreur !
Elle va nous régaler de jazz et de bossa nova de 20 à 23h. L'endroit est très acceuillant, le martini y est doux et bon marché (2.50€, si mes souvenirs sont bons).
- à l'Institut Hongrois, célébration en musique de la fête nationale, concerts à l'appui : allez Youtuber l'hymne hongrois, avec l'orchestre Symphonique National - hongrois, dirigé par Zoltan Kocsis, plus connu (et bien meilleur!) sous sa casquette de pianiste. On peut peut-être entrapercevoir, dans le pupitre des seconds violons, ma prof préférée.
- et si cela ne vous suffisait pas, il y a Bojan Z au Sunside Jazz Club. Plus cher (27€)...
Un peu d'Inde a Paris
at 11:54 Posted under Libellés : suggestions
Certes, il y a le quartier indien. Mais si vous voulez vraiment vous imbiber d'un peu de culture indienne, allez donc faire un tour dans ce pub, le Cricketer, 41, rue des Mathurins.
Le Cricketeer, donc. Comme dans cricket. Vous avez toujours cru que le foot était le sport national en France? Comparé avec l'impact du cricket en Inde, ce n'est guère joué et/ou apprécié que par quelques minorités tout à fait négligeables.
En fin d'après-midi, avant l'heure du rugby ou du foot, c'est l'heure du 'Cricket Live'. Le bar étant fréquenté par nombre d'anglo-saxons, vous trouverez forcément une bonne âme qui vous expliquera les règles. Ou tentera de le faire. Et puis, si vous faites attention, vous verez que les indiens qui passent dans la rue, pratiquement immanquablement, s'arrêtent quelques instants pour regarder des extraits du match.
Comme à Bombay, les amis!
PS: le Cricketeer organise des quizz de culture-gé tous les mardis soir !
PPS : pour les geeks, Google Desktop vous propose un widget vous informant des derniers résultats de cricket, à tout moment de la journée.
Les liens du jour...
at 11:27 Posted under
Comment Alice au Pays des Merveilles a été traduit en URSS....!
Les Kazakhs ne rechignent pas à acheter le DVD de Borat.
Critique du jour "une journée dans la vie de Dmitri Chostakovtich". Le film ne sera probablement jamais diffusé en France, mais rien n'empêche de parcourir l'article.
Zsuzsanna &Co - compte rendu
at 01:10 Posted under Libellés : chroniques concertantes, critique, musique
Zsuzsanna entre sur scène et déclame :
La porte est ouverte - tu peux entrer,
La chaise est vide - tu peux t'asseoir,
Le lit est prêt - tu peux venir coucher (sic)
La porte est ouverte - tu peux t'en aller
Ceci est une chanson d'amour hongroise.
Méfiez vous des hongrois(es). Il s'agissait donc d'une formation chant+ guitare + percus + contrebasse et violon... Je pense que les musiciens devaient être plutôt bons, car ils ne m'ont pas dérangée ni empêchée d'écouter le violoniste.
Zsuzsanna chante des textes en hongrois, en rom, en yiddish. Ce qui ne peut qu'améliorer l'image de notre pays, parfois remarqué pour son nationalisme (en cette veille de Fête Nationale), son antisémitisme et sa xénophobie, essentiellement à l'égard des Roms.
Elle n'a peut-être pas la voix la plus intéressante de Paris, mais elle a une présence scènique très forte, une force de conviction indéniable. Et des musiciens époustouflants. Un guitariste virtuose , Csaba Palotai, du Grupa éponyme (et qui a signé la pétition pour la sauvegarde des VI et VII arrondissements à Budapest, que je vous supplie de signer également. Il s'agit en fait de l'ancien quartier juif de Bp). Les musiciens ont réussi, par je ne sais trop quel miracle technique, un son mi-tsigane, mi-jazz, mi-pop, bref, bien à eux, sans le côté parfois kitschissime du tsigane pur, sans le côté france-culture-à-quatre-heures-du-matin que le jazz peut présenter. Le tout dans une salle qui s'y prêtait très bien. Vous voudriez une description? Nan, z'avez qu'à y aller un jour. Studio de l'Ermitage, Métro Jourdain. Parfait pour ceux qui bossent tard, c'est pratique, le concert a en effet commencé bien en retard. Le vin rouge y est chambré et économique. La programmation irréprochable. Le staff adorable.
Et le violoniste. Ah, le violoniste. Sublime (d'ailleurs, depuis quand les violonistes sont moches?). Un beau son. Archi-précis. Trop peut-être. Je mettrais ma main à couper , ou du moins un orteil, que ce monsieur a eu une formation classique, c'est net, c'est précis, c'est maîtrisé, le son est propre et régulier, même dans les quintuples croches. Zut! Même dans les passages les plus endiablés, il manque cette frénésie, cette sensation que les gesticulations du violoniste vont provoquer divers cataclysmes: les cordes vont casser, éborgnant un membre du public, les crins de l'archet vont s'éparpiller partout, la scène va s'effondrer , etc .. Bon, tout le monde n'est pas un Felix Lajko. (un p'tit clip youtube, où il joue exceptionnellement autre chose qu'un allegrissimo exaggerato)
Après avoir relu ce paragraphe, je me rends compte que j'ai peut-être exagéré : ce n'est pas un violoniste classique qui essaie pathétiquement de jouer à la tsigane, il s'agirait plutôt d'un violoniste très convaincant dans le genre tsiganisant, il manque juste ce je-ne-sais-quoi , qui sur le CV, vous garantit directement une embauche chez les Tarafs de Haidouks.
Le violoniste du Freylekh Trio, lui, a ce machin. Superbe coincidence, ils passent la semaine prochaine. Il appartient définitivement au genre de violonistes qui permettent de mieux comprendre pourquoi certaines personnes ont voulu exorciser le sieur Paganini, à l'époque. Ouaip, il sort de son instrument des sons qui n'ont plus grand chose de catholique et qui ne viennent certainement pas de ce monde. C'est grâce à lui, qu'un jour, je me suis dit, tiens, cet instrument est plus intéressant qu'il n'en a l'air.
J'aurais bien voulu vérifier ma théorie auprès de ce violoniste,savoir si vraiment il avait suivi une formation classique. J'aurais peut-être pu, après tout, j'ai fait la queue juste derrière lui aux chi***es du Studio de l'Ermitage, mais il est quand même indéniable qu'un beau brun, musicien de surcroît, çà a toujours quelque chose d'intimidant.
Bon 15 mars à tous !
C'est aujourd'hui mercredi!
mercredi 14 mars 2007 at 10:37 Posted under Libellés : films, livres, musique

Et à l'image d'un bloggeur célèbre , c'est l'heure de présenter un bouquin, un film et un CD. Faisons un petit tour vers la Russie, pour une fois.
Un livre : Nous autres, d'Eugène Zamiatine. (oh, puis flûte, allez plutôt lire l'article en anglais sur Wikipedia, l'article en français est ridiculement pauvre). Le bouquin fondateur de la contre-utopie ou dystopie, dont les fleurons sont 1984, Le meilleur des Mondes, etc..
Restons sur une veine tragique : un film russe, qui a lancé une vague d'adoptions d'enfants russe (Schroeder, notamment, aurait adopté deux bambins de Saint-Pétersbourg : l'Italianetz.Si le film a reçu de nombreux prix (La chèvre d'Or du festival de Poznan (!) entre autres), les critiques restent mitigées.. Vous pouvez vérifier par vous même au Reflet Médicis ou dans l'une ou l'autre des 16 salles qui le diffusent.
J'ai récemment dégoté un enregistrement du concerto pour deux violons de Bach,a vec Menuhin et Oistrakh. Arg. Oh. Pouf. C'est indescriptible. Quand on cligne les yeux, on peut même entre-apercevoir Bach dans un coin esquissant un sourire satisfait. Ou se repelotennant, bien au chaud dans sa tombe, avec un grognement de plaisir.
Rincez-vous l'oeil quelques minutes sur Youtube :le son en lui-même est très bon, Menuhin et Oistrakh rayonnent, l'orchestre a un son particulièrement primesautier, scintillant, un vrai moment de bonheur. Il parait pourtant que les préparatifs ont été quelques peu complexes : Menuhin jouait, me semble t'il alors, sur le Soil, un des violons de l'âge d'or de Stradivarius. Un violon avec lequel vous pourriez réveiller un régiment de marmottes, aussi. Il s'agit d'un des violons les plus puissants qui existent. Si çà ne se voit pas sur la vidéo, Oistrakh joue toute sa partie fortissimo, et Menuhin essaie dans la mesure du possible de convaincre son violon de chuchoter en ultra-pianissimo...
Mais ce serait un peu triste de se cantonner à recommander seulement le concerto pour 2 violons de Bach alors qu'il a fait tellement d'enregistrements magnifiques... Bref: allez donc jeter un petit coup d'oeil sur sa biographie, et sa discographie. Les valeurs sûres restent toutefois son Chostakovitch, qui lui a dédié une bonne partie de ses compositions pour violon, et les concertos de la période romantique..
Un astéroîde (le 42516) a été nommé en son honneur. J'espérais que c'était celui où réside le Petit Prince avec sa fleur, ses volcans et ses couchers de soleil. C'est malheureusement peu probable, car il habite au B612..
les liens du jour...
mardi 13 mars 2007 at 12:25 Posted under
Un article de Reuters sur le Pape Benoît XVI qui se serait opposé à ce que Bob Dylan se produise en présence de JP II. On se plaignait du conservatisme du précédent ? On n'aurait pas du, on trouve toujours pire..
Révisez donc vos lois de Murphy.
Les étudiants hongrois savent mieux faire mumuse avec des spaghettis que les préparer (en ce qui me concerne, je n'ai jamais entendu parler de spaghettis à la magyare) : les étudiants hongrois ont ainsi remporté pour la cinquième fois consécutive le concours international de construction de pont en spaghetti. Toujours mieux que de construire des bombes atomiques...
Le pianiste aux Bouffes du Nord.
at 00:33 Posted under Libellés : films
Je viens de feuilleter en rentrant le "A Nous Paris" de cette semaine. L'encart sur Le Pianiste aux Bouffes du Nord a retenu mon attention. Ce qui n'est finalement pas surprenant. Oui, il s'agit bien du Pianiste. Comme le film.
A l'époque où le film de Polanski était sorti, j'étais un peu loin. Toujours est-il qu'il n'y avait pas de cinéma à proximité. Une copine m'avait pourtant écrit "oh! j'ai vu un film, tu vas adorer! Tu vas aussi trouver l'acteur principal magnifique". Si j'avais été très touchée de l'attention, je n'ai pas autant aimé le film qu'elle l'avait prédit. Ok, Brody est splendide. D'origine magyaro-polonaise, de mère photographe, le nez juste ce qu'il faut de travers... Oups, pardon. Bref, j'aurais du aimer le film.
Tous les ingrédients étaient là, après tout : un réalisateur exceptionnel, des acteurs tout aussi bons (il paraitrait que Malick s'est maudit pour ne pas avoir remarqué Brody lors du tournage de la Ligne rouge) , une histoire hors du commun.
Ce qui me chiffonne, je crois, c'est que ce film a contribué, en faisant émerger la figure de Szpilman, à occulter en les autres. Un peu comme Schindler, finalement. Le film de Spielberg a condamné en quelque sorte à l'oubli tous les autres Schindler, à propos desquels aucun film ne sera jamais fait. Szpilman aussi cache, d'une certaine manière l'armée de musiciens qui ont souffert pendant cette période : Alma Rosé, la nièce de Gustav Mahler, premier violon de l'orchestre d'Auschwitz, Anita Lasker-Wallfisch, violoncelliste à l'English Chamber Orchestra, qui a passé son adolescence non pas au conservatoire de Berlin, mais dans le pupitre de violoncelle de l'orchestre d'Auschwitz. Ou encore les musiciens anonymes qui ont créé la septième de Chostakovitch à St-Pétersbourg..
Et tous les autres...
Les suggestions pour la semaine du 12 au 18 mars !
lundi 12 mars 2007 at 10:33 Posted under Libellés : suggestions

Quelques suggestions pour la semaine à venir :
- lundi 12 mars : L'Orchestre du Chantier recrute: vous jouez ou faites semblant de jouer des cordes/vents/percus ??? L'orchestre du chantier a besoin de vous! (me mailer)
- mardi 13 mars: lecture de et par un poète irakien, dans le cadre du Printemps des Poètes. L'entrepôt, 19h15.
- mercredi 14 mars: toujours à l'Entrepot, une conférence sur l'Afghanistan. En concurrence avec le concert de Zsuzsanna, au Studio de l'Ermitage. Et aussi (quelle journée surchargée!) avec le vernissage de l'expo photo "Couleurs Quashqais, nomades d'Iran" au Café Djam (république). Merci et bisoux à ceux - ils se reconnaîtront, qui m'ont indiqué ces évènements. c'est aussi le jour où Akosh S. se produit à Aubervilliers dans le cadre du Festival Banlieues Bleues. Vivement le clonage !
- jeudi 15 mars : Fête nationale hongroise d'une part et Delirium Musicum au Théâtre de la Vieille Grille d'autre part (Monge, 21h, 16€)
- vendredi : relâche. Quoique.
- samedi 17 mars : Vièles populaires iraniennes à l'Auditorium du Louvre. 20h, 20€ (festival Imaginaire)
- dimanche 18 mars : Hou! Hou! Tiberghien joue le concerto #1 pour piano et orchestre de Brahms. A ne louper sous aucun prétexte !!! Eglise Saint-Marcel, Bd de l'Hopital, 15h30. Gratos! Un quadruple K!
Excellente semaine à tous !
Les liens du jour
dimanche 11 mars 2007 at 23:09 Posted under Libellés : livres
Tout d'abord, quelques liens vers Youtube.... Le plus grand violoniste du monde jouant le plus beau morceau pour violon solo jamais écrit, du plus grand compositeur qui soit.... (tout un programme)..
Pour comparer : la version de 1934 (attention, en deux parties), et la version de 1972 (certaines mauvaises langues diraient qu'il avait alors perdu toute sa technique. Peuh. Il reste tout autant - si ce n'est plus, émouvant que jamais.
Le son est époustouflant sur l'enregistrement de 1934. Il n'y a malheureusement pas d'image. La version de 1972 est tronquée, il y a certes de l'image mais plutôt mauvaise. Mouais, on n'a jamais le beurre, l'argent du beurre et le crémier.
Quelques liens pour se procurer les poèmes d'Alfred Brendel. Oui, Brendel le pianiste. Il écrit comme il joue : c'est lumineux, pétillant, sincère, sans jamais prendre quoi que ce soit au sérieux.
Un exemple ci-dessous, sur les tousseurs habitués des salles de concerts (qui pourrait mieux écrire sur les toussoteurs qu'un pianiste?).
The Coughers of Cologne
have joined forces with the Cologne Clappers
and established the Cough and Clap Society
a non-profit-making organization
whose aim it is
to guarantee each concertgoer's right
to cough and applaud
Attempts by unfeeling artists and impresarios
to question such privileges
have led to a Coughers and Clappers initiative
Members are required to applaud
immediately after sublime codas
and cough distinctly
during expressive silences
Distinct coughing is of paramount importance
to stifle or muffle it
forbidden on pain of expulsion
Coughers of outstanding tenacity
are awarded the Coughing Rhinemaiden
a handsome if slightly baroque appendage
to be worn around the neck
The C & C's recent merger
with the New York Sneezers
and the London Whistlers
raises high hopes
for Cologne's musical future
Il parait que ce monsieur peint également... Ah, s'il avait quarante ans de moins ..
Les liens du jour
vendredi 9 mars 2007 at 19:30 Posted under Libellés : geek
Il y a ceux qui courent le marathon de Paris, et il y a ceux qui font des marathons pianistiques.. Dans les deux cas, cela force le respect. Douze heures de piano d'affilée? Non merci, je n'ai plus faim. Blurp.
J'ai cru voir que nombre de visiteurs utilisent le petit renard de feu? Ils ont bien raison. Allez donc découvrir (si ce n'est déjà fait) le petit addon Sage pour le renard. Archi-bien-foutu et cela permet de lire toutes vos nouvelles au fur et à mesure qu'elles sont publiées ( Le Monde, Les Insolites de Reuters, et pourquoi pas le klariscope) dans le panneau latéral, sans avoir à naviguer fastidieusement de site en site...Le Monde (cf. lien) fait un petit topo sur le RSS, la plus belle invention du XXI-ième siècle probablement, à ne pas confondre avec ceci.
Bon week-end à tous, amusez-vous bien et ne prenez pas froid.
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jeudi 8 mars 2007 at 17:37 Posted under
Les mardis hongrois : çà se passe à Paris, toutes les deux semaines, le ... mardi ! Pour y rencontrer des Hongrois, des Français, pour en savoir plus sur ce beau pays, etc... Lisez absolument le billet concernant la sauvegarde du VII-ième arrondissement (à Budapest, pas à Paris), ainsi que celui concernant le fabuleux saxophoniste Akosh S. (14 mars - Festival Banlieues Bleues), et celui concernant le concert de C. Tiberghien ( 17 et 18 mars à l'Eglise Saint- Marcel, entrée libre, té) - concerto # 1 de Brahms pour piano et orchestre, miam !
Un mot par jour : parce que c'est vachement cool d'apprendre de nouveaux mots. Ou de les réviser.
Et un gigantesque merci à ceux qui sont déjà passés par là et ont ajouté un concert, une expo, ont envoyé un petit mail, etc.. C'est mis à jour dans le calendrier (toujours en haut et à droite!).
Si vous n'allez pas à Guca, Guca vient à vous !
at 09:48 Posted under
Comme la montagne à Mahomet, ou Lagardère..
J'ai déjà du parler longuement (trop!) du Festival de Guca : comme son nom l'indique, cela se passe dans la petite bourgade de Guca, en Serbie. Guca, c'est 3 000 habitants dans la verdure, 300 000 quand les fanfares débarquent, d'après la police. D'après les organisateurs, 500 000. (c'est pratiquement autant que le Sziget, arg). Il n'y a pas vraiment de problèmes d'hébergement, après tout, à quoi bon dormir quand des cuivres jouent de 5h du matin à 4h30 du matin ? Il se pose par contre certains problèmes logistiques : d'après la BBC, 3 millions de litres de bière y sont consommés en une semaine, 50 camions de choux....etc.
C'est un gigantesque festival de fanfares des Balkans. Celles qui jouent faux, celles dont les cuivres sont probablement percés, qui ne sonnent certainement pas comme la fanfare de la Garde Républicaine, mais ayyyyyy! que d'énergie! çà vibre jusqu'à Belgrade! Et ce n'est pas un vain mot, car le festival est d'ordinaire clôturé, après la remise de la trompette d'or, par un concert réunissant tous les orchestres qui ont participé au festival. Miles Davis ne savait même pas qu'on pouvait jouer de la trompette comme çà !
L'ennui, c'est en Serbie. Il faut organiser le voyage, changer de l'argent, et tout et tout. Paris étant, comme chacun sait, le centre de l'univers, on peut désormais profiter du Festival de Guca délocalisé à Paris, à la Bellevilloise plus précisément (19, rue Boyer, XX) : le Kalachnikov Guca Festival. Du 23 au 25 mars 2007, avec des noms qu'on connait déjà bien : O'djila, Fanfare Ciocarlia (z'avez déjà du entendre, même sans le savoir, leur reprise du thème des James Bond-s), le Herve Pouliquen Quartet ( ce monsieur est semble t'il, le guitariste de Sanseverino), et un mémorable DJ qui devrait rencontrer DJ Moulinex, si ce n'est déjà fait : DJ Tagada qui passe, je cite "du gyspsy-punk, de l'électro-tsigane, du ska russe, et du rap klezmer". Ne me demandez pas ce que c'est, je n'en sais fichtre rien... Le rap klezmer notamment me laisse perplexe. Mais çà a l'air très bien quand même !
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Si tout cela ne vous suffit pas, allez donc vous rincer l'oeil sur Flickr, il y a quelques photos rigolotes du Festival.... Ou aller lire des blagues d'orchestre ici ou là, dont voici quelques morceaux choisis:
Q: Combien de trompettistes faut-il pour changer une ampoule?
R: Un seul. Il maintient l'ampoule en place et le monde tourne autour de lui.
Q: Combien de tubistes faut-il pour changer une ampoule ?
R: trois. Un tient l'ampoule, les deux piccolent jusqu'à ce que la pièce se mette à tourner.
Suggestions pour la semaine du 07 au 11 mars
mercredi 7 mars 2007 at 21:39 Posted under Libellés : suggestions
Les suggestions pour cette deuxième moitié de semaine
- mercredi 7 mars : Le Baroque revisité, Cité de la Musique. Un peu tard certes, un peu cher aussi, mais le violoniste jouait sur un Strad. Un vrai. Le Davidoff. Le veinard.
- jeudi 8 mars : Allez donc voir une conférence autour de la Journée de la Femme, ou bien, allez écouter des extraits de la correspondance de Kleist à l'Ogre à Plumes, lecture organisée dans le cadre du Printemps de la Poésie, qui est (faut-il le rappeler?) autour de la lettre d'amour,
- vendredi 9 mars : retournez encore une fois à l'Ogre à Plumes, écouter Rilke, lu avec un accompagnement au violoncelle. Miam. Déchirant peut-être, bah, on a tout le week-end pour s'en remettre.
- samedi 10 mars: quartier libre (à la rigueur, vous pouvez toujours rôder autour du Théâtre de la Vieille Grille, où un sympathique ensemble ( violon, bandonéon, cb, piano) vous fera découvrir le tango argentin, des origines jusqu'au tango nuevo en passant par Piazzolla, Gardel, et toute la bande. Ils jouent également le 8 et le 9, et puis, la Vieille Grille, c'est cozy, et ils ont un vin rouge tout à fait correct.
- dimanche 11 mars: pour finir le week-end en beauté, et avoir de l'énergie pour le lundi matin: un seul remède: L'Echo Raleur . La meilleure chorale-rock de Paris. Et de loin. Pêchus, engagés, sympathiques, accueillants, le tout vers Parmentier, au café l'Assassin. On a pu les voir il y a quelques semaines lors du Carnaval de Ménilmontant. Incontournable ! Hors K-tégorie. Le tout gratuit dans un café sympa, pas trop tôt: à 19h.
Bienvenue
at 16:11 Posted under
Deux, voire trois ans après le premier mail général "hé, il y a un super concert de musique klezmero-indienne dans une salle géniale dans le XI-ième", après une période de silence radio (deux ans?), je rempile.
Y'en a qu'ont de la chance, un blog, c'est moins envahissant que les mails généraux.. Bref, vous pouvez toujours - si vous le souhaitez, ajouter ce blog à vos marque-pages dynamiques (pour ceux qui bossent avec le petit renard), où à vos favoris tout aussi dynamiques sous IE, voire me faire l'honneur d'ajouter mes scribouillages à votre lecteur de flux RSS préféré...Où m'envoyer un petit mail, au cas où vous ne voyez pas du tout de quoi je parle..
Pour faire vite, vous pouvez aussi vous contenter de cliquer sur le mois qui vous plait, en haut à droite, dans la rubrique "liste des programmes".. un joli petit fichier excel s'affiche ensuite, vous pouvez l'imprimer si cela vous dit (sur papier brouillon, déjà imprimé d'un côté, SVP), le lire, l'enregistrer, avec les concerts, quand, où, comment, etc...
Mieux, vous pouvez m'envoyer un mail d'injures, ou m'indiquer des concerts futés que j'aurais loupés. Ceux d'entre vous qui bossent dans la culture (vous vous reconnaîtrez), faites moi donc savoir ce que vous faites...
Je continue à "noter" les spectacles avec des K. Pour des raisons évidentes, il n'y a plus de triple K. Parfois un K négatif, pour indiquer de ne surtout, surtout pas aller voir un spectacle donné, même si vos vies en dépendaient.. Il n'y a pas de critères pré-définis. Un spectacle peut gagner un K parce que je me trouve simplement être de bonne humeur, ou parce qu'il y a un contrebassiste russe très attirant dans l'orchestre, etc.. La subjectivité est de rigueur ici.
Donc, la kotation des concerts:
K: ah mouais, pourquoi pas?
KK: chouette!
KKKK: excellent! il faut y aller ! j'avais envie de les voir depuis longtemps.
KKKKK : concert du siècle. à ne pas manquer.
K? : çà peut être génial, ou atroce. A voir.
-K : calamiteux. Vous y laisseriez vos oreilles.
Je déblatererai essentiellement de concerts (Europe de l'Est! Inde ! Pakistan!).. je ne me refuserai toutefois pas le plaisir de mentionner un bouquin, ou film, un cd, ou n'importe quoi d'autre si l'envie m'en prend..
Bref, bonne lecture.
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