Je commence à prendre un plaisir pervers à concocter des jeux-concours où 100% des participants, ayant tenté leur chance, gagnent*.Voici le dernier épisode de la saga des jeux-concours du blog:
1. De quel film est tiré cette capture d'écran ?
2. De quel acteur s'agit-il? (facile) De quelle origine est-il? (un poil plus dur)
3. Dans quelle ville se trouve t'il? Quelle ville représente t'elle?
4. Et la questions à mille roubles : de quelle rue s'agit-il?!
Quand vous aurez la réponse (ou unes des réponses), merci d'envoyer un petit mail, plutôt que de laisser un commentaire : histoire de laisser les autres jouer! Cette adresse peut également servir à demander d'autres indices, cela va de soi.
5. Une petite question subsidiaire pour départager d'éventuels ex-aequo : quel film de/avec cet acteur préférez-vous?
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* ces virgules ont été délibérément disposées ainsi, lecteur avisé!
Jeu-concours #3
jeudi 31 mai 2007 at 22:29 Posted under
Suggestions pour ce week-end (1-3 juin)
at 20:51 Posted under Libellés : musique, suggestions
Pour ce premier week-end du mois de juin, voici quelques suggestions de sorties :
- vendredi 1er juin:
20:30 Bratsch à la Cigale. Voui, voui, ils sont déjà passés ce soir (jeudi) à la Cigale, mais comme je suis prête à parier qu'aucun des lecteurs n'y a été, je n'hésite pas à l'inclure de nouveau dans les suggestions !
20:30 Bal transylvain à la Guillotine de Montreuil : conseillé par notre confrère bloggeur des Mardis Hongrois, qui écrit plus longuement sur le sujet ici. Si vous avez été un tantinet intrigué par cette note sur Budapest, Spielberg, et été charmés par Budapest, vous prendrez sûrement un grand plaisir à parcourir son autre blog, Sauvez Budapest. Et peut-être même signerez-vous la pétition pour la sauvegarde de Terézvaros ? Szûgségünk van ràtok!*
21:30 Talvin Singh au Nouveau Casino : vous trouverez sa biographie ici, car j'ai vraiment la flemme d'écrire tout un patapoum sur lui. Sachez que c'est très beau. Un magnifique son indo-drum'n bassien. Peut-être seulement égalé (avouons-le, surpassé) par Badmarsh & Shri.
- samedi 2 juin
20:30 Encore une fois, l'Orchestre National d'Ile de France sur ce magnifique programme Bartok / Stravinsky à la Maison de la Musique de Nanterre, pour ceux qui, comme moi, ont manqué ce même concert au Châtelet.
Un petit week-end, certes. Mais attendez un peu! Ce mois de juin nous réserve de magnifiques surprises, dont vous aurez un avant-goût quand vous lirez votre horoscope musical, demain, en exclusivité sur le klariscope. Bonne fin de semaine à tous.
* je serais immensément reconnaissante à qui me photoshopperait le drapeau hongrois sur le chapeau à la place de la bannière étoilée.
Quelques liens pour aujourd'hui ( dernier jour d'un mois de mai tout pluvieux et tout moche!)
at 19:53 Posted under Libellés : musique
Le fils du chef de l'Orchestre National d'Ile-de-France, Yoel Levi, est un guitariste reconnu de.. death metal ! Pour tout savoir sur cette fascinante relation père-fils et leur amour partagé de la musique, lire cet article du Creative Loafing d'Atlanta.*
Mike Tyson se dandine désormais sur des rythmes bollywoodiens. Pour vérifier que je ne suis pas en train de divaguer, lire cet article ou encore celui-ci sur les oscars bollywoodiens, qui se tiennent dans une dizaine de jours à Bradford, Sheffield, au coeur de l'hindoustan yorkshirois.
Et enfin, un excellent article sur le rap iranien.
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* nous lisons toute la presse étrangère pour vous fournir les nouvelles les plus fraîches. Toute? Toute.
Zut, j'ai failli oublier que c'était mercredi.
mercredi 30 mai 2007 at 21:43 Posted under Libellés : livres
Encore une fois, nous dérogerons à la règle qui exige "un film, un livre, et un CD" : aujourd'hui, uniquement des livres, suite à un petit saut à la librairie anglaise Brentanos, avenue de l'Opéra.
Je suis ressortie avec une wish-list de quelques kilomètres de long, ce qui, après élagage, donne: la biographie de Rostropovitch : Mstislav Rostropovich, the legend of class 19, par Elizabeth Wilson, déjà connue pour sa biographie de Jacqueline du Pré. Que je n'ai pas lue, mais j'en profite pour vous recommander la biographie de Du Pré par sa soeur et son frère, A Genius in the Family. Ce sont des propos à la fois tendres et impitoyables comme seule la famille peut en tenir. Vous vous doutez bien qu'il s'agit d'une lecture très éprouvante : une enfance en compagnie d'une chipie archi-douée, puis une vie adulte en compagnie d'une jeune femme gravement malade, souffrant de sclérose en plaques. La vie de Rostropovitch, sans tomber dans le comique, n'a pas cette couleur tragédie grecque : avec un peu de chance, vous pourrez lire quelques apartés sur les folles soirées qu'il a passées à refaire le monde avec Chostakovich en buvant du vin importé illégalement. Ceci dit, il semble que le livre est surtout centré sur son héritage musical, ce qui n'est pas moins passionnant. Bref, le livre de l'été.
- The Age of Fallibility, par George Soros. Nous n'avions pas encore mentionné sur ce blog le hongrois le plus controversé de l'histoire.. Et pourtant des hongrois controversés, nous n'en manquons pas. Vous pouvez consulter les excellentes critiques rédigées par des gens plus futés que votre serviteur (et qui surtout, ont lu ce livre!) sur le site Amazon américain. Et n'hésitez pas à faire un petit tour sur le site de l'Open Society Institute, ils font un boulot remarquable.
Si vous préférez la finance, il a aussi écrit sur le sujet. Mais là, çà ne rentre plus du tout dans le cadre du blog.Un livre fabuleusement drôle, pour peu que vous aimiez l'humour un peu grinçant des médecins : Another Day in the Frontal Lobe, par Katrina Firlik, narrant ses aventures de neurochirurgien. Ou plutôt de neurochirurgienne. Ames sensibles, passez votre chemin. Au programme: un charpentier débarquant aux urgences, un clou dans le crâne, ou encore un gamin atteint d'une méningite carabinée, dûe à la négligence d'une maman New Age (ah! les parents!). Beaucoup plus cru, plus réel aussi, plus drôle et plus intéressant que certaines séries télévisées. Moi, çà me donnerait envie de faire de la neurochirurgie. Na!
En français, vous pouvez lire La Grande Garde, d'Antoine Sénanque, dont Pierre Assouline a fait une magnifique critique sur son blog. Encore un neurochirurgien à la plume. Y aurait-il une intéressante corrélation entre la neurochirurgie et l'écriture?
Budapest - Munich : kif-kif bourricot
at 11:16 Posted under Libellés : films
(attention, note lourdement chargée de photos)
J'aime beaucoup Budapest, et c'est un sentiment que je partage apparemment avec de nombreux cinéastes. Les beaux jours venus, on ne peut plus se rendre d'un point A à un point B sans devoir faire un détour à cause d'un tournage impromptu. Ceci dit, en hiver aussi, mais restant terrés bien au chaud chez soi, on ne s'en rend pas compte.
Le tournage de Munich, réalisé en grande partie à Budapest, avait fait beaucoup de bruit à l'époque. J'habitais alors dans la rue Rumbach Sebestyén, une rue paisible du quartier juif. Pas très loin d'un grand terrain inoccuppé, réquisitionné pendant de longs mois par les camions-vestiaires, camions-bouffe, camions-maquillage de l'équipe. Malgré ceci, je n'ai pas jamais eu la chance de croiser Daniel Craig faisant des emplettes à l'épicerie du quartier.
Mais revenons à nos moutons magyars: Budapest, grande actrice, joue le rôle de Paris, de Rome, et de Munich. Spielberg, dans une logique qui me dépasse, s'est dit "Ha! Je vais déplacer la caméra de deux mètres, remplacer cette enseigne en français par une enseigne en italien, et hop! On n'y verra que du feu". Peut-être pensait-il tromper un public américain, mais pour un public budapestophile, Budapest sera toujours Budapest. Surtout quand l'opéra de Budapest est constamment dans l'arrière-plan de ces images romano-parisiennes. En outre, cela empêche complètement de rentrer dans le film. Alors que l'un des méchants est sur le point de se faire sauvagement descendre dans une entrée (toujours dans le quartier de l'Opéra), ce ne sont pas des questionnements moraux sur le bien-fondé de cette exécution qui vous traversent l'esprit, mais des interrogations, bien plus prosaïques, telles que "Ah? Mais ce n'est pas le coin du magasin Nespresso qui vient d'ouvrir à coté de l'opéra?" "Mais on n'avait pas été à une excellente crémaillère, au troisième étage de cet immeuble?" .
J''aimerais partager avec vous quelques captures d'écran de Rome/Munich/Paris, bref, de Budapest. En toute illégalité, mais Spielberg et son équipe n'ont pas montré la moindre honnêteté intellectuelle en tournant la moitié du film dans la même rue, censée représenter au moins trois villes différentes, n'est-ce pas? Peut-être Londres aussi.
L'Opéra de Budapest, pourtant non crédité dans le générique, tient un rôle conséquent dans le film: Spielberg filme ce magnifique bâtiment avec beaucoup de tendresse, sous tous ses angles (au sens littéral du terme, j'ai en effet cru reconnaître les quatre faces du bâtiment dans le film), il est manifestement tombé sous le charme.Voici la face Ouest de l'opéra, derrière une trattoria romaine. Dans la vraie vie, il n'y a pas de trattoria dans cette rue, mais en remontant sur le Nord, il y a effectivement une zone piétonne avec de petits cafés - terrasses très agréable. De l'autre côté de l'Avenue Andrassy, un magasin Nespresso. La vague du café ignoble qui se fait passer pour du café chic n'a pas épargné Budapest.
La face Sud, maintenant. Cette vue est prise lorsqu'on se tient au beau milieu de l'avenue Andrassy, dos au désormais célèbre magasin Nespresso de Budapest, vers la place Erzsébet : Eric Bana ( d'origine croate, ne l'oublions pas), et son compère nom à trouver traversent cette avenue mythiqueen compagnie d'un sympathique toutou.On reconnaît les magnifiques lampadaires de l'Opéra ainsi que l'entrée principale, en haut à gauche. N'allez pas vous imaginer une seconde que les bus et les voitures sont authentiques : ils ont été ajoutés par les accessoiristes. Seuls les bâtiments (et les lampadaires) sont authentiques.
La face Nord. Pas grand chose à dire. Ah quoique. Il y a un sympathique 24/24 à droite, très pratique si vous avez besoin de cigarettes, de saindoux ou de vin hongrois en pleine nuit. Et au bout de la rue, la Basilique. Qui elle aussi hurle "Mais c'est Budapest, voyons!" dans les oreilles d'un spectateur averti.
L'île Marguerite. Un peu comme filmer une scène devant l'Arc de Triomphe à Paris puis essayer de persuader le public qu'il s'agit de New York. En effet, on devine dans le fond les lumières du Parlement, près de la pile du pont. En général, tôt le matin, vous ne trouverez que très rarement des cadavres d'agents du Mossad sur les bancs de l'île. Plutôt des joggeurs matinaux (une sorte de piste rebondissante fait le tour de l'île, et passe devant ce banc), ou des nageurs s'acheminant vers la piscine de l'île. Où se sont tenus les derniers championnats d'Europe de Natation. A un jet de pierre de ce banc. Et si Budapest est la nouvelle Vérone (rappelons que c'est à Bp. que Laure Manaudou a rencontré son Roméo italien), l'île Marguerite en est le centre névralgique: des bancs publics appelant les amoureux à se bécoter par centaines, une vue imprenable sur le Parlement, le Chateau, de confortables pelouses, en somme, toute l'infrastructure nécessaire.La Gare de l'Ouest, a.k.a. Nyugati Palyaudvar. (pr: Niougati Paailla-oudvar), construite d'après les plans de Gustave Eiffel. Il ont probablement emprunté le train à la Màv, notre SNCF locale.Derrière les vitres en arrière-plan,on devine le contour d'un centre commercial qui fut, dans les années 80, le centre commercial le plus branché de tous les pays du Pacte de Varsovie. Désormais, c'est du côté nord de la gare, que se trouve le centre commercial le plus insupportable d'Europe (si vous avez vraiment besoin de faire des courses un samedi ou un dimanche, l'adresse est à connaitre, sinon, fuyez cet endroit comme la peste).
Il ne vous reste plus qu'à aller admirer ces endroits par vous même : à Opera, prenez le földalatti (le premier métro du continent*!), descendez à Oktogon : attrapez le tram #6, qui vous déposera un arrêt plus tard devant la Gare. Pour vous mettre au vert sur l'île, deux arrêts de tram à partir de la Gare. Si vous avez envie de siroter un verre de vin au bord du Danube, pensez à prendre un tire-bouchon, les serveurs des quelques bars de l'île n'apprécient guère qu'on empruntent les leurs.
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* de manière amusante, le petit plaisantin qui a composé cet article sur Wikipedia.fr a copié-collé un texte allemand, puis a oublié de le traduire.
Suggestions pour ce qu'il reste de la semaine du 29 mai
at 10:21 Posted under Libellés : musique, suggestions
Le département 'suggestions de sorties' du blog est en grève, voici donc la version 'service minimum' des suggestions de la semaine. Retour à la normale prévu pour jeudi soir, avec les suggestions de sorties pour ce week-end.
- ce soir (mercredi 30)
¤ Didon et Enée à la Cité de la Musique. Par le New London Consort, sous la baguette de Philip Pickett.
¤ Zemfira à la Scène. Si vous aimez un tantinet la pop russe, foncez. Suivi d'une sauterie russe, animée par un DJ Germano-russe.
- jeudi 31 mai :
¤ l'Orchestre National d'Ile-de-France au Théâtre du Châtelet : le Mandarin Merveilleux de Bartok, Concerto pour violon et orchestre de Stravinsky et Sinfonia de Luciano Berio : oeuvre pour orchestre, bruits, murmures, cris, et rires, peut-on lire sur le site de l'ONIDF. Miam!
¤ Bratsch à la Cigale. Bratsch signifie probablement alto. Fait référence au son que produit l'engin : en allemand : Bratsche, en hongrois : bràcsa. Toujours bon à savoir.
Partitions et paroles de chants russes
mardi 29 mai 2007 at 22:05 Posted under Libellés : musique
Vous êtes nombreux à passer par ici, cherchant soit des partitions, soit des paroles de chansons russes ( mais aussi hongroises, voire indiennes).. Et jusqu'ici, vous repartiez bredouilles!
Toutes nos excuses, et sachez que ce billet est écrit spécialement pour vous, afin que vous puissiez désormais chanter à tue-tête vos chansons russes préférées :
Paroles
- le site d'un groupe folklorique russe propose les paroles en russe et en anglais des incontournables de la chanson russe. La présentation est très Web.0*, mais l'essentiel y est : Kalinka, les Soirs de Moscou, les Deux Guitares, que les Aznavourophiles affectionnent particulièrement..
- un site consacré aux textes de Vladimir Vissotski, bilingue anglais-russe. Un autre site un peu vieillot, il faudra ainsi scroller quelques kilomètres si vous souhaitez lire le texte de la dernière chanson de la page..
- ce très bon site vous propose d'autres paroles: facilement navigable, car écrit dans la langue de Shakespeare,
- Pesnihi.com : un site exhaustif, un peu plus difficile à naviguer, car exclusivement en russe. Mais vous êtes malin, et vous arriverez bien à trouver les textes de votre choix en regardant les adresses dans le coin en bas à gauche de votre navigateur..Et pour traduire ensuite, je vous recommande vivement l'excellent dictionnaire en ligne chez Multitran. Bon courage!
- ce site vous propose d'écouter en ligne les chansons traditionnelles russes et ukrainiennes les plus connues. Attention, format real audio. Arg. Statistiquement, il y a de fortes chances que vos préférées soient Korobeiniki et Raspryagaite.
- excellent site exhaustif sur la musique ukrainenne. Attention, en ukrainien. Mais il en faudrait tellement plus pour vous décourager.
- quelques autres paroles sur ce site : notamment les Yeux Noirs, Katiusha, les Soirs de Moscou..
- vous pouvez ensuite lire (ou contribuer à) l'ébauche d'article sur Wikipedia sur la musique traditionnelle russe, ou sur la musique ukrainienne.
Ecouter de la musique en ligne
- All of mp3 : probablement le site russe le plus connu. Vous pouvez consulter les albums russes les plus récents, et même écouter des chansons en ligne, en cliquant sur le titre de la chanson. Exemple : une chanson d'Aquarium, un groupe que j'aime beaucoup.
- une webradio russe faite par des Arméniens. Deux chaines qui semblent particulièrement intéressantes (je n'ai pas réussi à les écouter sur mon ordi) : une spécialisée dans la pop russe, une autre dans la 'chanson' russe. Ce qui réfère aux bardes russes : Galich, Okudjava, Vissotski, et toute la bande.
- un listing de chaînes radio écoutables en ligne. Vous vous croirez dans les bouchons moscovites en heure de pointe. Ce site date probablement aussi de la préhistoire du Web. Ah, bah.
- Russian Beat : une excellent site, qui propose essentiellement de la pop. Je vous recommande de cliquer au pif dans la case 'Top 10 searches', en haut à gauche, on y trouve notamment Liube, Zemfira, Alla Pugacheva, Ruki Vverkh.. Que de bonnes choses!
- Sovmusic : c'est l'encyclopédie des chants de l'époque soviétique, classées par types: chants des Komsomols, chants des pionniers, marches militaires. Bref, un pan entier de l'histoire musicale russe. En outre, le site est en anglais. Un grand merci à la personne (qui ne s'est pas présentée) qui m'a fait connaître ce site.
- Russia in US vous propose quelques morceaux de pop/rock, mais attention, ce n'est pas aussi pointu que Russian Beat. Et surtout, ce n'a pas été mis à jour depuis quelques lustres. Et leurs goûts musicaux sont un peu désuets.
Partitions
- un excellent site crée par un accordéoniste-ingénieur russe : contient des trésors de paroles, de partitions.. Un régal. Certes, seule la page d'introduction est en anglais, mais vous pouvez toujours recourir à translate.ru ou à Babelfish pour vous aider à surnager dans la toile russophone..
Je vous renvoie également vers mon petit lexique de la chanson russe. Cette page sera probablement mise à jour au fur et à mesure de mes trouvailles. Je n'oublie pas non plus ceux qui sont tombés par ici en cherchant des partitions de Bregovic : C'est pour bientôt !
Quelques faits surprenants sur l'Orchestre du Chantier
at 18:31 Posted under Libellés : chroniques concertantes, musique, orchestreries, suggestions
L'Orchestre du Chantier va bientôt donner ses concerts : vous attendiez ces concerts avec impatience. On avait presque réussi à vous donner envie de venir, n'est-ce-pas?
Un très bon programme :
- Carl Maria Von Weber : Invitation à la Valse*, Ouverture Obéron;
- Mozart : Concerto pour Flûte et Harpe K299, Symphonie Concertante pour instruments à vents K297b,
- Franz Danzi : Quintette à vents.
Ouaip, notre chef aime bien les instruments à vents.
Les solistes proviennent de 'vrais' orchestres parisiens : Julien Hervé (clarinette) , Jean Bregnac (flûte), Sandrine Chatron (harpe), Luca Mariani (je n'ai trouvé qu'un scientifique berlinois qui bosse sur les transcriptional control networks of cell differentiation), Benoit de Barsony** de l'Orchestre National d'Ile-de-France (cor), et Lola Descours.
Le Chantier, c'est un orchestre qui n'a peur de rien: pour ses deux dates parisiennes, les tickets coûtent plus cher que le pour le.....Symphonique de Chicago. Que vous pourrez voir les 2 et 3 octobre prochains, avec un très beau menu russophile (Symphonie Pathétique de Tchaikovski, et Poème de l'Extase de Scriabine). Une place en 5-ième catégorie coûte 10€. Et à Pleyel, vous n'êtes même pas assis derrière un gigantesque pilier ou suspendus au lustre, pour ce prix.
Il faudra me ligoter à un mât de bateau pour m'empêcher d'y aller. Pour écouter le Chantier, il faudra se défaire de 12€. Position indéfendable s'il en est.
Mais vous savez, le 15 juin, il y aura certes Emmanuel Ax à Pleyel, jouant le magnifique Concerto pour Piano #1 de Brahms. Enregistré par France Musique. Pensez-vous que nous, nous serons enregistrés par la radio? Non! C'est une occasion unique, un moment musical d'exception, car vous pourrez admirer :
- le seul orchestre de Paris qui n'a pas encore de contrebasses ! Ni d'altistes. Ni de cuivres.
- l'unique orchestre où l'ensemble des cordes sont à contre-archet. Je pensais que c'était une impossibilité logique, mais nous avons réussi ce tour de force.
- nous sommes au concept d'orchestre ce qu'Igudesman & Joo sont au concept de duo piano-violon : un peu maladroits, un peu ridicules parfois, mais rayonnants et contagieusement enthousiastes. Et tellement amoureux de la musique, que rien ne nous empêchera de jouer.
- nous écouter changera à tout jamais votre vision de la musique symphonique : vous comprendrez enfin qu'un orchestre où tous les instruments jouent juste est un luxe, non un dû. Que ces archets qui montent et descendent élégamment ensemble, ce n'est qu'un détail esthétique, tellement accessoire.
- et nous vous aurons peut-être donné envie de re-découvrir ces morceaux, joués en 'vrai': l'Orchestre National d'Ile-de-France, que j'aime tant, jouera par exemple l'Ouverture d'Obéron le 29 janvier 2008, toujours à Pleyel.
Mais si vous avez envie de partager avec nous un moment musical inoubliable, nous vous attendons avec impatience :
* le vendredi 15 juin à 20h45 à Notre-Dame de Bercy (plan), M° Cour Saint-Emilion,
* le samedi 16 juin à 17h00 au Chantier, 24 rue Hénard (plan), M° Montgallet.
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* vous trouverez une partition pour piano seul ici.
** ce "-y" à la fin d'un nom de famille vous titille? C'est normal, il est d'origine hongroise. Bien vu! C'est aussi le frère du chef d'orchestre.
Les roumains ont tout raflé
lundi 28 mai 2007 at 11:45 Posted under Libellés : films
Il ne vous aura pas échappé que 4 mois, 3 semaines et 2 jours est rentré à la maison muni:
- du Prix de la Critique Internationale,
- du Prix de l'Education Nationale : "le film lauréat bénéficiera de la création d'un dvd-rom pédagogique qui en facilitera l'approche et invitera à l'analyse et au débat avec les élèves". Cool.
- et si çà ne suffisait pas, une Palme d'Or. Evidemment.
Et un émouvant Certain Regard posthume pour C. Nemescu, décédé l'année dernière d'un accident de voiture, à 27 ans.
Les russes ne sont pas en reste: Konstantin Lavronenko remporte le prix d'interprétation masculine pour le Bannissement, d'A. Zyagintsev. Quand je vous disais qu'ils favorisaient les scénarios déprimants à base d'avortements dans des pays totalitaires...
Les hongrois? Béla Tarr remporte le Prix de la Critique Unanime du Pire Film Présenté. Quelques extraits choisis :
"2h20 de plans fixes, pour un propos d'une noirceur absolue, cela reste tout de même une épreuve" (Allociné)
"deux heures d'une beauté sidérante mais assommantes (..) le plus beau calvaire de toute l'histoire du cinéma" (Libération).
"a mystery story cloaked in such stygian darkness that some viewers may succumb to eye strain before its enigmas are unfolded" (Screen Daily)
"this austere black-and-white work that had the press fleeing like panicked slaughterhouse cattle" (New York Times)
Les critiques cinématographiques s'en sont données à coeur joie, le critique de Libé nous gratifiant sans pitié d'un des pires jeux de mots de l'histoire : "Mieux vaut Tarr que jamais". Ah.
Quelques liens pour aujourd'hui
at 01:26 Posted under
Une blogueuse nous propose un passionnnant billet tricoto-musical. Ce n'est pas banal. Au menu : les Tricoteuses de Couperin, les Tricotets de Rameau. Que du bonheur. Si vous avez envie d'essayer à la maison, vous pouvez télécharger la partition ici.Attention, il faut savoir lâcher des mailles au piano, ce n'est pas si simple.
Alex Ross (qui est toujours critique musical au New Yorker) vous propose de télécharger des sonneries téléphones je cite, more dissonant and contrapuntal than the norm, composées par un ingénieur-compositeur américain, actuellement en poste à Baghdad. Profitons-en, avant que tous les milblogs ne soient définitivement fermés..
Un certain regard roumain
samedi 26 mai 2007 at 23:28 Posted under Libellés : films
Un prix Un Certain Regard posthume vient d'être décerné au dernier long-métrage du roumain Cristian Nemescu, California Dreamin', que je ne cesse de confondre avec un autre film bien connu. Ce n'est pas la permière fois qu'un Roumain rafle ce prix, cela avait déjà été le cas en 2005, avec La Mort de M. Lazarescu.
En googlant California Dreamin', on tombe sur :
- les paroles d'une chanson par les Mamas et les Papas,
- le site d'une entreprise qui propose des tours en montgolfière au dessus des vignes de Temecula Wine County, ce qui serait, je cite, le "perfect romantic getaway",
- le "Transgender Conference 2007", qui propose des ateliers et des séminaires sur la chirurgie faciale, des tables rondes sur les enjeux et les défis posés par la vie en couple avec un transexuel,
tout ceci est passionnant, mais ce n'est pas exactement ce que je cherche, je vais donc me contenter de copier-coller bêtement le communiqué de presse du festival.
California Dreamin’ du cinéaste roumain Cristian Nemescu, disparu récemment dans un accident de voiture, a remporté, au cours de la soirée de Clôture de cette Sélection officielle, le Prix Un Certain Regard décerné par un Jury présidé par la réalisatrice Pascale Ferran. Avec ce premier long-métrage, qui concourt également pour la Caméra d’Or, le jeune réalisateur roumain de 27 ans avait décidé de s'inspirer d'un fait réel survenu durant la guerre au Kosovo. En 1999, dans un petit village roumain, le chef de gare qui est en même temps la fripouille locale, arrête un train de l'OTAN qui transporte de l’équipement militaire. La cargaison, gardée par des soldats américains, traverse la Roumanie sans avoir de papiers officiels, mais seulement l’accord verbal du gouvernement roumain. L’arrivée des Américains transforme alors le village en lieu de tous les possibles…
Ce jeune cinéaste avait été révélé l'an dernier à la Semaine de la critique, où était présenté son moyen-métrage Marilena de la P7, portrait d'un adolescent amoureux d'une prostituée. "C'est de très loin la proposition de cinéma la plus vivante et la plus libre que nous avons vue pendant ces dix jours", a déclaré lors de la remise du prix Pascale Ferran. Le jury avait initialement décidé de ne pas faire concourir le film, parce qu'il n'avait pas pu être achevé en raison du décès de son auteur. Mais les Jurés sont finalement revenus sur leur décision après avoir vu le film vendredi soir. "Notre beau principe a volé en éclats", a indiqué Pascale Ferran.
Deux autres prix ont été décernés par le Jury d'Un Certain Regard : le Prix spécial du jury est allé à Valeria Bruni-Tedeschi pour Actrices, tandis que La Visite de la Fanfare de l'Israélien Eran Kolirin a remporté le Prix coup de coeur du jury.
les designers aiments les mac-s, les musiciens aiments les chats :
vendredi 25 mai 2007 at 16:45 Posted under Libellés : musique
via Le Poisson Rêveur.
Suggestions pour ce week-end (25-28 mai)
at 11:10 Posted under Libellés : suggestions
Encore un bon week-end un peu grassouillet, avant de revenir au régime sec à base de week-ends de deux jours.
- ce soir, vendredi 25 :
¤ Maxim Vengerov joue au Théâtre des Champs-Elysées. Certes, il est russe. Soit, c'est un violoniste, un très grand violoniste. Je suis donc dans l'obligation d'annoncer son concert. Mais sachez toutefois que ce sinistre sire à réussi l'exploit de noyer son violon. Il a laissé son instrument dans son étui grand ouvert, sous une fenêtre, elle aussi grande ouverte. Inévitablement, il s'est mis à pleuvoir. A ma plus grande stupéfaction, on continue de lui vendre/prêter des Strad' ou autres Bugatti du violon. Quant à son jeu, je serais bien en peine de vous le décrire : Vengerov est aussi connu pour ses mimiques extravagantes qui accaparent toute l'attention : il pourrait jouer la Danse des Canards, en prétendant jouer le Mendelssohn, on le réaliserait à peine.
Et c'est votre jour de chance, je viens de voir sur le site du Théâtre des Champs-Elysées que le concert est annulé! Hourra! Pour vous consoler, quelques liens vers des vidéos youtube : du Bizet (avec simagrées à gogo!), Ysaye...
Ayant alors virtuellement économisé quelques
dizaines d'euros, il vous reste quand même de nombreux autres choix :
¤ DJ Tagada, précédé de la Caravane Passe, au Cabaret Sauvage à partir de 20h30. Pour 18 ou 12€ selon votre statut social et/ou professionnel..
¤ Marc Perrone à l'Espace Jemmapes à partir de 20h30.
¤ Sharafat Ali Khan au Musée Guimet (20H30) : un authentique vocaliste indien. Ce n'est certes pas un Bhimsen Joshi, mais c'est beaucoup mieux que certains franchouillards qui essaient de se passer pour des chanteurs indiens, suivez mon regard.
Samedi 26
¤ Avishai Cohen au New Morning (20h30). Ils sont deux à porter ce nom: un trompettiste, et un bassiste. Il s'agit du dernier, qui parait-il, est le "bassiste de chevet" (?) de Chick Corea. On ne sait plus quoi inventer pour vendre un ticket de concert.
¤ Debashish Bhattacharya et U. Shrinivas au Théâtre de la Ville. Vous pouvez écouter un extrait de ce qu'ils font sur le site du Théâtre de la Ville, çà en dira plus long que de grands discours. J'aimerais au passage pousser un coup de gueule contre la politique du Théâtre de la Ville, qui m'agace un brin par son caractère anecdotique. J'y reviendrai de manière un peu plus approfondie un autre jour.
¤ Patrick Bruel au POPB. Oups, c'est sorti tout seul. Non, çà ne fait pas partie des suggestions du blog. Non mais.
¤ c'est aussi et surtout le premier jour du chapitre "Femmes d'Orient" dans le cadre de la Biennale d'Art Vocal à la Cité de la Musique. Inutile de préciser que l'on recommande TOUS les concerts. S'il vous faut quand même un dessin, il y a en particulier Munadjat Yulchieva le 26 à 16h30.
- dimanche 27
A-BI-DA PAR-VEEN (depuis le temps que je me tue à vous le dire) à la Cité de la Musique à 18h. Ce serait criminel de manquer ce concert. Rappelez-vous le début des années 90? Nous pensions avoir du temps, tellement de temps, et nous avons en fin de compte été très nombreux à manquer l'une des dernières occasions de voir NFAK en concert.
Les motivés peuvent arriver plus tôt, à 15h, pour commencer l'après-midi avec un concert de musique persane?
Lundi 28
¤ Kronos Quartet au Théâtre de la Ville : du Gorecki, du Einsturzenden Neubauten : des tas de bonnes choses. La note de programme ici. Le quartette à cordes le plus innovant de l'histoire des quartettes à cordes.
Quelques liens pour aujourd'hui
at 08:28 Posted under
Alex Ross, le fameux critique musical du New Yorker reprend sur son blog une plaisanterie du Saturday Night Live qui rôde depuis qq jours sur Internet :
"During a concert of the Virginia Symphony at the 400th anniversary celebration of the founding of Jamestown, President Bush briefly took over conducting the orchestra, which explains why the orchestra is now $4 trillion in debt"...
Pour rester dans la busherie, un article d'ABC News* à propos du Baghdad Symphony Orchestra, qui continue tant bien que mal, contre vents et menaces de mort, à jouer. En catimini, discrètement, mais ils continuent de jouer!
Des soldats (ricains ou irakiens, on ne sait pas) ont récemment transformé en sciure le violon d'un des musiciens de l'orchestre, au cours d'un raid dans son quartier. S'ils étaient un brin moins barbares, ils auraient gardé l'instrument pour le revendre : le violoniste aurait au moins pu se consoler avec l'idée que quelqu'un d'autre pourrait jouer de cet instrument..
* non seulement un article, mais aussi un petit reportage vidéo, qui vous prendra moins de temps que le déplacement bureau-machine à café-aller-retour, et sera beaucoup plus émouvant que ledit déplacement.
Ils aiment bien les espions russes, à Cannes
at 07:11 Posted under Libellés : films
Le film d'Andrei Nekrasov et Olga Konskaia, Rebellion, le cas Litvinenko s'est vu tardivement ajouté à la sélection officielle de Cannes. Litvinenko, mais oui, celui qui a eu la malchance de goûter les fameux sushis au polonium-210 ! Nekrasov n'en est apparemment pas à son coup d'essai, ayant déjà bouclé un docu pour la télé, nommé My Friend Sasha, A Very Russian Murder..
Ajoutons à ceci le film de James Gray We Own the Night, à propos de la mafia russe à New York, et un vrai fil conducteur se dessine.
Ils affectionnent aussi les histoires d'avortement illégalo-tristounettes dans les Pays de l'Est, comme l'illustre la sélection de ces deux films, l'un roumain, l'autre russe : le Bannissement, d'Andrei Zyaguintsev, et Quatre mois, trois semaines et deux jours, de Cristian Mungiu, bien parti pour un prix, paraît-il.
Encore une fois, pas de comédie russe dans la sélection officielle. Peu surprenant : çà n'existe pas.
Crédit photo: la photo est tirée d'un des фотоальбом-s du site du FSB. J'espère qu'ils ne seront pas froissés de mon attitude cavalière vis-à-vis du droit d'auteur et ne m'enverront pas une petite boite de sushis.
Petit intermède alcoolisé
jeudi 24 mai 2007 at 01:36 Posted under
" Mais cà a un goût de pipi au poivre !?"
" Les hongrois boivent vraiment du synthol?"
" C'est fabuleusement évocateur d'un couloir d'hôpital !!"
" C'est particulier..euh.. herbeux"
" L'odeur est agréable, ensuite çà se gâte."
" Euh, non merci".
Un florilège des remarques recueillies alors que l'humble auteur de ce blog s'en fut mettre la pagaille à la soirée d'anniversaire d'un ami, munie d'une fiole de ce mystérieux alcool hongrois, l'Unicum.
Aussi appelé l'accélérateur national hongrois , car en le dégustant en alternance avec de la bière, il permet de mieux tenir la distance.
Mais c'est aussi l'un des secrets les mieux gardés au monde : mis au point en 1790 par Zwack, chimiste à la cour de Joseph II. Ce dernier aurait même déclaré " Das ist ein Unikum!" Ach, ja... Plus de deux siècles plus tard, tout ce qui a transpiré, c'est que c'est un mélange de plus de 40 herbes. Dont une majorité amère.
C'est un alcool que l'on trouve ignoble la toute première fois. comme beaucoup d'autres choses, le café, la clope, le se*x*e.. Mais on s'y habitue pourtant bien vite, dès le troisième verre, en général. Et on ne peut dès lors plus s'en passer, car ce breuvage soigne maux d'estomac, coeurs brisés, ballonnements, xylocéphalées et bronchites.
Vous pouvez vous procurer ce breuvage unique à l'épicerie polonaise du 54-60, rue du Fbg Saint-Denis, ou peut-être dans d'autres magasins proposant des produits d'Europe de l'Est : toutes les adresses utiles ici, compilées par les Mardis Hongrois, que je salue bien bas.
Note: à boire bien frais, et avec modération!
crédit photo: Zwack.
C'est mercredi !
mercredi 23 mai 2007 at 16:00 Posted under Libellés : musique
Un mercredi uniquement consacré à la musique, car d'excellentissimes enregistrements sont récemment sortis:
* Mondomix nous propose un enregistrement du Pandit Pran Nath, vocaliste indien : cet enregistrement a été fait à Paris en 1972. Pour une fois, il ne présente pas des ragas-tubes, mais d'autres un peu moins souvent croisés. Il y en a pour tous les goûts, ou plutôt pour chaque moment de la journée. Ce chanteur est issu de la kirana gharana (gharana signifiant à peu près école, rien à voir avec le poison surcaféiné que l'on trouve partout actuellement), l'une des 'écoles' les plus reconnues.. Les gharana ( pour faire court) se distinguent les unes des autres par les techniques d'improvisation, le traitement des notes et l'ornementation. Clic vers un site de vente en ligne.
* Le Mondomix in english (bien plus complet, d'ailleurs) nous propose également le tout nouveau CD, A Devla de l'accordéoniste renégat des Tarafs de Haidouks, parti créer un nouveau groupe, Clejani Express, avec sa dulcinée. La critique du journal est élogieuse, notemment pour le côté un peu rugueux, voire un peu crade de l'enregistrement, la plupart de ces derniers s'étant adaptés à un public différent, habitué à des sons plus "propres"..
World Music Central (un autre fabuleux site..) nous suggère le Frelik, Sher un
Khusidl ...Brass Bands from Podolia, Klezmer and other Jewish Music : la Podolie est une magnifique région d'Ukraine, connue pour ses cerises, ses melons et ses potirons, d'après Wikipedia, mais aussi pour de splendides paysages. Tous les morceaux sont de 'vrais' artistes ukrainiens, moldaves, enregistrés au cours de 'vrais' mariages : de l'ethnomusicologie comme on l'aime. Clic!
Et pour la route, un CD de Lisa Gerrard, plus connue sous sa casquette Dead can Dance, mais qui aime bien donner des coups de pouce à des projets désargentés (Etre sans destin, l'adaptation du livre d'Imre Kertész, par exemple, où l'on pouvait entrapercevoir du coin de l'oeil Daniel Craig, tout perdu au beau milieu d'un cast 100% magyar, avant qu'il ne devienne une star intergalactique). Venons-en aux faits toutefois : elle vient donc de sortir l'album Silver Tree, fortement influencé par "le soufisme turc, le chant grégorien, et le mysticisme persan", fin de citation. Que demander de plus?
L'orchestre national d'Ile-de-France sur un programme "américain"
mardi 22 mai 2007 at 03:30 Posted under Libellés : chroniques concertantes, critique, musique
Un très beau concert samedi dernier, dans un ancien parc industriel d'Aubervilliers : Copland, D. Ellington, Bernstein et Gershwin par l'Orchestre national d'Ile de France.
J'ai entendu plusieurs fois des remarques comme celle-ci "mais pourquoi tu annonces ce genre de concert sur ton blog?! Cà n'a rien à voir, c'est américain"
Rien? Mais voyez plutôt :
- Copland est d'origine lituanienne par son papa,
- les parents de Gershwin sont tous deux russes, son papa tout droit venu à Brooklyn de Saint-Pétersbourg,
- et Bernstein? Ukrainien, lui. Et le fameux Tony de West Side Story est d'origine polonaise, n'est ce pas?
CQFD. *Je me frottais les mains à l'idée d'aller voir un concert dans un quartier post-industriel : je m'attendais, je crois, à un hanger délabré, quelques chariots-élevateurs dans un coin, de gigantesques toiles d'araignée surplombant l'orchestre... C'était un cadre beaucoup plus traditionnel, ce samedi. Une gigantesque salle, flambant neuve, dans un grand parc verdoyant. Peut-être un peu trop grande: l'orchestre (pourtant élargi) a du mal à remplir la scène.
Mais du côté "fauteuils", c'est plein à craquer. Un public très varié : c'est en effet un programme plus funky que d'ordinaire, n'est-ce-pas ? Et deux cents "collégiens préalablement préparés" mettent un peu de piquant à coups de gloussements étouffés, de chuuuuts totalement inefficaces et d'applaudissements enthousiastes entre les mouvements. Mais comme le reste de l'audience, ils seront de toute évidence captivés par le programme.
L'Orchestre fait son entrée, en casual saturday. Pantalons et chemises noires pour tout le monde. Un peu comme un banquier en pantalon de velours râpé, non? L'orchestre a embauché des extras pour l'occasion : deux fois plus de cuivres que d'ordinaire, et de nombreuses percussions que l'on ne croise que rarement dans un orchestre symphonique. Et des nouveautés: des saxophones de toutes les tailles, des trombonistes et des trompettistes de jazz, du banjo (un banjiste? un banjoniste?), etc..
Le chef débarque : un magnifique black que je pensais tout droit venu d'un club de jazz de Manhattan. Mais non, monsieur est anglais, organiste résident à Manchester. C'est lui qui occupe d'ailleurs la place la plus enviable : alors que l'audience et une bonne partie de l'orchestre, entraînés par la musique, (Rhapsody in Blue, çà swingue que le diable, rappelez-vous) trépigne, se contentant d'agiter orteils et genoux, le chef, W. Marshall, peut esquisser quelques pas de danses entre les solos sur le piano, et son activité de chef. Il parait que quand ses mains sont occupées au piano, il dirige en roulant des yeux, ce qui lui donne un air féroce, un peu ridicule aussi.
Il existe plusieurs orchestrations de Rhapsody in Blue, je ne sais pas laquelle a été jouée samedi, il aurait fallu compter les instruments, j'étais trop loin, et je ne suis pas fichue de distinguer un cuivre d'un autre. Mais de nombreux instruments sont venus grossir les rangs de l'orchestre : un banjo, des saxophones, des percussions nombreuses et variées (il y avait un gong, et même une batterie, là-bas derrière les contrebasses), un contrebasson etc...Ceci a donc donné un son bien particulier, plus boisé et plus cuivré que d'ordinaire.. Mes cordes bien-aimées ont essentiellement fait de la figuration dans les deux premières oeuvres (Rhapsody in Blue, et Harlem). Etait-ce du à l'orchestration ou à l'accoustique de la salle? Probablement les deux. (schéma ci-contre). Toujours est-il que çà avait beau cavaler sur le manche et tirer-pousser à qui mieux mieux, je n'ai pas entendu la moindre triple croche. C'est le jour où les cuivres et les bois, las de laisser le devant de la scène aux cordes, prennent leur revanche.
Entracte - dégourdissement de jambes, exploration de la salle. Il reste des places libres au troisième rang, à côté des contrebasses. Hourrah. Avec vue sur les altistes et les violonistes. Et peut-être pourra t'on même entendre quelque chose?
On pourrait se croire membre de l'orchestre, dans ce fauteuil, à quelques pas seulement des violoncelles et des contrebasses. Aucun problème d'accoustique, on entend parfaitement les cordes, les vents, les percus. Un pur bonheur.
L'orchestre revient : la deuxième partie commence avec du Copland. Je n'avais jamais entendu son nom auparavant, il s'agit pourtant d'un gros bonnet de la musique américaine du XXième : grand pote de Bernstein, élève de Nadia Boulanger (cocorico!). Oscarisé pour la musique de The Heiress, bénéficiaire d'un prix Pulitzer musical (?!). Les Three Latin-american Sketches sont absolument éblouissantes. Cà m'a rappelé Kodaly. Et je ne saurais pas trop dire pourquoi. Peut-être car les thèmes sont très simples, comme des thèmes populaires seuls peuvent l'être, et l'orchestration rend le tout un rien dissonnant, le tout restant pourtant profondément mélodique. D'autres spectateurs ont trouvé ces morceaux un peu pâlichons à côté du reste : plutôt que de changer d'avis, je préfère attribuer ceci au caractère plus contemplatif de cette pièce, un peu déboussolant entre des pièces aussi énergétiques que Rhapsody in Blue ou West Side Story. Et les cordes? Elles ont brillé. Pour mon plus grand bonheur.
Et puis le morceau d'anniversaire : c'est en effet les cinquante ans de West Side Story, qui porte très bien son âge. Les membres de l'orchestre, qui reviennent pourtant sur scène la mine un peu tristounette, vont se faire plaisir : les violoncellistes sont chargés du pupitre 'claquements de doigts', en plus de leur rôle de violoncelliste, les bois vont chanter (sisisi!), un des deux bassons va danser, les percussionnistes vont battre des mains, et le premier alto aura un solo. Une orchestration hors du commun, vous dis-je.
Cette version, sous formes de danses symphoniques, composée d'un prologue, d'un somewhere, d'un cool fugue et même d'un rumble, mérite amplement un billet consacré à elle toute seule. Cela viendra dès que je me serai procuré un enregistrement.
Qu'il vous suffise de savoir que personne dans l'audience n'a moufté pendant une demi-heure, que la moitié des musiciens se sont dandinés en rythme en prenant un plaisir sans mélange, si, si, on vous a vu.. J'avais eu un peu peur, qu'un orchestre symphonique ne soit pas capable de jouer ce genre de pièce, que ce soit au final trop propre, trop lisse : j'avais (heureusement) tort. Bien au contraire, c'était sombre à souhait, presque laid dans les moments dramatiques, mélancolique (c'est normal, c'était un solo d'alto..) à d'autres, mais surtout plein d'énergie. J'en ai oublié de respirer pendant quelques mesures..
Un gros, très gros reproche toutefois : mais ils ne donnent jamais de bis ?!?
Et on pourra même les retrouver jeudi, pour un oratorio arménien. La programmation de cet orchestre est géniale...
* la musique américaine est donc 100% judéo-slave, comme nous l'avions déjà prouvé par a+b lors du premier jeu-concours...
Caravan Palace au Divan du Monde
samedi 19 mai 2007 at 14:43 Posted under Libellés : chroniques concertantes, critique
Le désormais traditionnel apéro tsigane du jeudi soir*, au Divan du Monde : au menu ce soir-là, le Caravan Palace (mauvaise photo ci-contre)
Ce concert remporte malheureusement la palme de la balance la plus mal réglée de l'histoire du Divan. Impossible d'écrire une critiquette après avoir entendu juste quelques doubles croches par-ci, par-là. Ceux qui ont tendu l'oreille m'ont rapporté que çà rappelait le Gotan Project. Quelqu'un a renchéri avec un bon mot: Le Nouchema Project.
Un beau dress-code noir et blanc/béret adopté par les musiciens : un clarinettiste muni d'une clarinette "normale " (la? si? bah) ainsi que d'une clarinette basse, deux (!) violonistes, un guitariste, un contrebassiste, un homme à tout faire, une chanteuse-clarinettiste. Ai-je oublié quelqu'un? Le clarinettiste a beau se démener comme un beau diable, le nombre de notes entendues se compte sur les doigts d'une main. Toujours cette balance. Un peu déçue, car j'ai un petit faible pour les clarinettes basses, assez rarement entendues.. Même chose pour les violonistes.
D'après mes éclaireurs, envoyés au rez-de-chaussée, le son est à peine meilleur, en face de la scène. Nous nous résignons donc à continuer de discuter, tout en jetant un oeil sur la scène de temps à autre. La chanteuse a, dit la moitié masculine de notre petit groupe, une présence extraordinaire. La moitié féminine précise qu'elle porte une jupe généreusement fendue. De manière évidente, le groupe galvanise une bonne partie des spectateurs du RdC, qui hurlent, bondissent et gesticulent avec enthousiasme. Une enquête menée aux toilettes ainsi qu'au bar revèlera que le son n'était pas meilleur en bas, mais que l'énergie dégagée par le groupe est palpable. Mais si seulement on savait ce qu'ils ont bien pu jouer. Pour ceci, un petit tout sur leur myspace s'impose.
Et un gigantesque merci à tous ceux qui sont passés prendre un verre, qui en ont profité pour m'inonder de gentillesse et de cadeaux : c'est un honneur de vous connaître.
Nous n'aurons pas que des navets cet été
vendredi 18 mai 2007 at 12:25 Posted under Libellés : films
Car certains bons films viendront peut-être jusque dans nos salles égorger nos fils, nos compagnes : le tout premier film d'horreur extra-gore pakistanais : Zibahkhana (titre US: Hell's Ground) : les zombies envahissent le Pakistan. Sélectionné à de nombreux festivals connus pour leur amour du jus de framboise et du cervelet de veau en bouillie. Une suggestion de titre par un bloggeur pakistanais : 28 Samosas Later.
Miam.*
Pour les natures plus délicates, une sympathique comédie romantique, Once, de John Carney, un peu douce-amère. Une jolie histoire d'amour entre un chansonnier irlandais et une pianiste tchèque. La critique (enthousiasmante) du Rolling Stone.
* au cours de mes études, j'ai eu l'occasion d'écrire un scénario de film B, ainsi que de faire un projet de bande son pour ledit film. A propos de zombies venus semer la pagaille en Europe: leur réveil avait justement été déclenché par d'imprudents musiciens pakistanais (ou ouzbèkes? j'ai un doute). Il doit traîner sur le disque dur d'un ordinateur désormais au paradis des PC. J'ai comme l'impression d'avoir loupé ce qui aurait pu être le début d'une grande carrière de scénariste de films de série B. Je pourrais être à Cannes, maintenant..?
Programme pour un long, très long week-end
jeudi 17 mai 2007 at 16:41 Posted under Libellés : musique, suggestions
Sans vergogne, je me contenterai de reprendre la deuxième moitié du programme de cette semaine.. Mais il y a des nouveautés ! Un gigantesque merci à tous ceux qui ont contribué à enrichir le programme de ce week-end.
Jeudi 17 mai :¤ le fameux Apéro tsigane du Divan du Monde à partir de 19h (sans se presser toutefois..) Finis les temps où des Toulouse-Lautrec, Picasso and Co allaient s'y mettre des mines mémorables à l'absinthe. Les apéros tsiganes sont beaucoup plus calmes, sans tomber dans l'apathie toutefois. Ce jeudi, le Divan vous propose de l'électro-swing-jazz-manouche. Entrée libre. Dans ce qui me paraît être une des plus belles salles de Paris. C'est d'ailleurs mon anniv' quelques jours plus tard, donc si vous veniez boire une bière au Divan de Monde jeudi (ce soir), çà me ferait fichtrement plaisir. Ca fera office cette année de soirée d'anniv'.
¤ Sinon, le groupe Klezman se produit aux Trois Arts, ou encore Balval au Studio de l'Ermitage. Balval, nous dit-on sur le site du Studio, c'est "cinq musiciens enflammés (voix, vl, gt, cb et perc.) qui interprètent un répertoire ancré à l'est et mâtiné de jazz, blues ou tango, mêlant chant roms d'Europe orientale et compositions originales. Ce sera aussi l’occasion de fêter la sortie de leur premier album Blizzard Bohème sorti en novembre dernier". Tentés? Les deux concerts débutent à 21h.
¤ Aron vous propose , je cite "Oyé oyé (roulements de tambour) tadam! Et bien oui, comme tous les mois, je vous propose une soirée de not' ch'tite asso Musikmekanikcirkus, cette fois-ci à tendance plus electro-grime "tuci-tuci" bounce!!! On a le plaisir d'inviter KRIB, un jeune talent parisien qui nous offre un live de ses créations + des mixs, des lives de notre équipe! C'est jeudi 17 mai à partir de 21h au Lizard Lounge, 18 rue du Bourg-Tibourg, M° Hôtel de Ville et c'est gratuit !".
¤ si je ne dis pas de bêtises, j'ai entraperçu hier du coin de l'oeil une affiche annonçant un concert de Choeurs orthodoxes bulgares, à l'Eglise-Saint-Julien-le-Pauvre, à 20h.
Quel choix...
Samedi 19 mai :
¤Le Petit Journal Saint-Michel accueille la Clarinet Connection : un quintette de clarinettes qui joue de beaux classiques : Bechet, Armstrong, Count Basie, etc..20h30.
¤La salle Pleyel vous propose une soirée exceptionnelle avec quelques uns des grands noms du jazz contemporain : Portal, Bojan Z, Louis Sclavis, etc..Un peu cher, certes (30€), mais si vous divisez le prix du billet par le nombre d'intervenants, vous obtenez un prix par tête de 5€. La probabilité de voir Bojan Z. pour 5€ est réduite. Voire nulle. Cà se passe à la salle Pleyel, à partir de 20h. Probablement moins cher pour ceux qui ont des abonnements à des séries de concerts, ou à des demi-séries.. (la tarification à Pleyel a du être faite par un jeune et fringant diplômé d'école de commerce, car elle est pour le moins absconse)
¤ ma taupe infiltrée à l'Orchestre d'Ile de France nous suggère cet excellent concert :
Copland*, Three Latin-American Sketches,
Gershwin : Rhapsody in Blue (mmm!),
Duke Ellington : Harlem,
Bernstein : West Side Story sous forme d'une Suite de danses symphoniques. Un des rares morçeaux où à la place d'un Allegro, d'un Lento majestuoso, tout compte fait très banals, vous avez une Cool fugue, un Somewhere, un Cha-cha, et même un Rumble. Le tout joué aux Docks Pullman, à Aubervilliers. Cet orchestre mérite largement le titre de chouchou du klariscope : une programmation irréprochable (excepté le coup des bis en entrée..), variée, intriguante ! J'y serai, RDV dimanche pour la chroniquette.
¤ O'djila joue au Trois Arts. Plus d'infos sur leur(s) site(s): le site tout court d'une part, le site myspace d'autre part.
Dimanche 20 mai :
¤ Nos amis géorgiens continuent de chanter et de danser au Casino de Paris. Bon.
¤ Une autre possibilité est de faire un petit tour aux Trois Arts, qui vous propose une soirée tsigano-classique : des musiciens tsiganes vous proposent du Mozart, Rachmaninov. Je suis assez curieuse de voir le résultat. Pas grand chose à perdre, l'entrée est libre. 20h, rue des Rigoles, M° Jourdain.
*d'origine lithuanienne, le coco!
Quelques liens pour ce mercredi 16 mai
mercredi 16 mai 2007 at 14:57 Posted under
Oups, j'ai laissé tomber la rubrique des liens ces derniers tems : en vrac, et sans aucun rapport avec notre fil conducteur :
Monsieur Excel : l'un des meilleurs utilisateurs d'Excel nous fait partager ses connaissances. C'est bien écrit, érudit, drôle, passionnant, et vous serez si effrayés par les bugs d'Excel que vous irez dare-dare vous procurer un boulier. Profitez d'ailleurs de la nuit des Musées pour aller aux Arts et Métiers apprendre à compter avec un boulier où avec des bâtons de Napier.
Dans un autre genre, I can has cheezburger : des photos de chats, l'air idiot, avec des légendes idiotes.. Un peu nunuche, mais hilarant. les fautes de frappe? Essayez de taper à l'ordi sans pouces opposables..
Les plus belles choses visibles d'en haut : Google Sightseeing. Même plus besoin de s'embêter à chercher les vues intéressantes sur Google Earth..
mais c'est déjà mercredi !
at 11:41 Posted under
Pour tout savoir sur le concept du mercredi.
Me sentant d'humeur généreuse aujourd'hui, j'aimerais vous proposer quelques intégrales :
Films: les Mardis Hongrois proposaient récemment l'intégrale de Béla Tarr, et ils ont bien raison. Cette série de DVD a été conçue par Clavis Films : un coffret de trois films, Damnation (un commenteur anonyme sur Imdb écrit "le film qu'aurait fait le somnambule du Dr Caligari"), le Nid familial, Almanach d'Automne, pour 52€. (que vous pouvez même vous procurer en ligne), Satantango, film qui a fortement influencé Elephant, de Gus van Sant.
La boutique en ligne de Clavis Films propose du Jancsó, du Szabó , et des compils du meilleur du cinéma hongrois.Livres : tout Marai! Enfin traduit, il y a quelques années, on ne pouvait pas le lire dans la langue de Proust. Je vous envoie vers la page Amazon, où vous pourrez faire votre choix tranquillement. J'aimerais tout particulièrement vous recommander Les Braises, ou l'héritage d'Esther. Son écriture est très belle, même après traduction. On le compare souvent à Zweig, il partage en effet avec ce dernier un penchant pour l'observation de la nature humaine.. Marai adore confronter ses héros à leur passé, (en l'occurence, un vieil ami dans les Braises, un ancien amant dans l'Héritage d'Esther) et observer leurs réactions, leurs sentiments.. Il me semble plus cynique, moins fleur bleue, que Zweig.. Bref, on peut se lancer dans une intégrale sans risque de déception.
Musique : et si vous écoutiez un peu de Ligeti ou de Kurtag? L'intégrale serait peut-être un brin indigeste.
Petit caneton à la sauce klariscope
at 00:54 Posted under Libellés : films
Une belle sélection pour ce festival de Cannes*. Il nous a paru nécessaire d'opérer un tri, la sélection officielle étant bien trop large à notre goût. Voici nos pronostics, nos cotes, nos poulains, tout sur le Cannes-té plus.
¤En lice pour la palme :
1. 4 mois, 3 semaines et 2 jours, (RO), Cristian Mungiu,
2. Alexandra d'Alexander Sokurov (RU) - petit plaisantin,
3. Izgnagnie (Bannissement), d'Andrey Zvyagintsev (RU)
4. L'Homme de Londres, GER-FR-HU-UK, Béla Tarr,
5. Persépolis, Marjane Satrapi, Vincent Paronnaud.
6. Promets-moi, (FR-SER) Kusturica.
et d'autres..
Mon pronostic pour la palme? Oh, c'est une question difficile. Délayons un peu tout en y réfléchissant.
La préparation du film de Béla Tarr a été longue et tortueuse comme seuls des films de Béla Tarr peuvent l'être. Une jolie mise en abîme. La réalité de ses films le rattrape et distort son vécu. Certains d'entre vous ont peut-être visionné Lost in la Mancha, ou encore La Nuit américaine où drames, cataclysmes, s'enchaînent au cours du tournage d'un film.. Et où on comprend mieux le concept de force majeure. De la rigolade à côté de l'épopée Tarrienne. Son producteur décède deux jours avant le début du tournage. Coupes sombres dans le budget. Interruption du tournage. Batailles juridiques. La désormais fameuse guigne verdâtre à la hongroise. Mais rien n'arrête le farouche hongrois, la pellicule ne repoussant pas sur son passage, il réussit de main de maître à boucler son film. Ha! Gilliam n'en a pas fait autant.
Sinon, le film est basé sur une oeuvre de Simenon, et comme c'est un Tarr, c'est probablement très beau, très noir-et-blanc, voire noir tout court, très conceptuel et très inregardable.
Les autres? Bah, Kusturica, il a déjà eu tous les prix possibles inimaginables, qu'on lui donne un Grammy/Victoire de la Musique pour son opéra, et qu'on n'en parle plus.
Sokurov? Arf. Les russes pourraient trouver l'occasion ici de se venger de la finale de water-polo aux JO de 56. Ces sournois de russes savent faire des films. Et depuis le temps que Sokurov présente de magnifiques films à Cannes, il serait enfin temps qu'il ne reparte plus les mains vides. Son compatriote Louguine** (La Noce) étant en outre président du jury La Caméra d'Or... Je crains le pire. Dans la vraie vie, Tarantino et Wong Kar Wai pourraient bien venir mettre la pagaille. Et si Satrapi réalise ne serait-que moitié moins bien qu'elle ne dessine. La politique n'influençant d'ailleurs jamais le choix du vainqueur..
Les cotes du klariscope: Sokurov 5/1, Tarantino 2/1 (arg), Tarr 12/1, Kusturica 97/1, Satrapi 3/1
¤Un certain regard:
"Magnus," Estonia-U.K., Kadri Kousaar
"California Dreamin'," RO, Cristian Nemescu
C'est étrange, ce titre me dit quelque chose.. Flûte, çà me reviendra plus tard. Attention, un autre roumain dans le jury !
Cannes Classiques:
Nos cotes : Sacha Guitry 3/1, Howard Hawks 6/1, Terrence Fischer 4/1, Liviu Ciulei (RO) 54/1..
Beaucoup de jeunes réalisateurs de "chez nous "aussi dans la sélection Cinéfondation. Evitons l'énumération, j'entends vos bâillements d'ici...
La rédac' ne nous a pas offert un séjour à Cannes tout frais payés (çà viendra!), mais nous continuerons de vous tenir au courant des succès et des échecs de nos petits poulains orientaux tout au long de la semaine.
Bon festival,
* celà dit, la sélection vient juste d'être postée aujourd'hui sur le site du festival, alors que la moitié de la planète était déjà au courant.. Mais que font les webmestres du site du festival ?!
** Lounguine fait en 2005 une adaptation pour la TV russe des Ames mortes, de Gogol. J'offre une bouteille d'Unicum au premier qui met la main dessus. Ah, si seulement on avait la télé en russe...
Piqûre de rappel
mardi 15 mai 2007 at 16:47 Posted under
parce que Budapest est une ville magnifique, et qu'on aimerait qu'elle le reste longtemps : ce mardi hongrois (aujourd'hui) est dédié à la sauvegarde du patrimoine architectural de Budapest.
A tout à l'heure !
Nioupéra
at 09:31 Posted under
Il fut un temps où les capitales de la création opératique étaient Rome, Milan, Paris, Bayreuth, Vienne.. Il s'agit désormais de Sarajevo.
Kusturica et Bregovic continuent leur lutte fratricide, et alors que l'un crée son "opéra punk" le Temps des Gitans en juin à Bastille*, le second nous propose son Orfeo, création attendue pour septembre 2007, à Brême, d'après l'oeuvre de Monteverdi.
Bregovic n'en est pas à son coup d'essai, on peut d'ores et déjà se procurer son Karmen (sic) qui finit bien, qu'Amazon.fr ne classe ni dans l'opéra, ni dans la 'world music', mais en pop-rock. Allez comprendre.
Vous pouvez parcourir sur le site du No Smoking Orchestra quelques textes (et des photos!) , ils viennent juste de faire la première répétition en costumes..Lesquels ne manquent pas de piquant.
* il s'embourgeoise, le lascar.
** ne le hurlez pas sur tous les toits, mais il y a une représentation gratuite en matinée le 14 juillet à Bastille. RDV à 4h du matin avec tartines, vodka, Slivovice et Unicum pour les amateurs?
Bass AtTacK!!! ou le retour des poches en stock
lundi 14 mai 2007 at 18:22 Posted under

Oyé oyé (roulement de tambour) tadam!
Et bien oui, comme tous les mois (et j'en ai bien peur pour longtemps) je vous propose une soirée de not' ch'tite asso Musikmekanikcirkus, cette fois-ci à tendance plus electro-grime "tuci-tuci" bounce!!! On a le plaisir d'inviter KRIB, un jeune talent parisien qui nous offre un live de ses créations + des mixs, des lives de notre équipe! C'est jeudi 17 mai à partir de 21h au Lizard Lounge, 18 rue du Bourg-Tibourg, 75004 Paris, M° Hôtel de Ville et c'est gratuit (ci-joint le joli tract!).
A bientôt là-bas j'espère!
Programme pour la semaine du 14 mai au 19 mai 2007
dimanche 13 mai 2007 at 15:45 Posted under Libellés : suggestions
Lundi 14 mai :
¤ Théâtre de la Ville aux Abbesses : Kayhan Kalhor au Kamantché, Hamid Réza Nourbakhsh, chant. Il n'y pas grand chose à lire sur le site du Théâtre de la Ville (je les ai connus plus loquaces), mais vous pouvez écouter un petit extrait sur cette page, en lire un peu plus sur cet instrument mystérieux qu'est le kamantché ici. 20h30, Théâtre de la Ville aux Abbesses.
¤ L'Orchestre du Chantier continue de recruter, le saviez-vous ?
Mardi 15 mai :
¤ Karpatt au Cabaret Sauvage : dans le cadre de la soirée A vos Zincs. Vous pouvez lire tout ce qu'il vous faut savoir sur ce concert sur le site du Cabaret Sauvage. Il n' a pas seulement Karpatt, mais aussi Les Ongles Noirs, les Fouteurs de Joie, etc...
Mercredi 16 mai : des danseurs/musiciens tout droit venus de Géorgie au Casino de Paris : c'est si onéreux que je vous conseillerais plutôt de mettre cet argent de côté pour un billet d'avion pour Tbilissi. Où vous pourrez voir de vrais musiciens géorgiens. Et non pas des Géorgiens déguisés en musiciens géorgiens. Cela dit, si vous voulez aller voir ce spectacle, personne ne vous en empêchera. C'est un peu comme si à Tbilissi, vous alliez voir des chanteurs/danseurs français portant des bérets basques, dansant des baguettes de pain à la main. Pathétique.
Pour les 30 ou 50€ que vous aurait coûtés ce concert, vous pourrez vous offrir un festin pour 2 ou 3 personnes dans un restau géorgien, par exemple le Pirosmani, 6, rue Boutebrie, Paris V. Toutes les autres adresses ici : passez toutefois un petit coup de fil avant de vous déplacer, l'article date de 2004.
Bon ap'!
Jeudi 17 mai :
¤ le fameux Apéro tsigane du Divan du Monde à partir de 19h (au sens large..) au Divan du Monde. Finis les temps où des Toulouse-Lautrec, Picasso and Co allaient s'y mettre des mines mémorables à l'absinthe. Les apéros tsiganes sont beaucoup plus calmes, sans tomber dans l'apathie toutefois. Ce jeudi, le Divan du Monde vous propose de l'électro-swing-jazz-manouche. Entrée libre. Dans ce qui me paraît être une des plus belles salles de Paris. C'est d'ailleurs mon anniv' quelques jours plus tard, donc si vous veniez boire une bière au Divan de Monde jeudi, çà me ferait fichtrement plaisir.
¤ Sinon, le groupe Klezman se produit aux Trois Arts, ou encore Balval au Studio de l'Ermitage. Balval, nous dit-on sur le site du Studio, c'est "cinq musiciens enflammés (voix, vl, gt, cb et perc.) qui interprètent un répertoire ancré à l'est et mâtiné de jazz, blues ou tango, mêlant chant roms d'Europe orientale et compositions originales. Ce sera aussi l’occasion de fêter la sortie de leur premier album Blizzard Bohème sorti en novembre dernier". Tentés? Les deux concerts débutent à 21h.
Samedi 19 mai :
¤Le Petit Journal Saint-Michel accueille la Clarinet Connection : un quintette de clarinettes qui joue de beaux classiques : Bechet, Armstrong, Count Basie, etc..20h30.
¤La salle Pleyel vous propose une soirée exceptionnelle avec quelques uns des grands noms du jazz contemporain : Portal, Bojan Z, Louis Sclavis, etc..Un peu cher, certes (30€), mais si vous divisez le prix du billet par le nombre d'intervenants, vous obtenez un prix par tête de 5€. La probabilité de voir Bojan Z. pour 5€ est réduite. Voire nulle. Cà se passe à la salle Pleyel, à partir de 20h. Probablement moins cher pour ceux qui ont des abonnements à des séries de concerts, ou à des demi-séries.. (la tarification à Pleyel a du être faite par un jeune et fringant diplômé d'école de commerce, car elle est pour le moins absconse)
¤ O'djila joue au Trois Arts. Plus d'infos sur leur(s) site(s): le site tout court d'une part, le site myspace d'autre part.
Bonne semaine à tous,
Crédit photographique : photos chipées à droite à gauche, sur le site du Théâtre de la Ville, du Cabaret Sauvage, etc... C'est pour la bonne cause, n'est ce pas? Prenez ceci en compte avant de me poursuivre en justice, merci.
Evrovizja
at 13:54 Posted under Libellés : musique
Ce matin, les nouvelles sont tombées :
1. Serbie,
2. Ukraine,
3. Russie.
Ce n'est pas le résultat des championnats du Monde de water-polo (car il aurait alors fallu remplacer l'Ukraine par la Hongrie et attribuer à cette dernière la médaille d'or), mais de l'Eurovision. Vous pouvez écouter les chansons des pays participants ici , ou lire/modifier l'article de Wikipedia ici.
Ceci confirme définitivement la supériorité musicale des peuples slaves, que Tchaikovski, Shostakovich, Oïstrakh, Richter, Bojan Zulfi-machin ont déjà largement contribué à établir. Na!
Pingouins
vendredi 11 mai 2007 at 15:02 Posted under
le klariscope est le troisième résultat fourni par google.fr pour la recherche de "pingouins du caucase".
Franchement, je ne sais pas quoi en penser. A la rigueur, baleines hongroises, j'aurais compris..
Programme du week-end du 11 au 13 mai 2007
at 14:36 Posted under Libellés : suggestions
Youp-la-boum, le week-end en chantant nous ouvre la barrière:
Ce soir, vendredi, le Kocani Orkestar (fanfare des Balkans de Macédoine) vient faire péter ses cuivres rutilants au New Morning. Il y aura des trompettes enjouées, des trombones fous et de l'hélicon qui fait pon pon pon pon. A 20h30, pour une vingtaine d'euros.
Samedi (12 mai) : l'Orchestre d'Ile de France (le chouchou du klariscope*) joue à Vélizy, au Théâtre de l'Onde, dans le cadre du festival Musique et Architecture. Un beau programme garanti 100% russe : le Concerto pour piano #3 de Rachmaninov (que certains surnomment le Rach'3, yeah baby), Denis Matsuev, le fabuleux pianiste aux bras cassés, au piano. Suivi de la Symphonie Pathétique, le chant du cygne de Tchaikovski, créé quelques jours avant sa mort. Vladimir Spivakov a échangé son archet pour une baguette de chef pour cette série de concerts . Le tout sans débourser un rouble, car c'est un concert gratuit, résa toutefois obligatoire au 01 39 07 70 92.
Budapest breakbeat Night à l'OPA, 9, rue Biscronet, Paris 12ième. Nujazz, trip-hop, downtempo à l'OPA. Si cela ne vous intéresse pas, venez quand même, y'aura de la bonne gnôle hongroise : la célèbre palinka. Santé ! (merci aux mardis)
Et ce n'est pas tout ! After Crying, groupe de pop-rock hongrois, au Théâtre Montansier de Versailles, à20h30.
Le Théâtre de la Ville (aux Abbesses!) vous propose un duo turco-iranien de kamantché et de baglama, à 17h (si vous avez ainsi envie d'enchaîner les concerts).
Pour couronner le tout, un très bon concert de musique classique indienne au Musée Guimet : Sandip Chatterjee et Apurba Mukherjee (Santour et tabla) : Sandip Chatterjee est l'élève d'un élève de Ravi Shankar, donc s'il n'y a pas trop de déperdition d'information, ce sera un concert très intéressant. Apurba Mukherjee, lui aussi, a un pedigree irréprochable. 20h30, 20€ environ (18 ou 22, je ne sais plus, et je n'ai pas le temps de vérifier, et comme personne ne suit mes conseils avisés, je ne vais pas m'em..... à chercher le prix exact. Mais c'est vraiment à 20h30, pas d'inquiétude).
Et pour les lève-tôt, deux films kyrgyzes , au Musée de l'Homme, à partir de 10h - du matin :
Un été silencieux de Stéphane Breton , 2005, 52’ ( Kirghistan)
Bride kidnapping in Kyrgyztan de Petr Lom , 2004, 51’ (Kirghistan). Prix du Bilan du Film ethnographique.**
Dimanche (13 mai) apéro musical avec le Balkansambl à 19h au Kiosque Flottant, quai François Mauriac Paris XIII.
A 18h, la Flèche d'Or vous convie à une série de concerts - gratuits : "Un dimanche dans les Balkans". Et si vous voulez vraiment vous gorger de musique : le Slonovski Bal à 14h, à Paris X-Dauphine.
On ne va pas s'ennuyer ce week-end..
* en effet, ils jouent à la fois dans des salles prestigieuses (Pleyel..) sous la baguette de jet-chefs, mais ils jouent aussi dans des gymnases d'écoles pour des gamins qui n'auraient pas forcément assisté à ce type de concerts... Ce qui ne gâte rien, ils sont bons et beaux. Un des altistes, du moins. Le blondinet, là, à droite.
** je songe faire un autre calendrier - avec des suggestions de films : est-ce que cela intéresserait quelqu'un ? Feedback, svp!
Petit électro-choc du jeudi matin
jeudi 10 mai 2007 at 11:08 Posted under
En musardant sur le site de l'opéra de Paris, je viens de m'apercevoir que la soeur d'un vieux copain vient d'être nommée Danseuse Etoile.
Gloups.
D'une part, youpi, bravo et félicitations. D'autre part, ç'est un peu déroutant. Chez moi, les danseurs(ses) étoiles sont des êtres éthérés, inaccessibles et lointains dont l'existence se déroule dans un univers parallèle un peu désuet, où les hommes portent des queues-de-pies, des monocles et des chemises à jabot, les femmes des robes à tournure, à la rigueur de jolis tutus lors des représentations.
Et pour cause, la dernière fois que j'ai aperçu une danseuse de l'Opéra en tenue de ville, c'est-à-dire en pantalon en cuir, gros godillots, micro-T-shirt, piercing au nombril, yeux charbonneux, çà m'a tellement tourneboulée, que cinq ans après, je ne suis toujours pas revenue de ma surprise.
Comme elle va danser plein de bonnes choses russes : Nureev, Balanchine, on va de ce pas l'ajouter sur la liste des artistes à suivre de près.
C'est un mercredi horowitzien !
mardi 8 mai 2007 at 19:25 Posted under
Un CD : le 9 mai 1965, c'était aussi le premier récital en public depuis 1953 de Vladimir Horowitz: si beaucoup d'enregistrements de Horowitz me semblent tout à fait oubliables, Liszt et lui s'entendent plutôt bien. Voici donc une petite compil' Liszt par Horowitz.Un DVD autour de sa tournée en URSS de 18986 est disponible sur Amazon, Horowitz in Moscow : il s'agit d'un Horowitz un peu assagi (les doigts ne suivent plus autant, à 85 printemps..) et probablement plus intéressant musicalement que dans sa prime jeunesse. Ce fut également une série de concerts importante sur un plan politique. Vous pourrez acquérir ce beau témoignage musicalo-historique pour un peu moins de 10€. Youpi.
Puis-je donc vous proposer le livre Horowitz et mon père ? Roman d'Alexis Salatko, préfacé par Roman Polanski. Le père du narrateur et Horowitz lui-même en compétition au conservatoire de Kiev pendant leur enfance, puis par disques interposés, alors que lui enregistre disque sur disque, l'autre est chimiste chez Pathé-Marconi. Je n'ai pas lu ce livre, uniquement entendu une critique à la radio, un matin, une oreille à demi-ouverte, l'autre encore sous l'oreiller. D'après mes (vagues) souvenirs, c'était très positif. Vous ne risquez pas grand chose : il ne coûte que 4,75€, et s'il ne vous plait pas, je me ferai un plaisir de vous le chiper, puis de poster la critique ici.
Bon mercredi !
Programme (un peu tardif) pour la semaine du 7 au 11 mai 2007
at 13:39 Posted under Libellés : musique, suggestions
Mercredi soir, vous pourrez choisir entre des chants tsiganes Olah au Satellit Café , à partir de 21 heures, au tarif habituel de l'endroit, soit 10€. Sinon, vous pourrez vous diriger vers les Trois Arts, toujours rue des Rigoles, dans le XX-ième, où se produit le Freylekh Trio, gratuitement, et ce à partir de 21h. Vous ai-je déjà raconté comment j'ai essayé de recruter le violoniste du Freylekh Trio en faveur de l'Orchestre du Chantier?
Jeudi, Zsuzsanna Varkonyi au Studio de l'Ermitage. Un des piliers du Studio de l'Ermitage, ce qui prouve que les programmeurs de cette salle ont bon goût.
Vendredi, à 21h30, le Kocani Orkestar au New Morning. Vous pouvez avoir un avant-gout du concert en écoutant quelques unes de leurs compositions sur le site de musique équitable Calabash.
Une très bonne semaine, non?
Danses hongroises par l'Orchestre d'IDF
at 13:38 Posted under Libellés : critique, musique
Danses hongroises (Brahms, Kodaly, Bartok, Liszt) - Orchestre national d'Ile-de-France , Maison des Arts et de la Culture de Créteil.
C'est un programme fichtrement hétéroclite, me faisant penser à un repas camembert - île flotttante - soupe - plat de résistance. Pour la première fois de ma vie, j'ai assisté à un concert où on a commencé par les bis. C'est pour le mois déroutant, voyez plutôt.
Brahms - Danses hongroises
Liszt - Concert pr piano #1*
Bartok - Deux images op.10
Zoltan Kodaly (-aly se prononce comme aill dans ailloli), Variations sur un thème hongrois "Le Paon"
La grande salle de la MAC de Créteil est magnifique (et ce qui ne gâte rien, bondée) : comme me le fait remarquer mon compagnon de concert, l'acoustique est étrange, le son un peu étouffé. Bien que nous soyons assises au sept- ou huitième rang, le son parait un peu lointain. Pourtant la scène est bien remplie (une bonne soixantaine de cordes, une grosse vingtaine d'instruments divers et variés : cuivres, vents, percussions..).
On commence donc par le bis : hop, l'orchestre se lance dans une série de danses, dites hongroises, de Brahms. De préférence celles que l'on peut siffloter yeux et oreilles bandées, celles qui font frétiller les doigts de pied. Certains des musiciens dodelinent de la tête, d'autres tapent frénétiquement du pied. Comme un bis. Même si c'est assez inhabituel, je ne trouve pas çà complètement idiot : c'est un vendredi soir, tous les spectateurs ont derrière eux une semaine de travail (beurk), il est tard, pourquoi ne pas commencer par des morceaux accessibles et euphorisants ?
Un moment de flottement alors que certains des musiciens quittent la scène pour que les techniciens puissent installer le piano. L'orchestre revient, dans le désordre. D'abord au compte-gouttes, puis en meute, dans un joyeux désordre. Le (très jeune) pianiste , Jean-Frédéric Neuburger, arrive. Il se trompe de chemin, se retrouve coincé entre deux pupitres, des violonistes lui donnent des indications afin qu'il puisse arriver à son piano bien-aimé. Assis au piano, le jeune adolescent voûté, mal à l'aise, se métamorphose en jeune homme sûr de lui, triomphant.
Ce qui ne l'empêche en rien de massacrer les premières mesures du concerto # 1 de Liszt. C'est une oeuvre certes un brin kitsch, (il ne parvint guère à distinguer la rareté du poncif (...) on qualifie habituellement de trivial, Bartok), mais bourrée d'énergie, un peu violente aussi. Et il la prend sur un temp de berceuse (je me suis effectivement assoupie quelques secondes au cours du 3-ième mvt, pourtant un allegretto vivace), et joue d'une manière caricaturale, exagérée, presque drôle. Parfois son jeu me fait penser à du Chopin, ou du Mozart mal joué. Bref, ce morceau, tout sauf rigolo, est rendu insipide et un peu ridicule.
Il arrive d'une manière ou d'une autre au bout du concerto, après quelques allers-retours coulisses-scène - manquant renverser moult pupitres au passage, tordant de manière angoissée les pans de sa veste, s'asseoit de nouveau, sans trop se faire prier, au piano et entame un Bach. Si on me demande mon avis, il faut être un très , très , très grand pianiste pour se permettre du Bach en bis. Midori n'hésite pas à jouer la Chaconne en bis, et elle peut se le permettre, Anderszewski aussi, mais son Bach est exceptionnel et dérangeant. Et c'est tant mieux.
Mais ce jeune homme ? Je ne trouve pas les mots pour décrire son Bach, soyez assurés que c'était tout à fait oubliable.
Entracte.
Après ces hors-d'oeuvres, le plat de résistance : du Bartok et du Kodaly. Je ne connais pas très bien Bartok, mais je n'ai rien écouté encore de lui qui m'ait déplu : c'est un brin dissonant, mais encore très mélodique, rempli de sonorités nouvelles, très classiques à la fois, même les passages enjoués restent sombres, évoquant peut-être ce destin impitoyable qui s'acharne de toute façon sur la Hongrie. On ne demande plus de l'orchestre uniquement des sons proprets, très dix-neuvième. Les archets peuvent maintenant grincer un peu, c'est beaucoup plus intense.
Au moment du Kodaly, il ne me reste par contre plus beaucoup d'attention à dédier à la musique. Je suis ainsi faite qu'après une heure, une heure et demie, mon cerveau se déconnecte et sombre dans une douce rêverie. Ce qui me permet de conclure que ce morceau était très bien, et très bien joué. Il ne reste plus qu'à se procurer un enregistrement et le commenter ici.
De manière guère surprenante, l'orchestre se lève comme un seul homme et quitte la scène en courant, sans faire mine de jouer le moindre bis. Déjà fait, non?
*n'a pas encore d'article wikipedia (on s'y colle?)
9ème Biennale internationale des Poètes
at 12:21 Posted under Libellés : suggestions
Héhé, pour une fois je ne vais pas communiquer un évènement de dépravés, quoique, on ne sait jamais avec les poètes... Donc comme l'indique l'affichette ci-contre, du 23 au 4 juin prochain a lieu la 9ème biennale des poètes en Val de Marne (9-4 wesh wesh les choses se passent, hum...donc) avec un programme très riche qui va du biopoème d'Eduardo Kac à des performances de poésies sonores. La soirée d'ouverture à lieu au Mac/Val à Vitry sur Seine le mercredi 23 mai à 19h avec Wilton Azevedo, Chawki Baghdadi, John Cayley, Serge Pey... les rézas sont indispensables au 01 49 56 27 20 et demandez une invit' (ou plus) y'aura sans doute des p'tits fours!
Gastromusicalement vôtre :
lundi 7 mai 2007 at 10:10 Posted under
- quelques morceaux traditionnels ouzbèkes accompagnées de plov, le plat national ouzbèke,
- un peu de musique indienne et comment préparer un murgh biryani dont vous me donnerez des nouvelles,
- un bon vieux goulash accompagné d'un peu de bartok (l'Allegro Barbaro)
Parce que les nourritures célestes ne suffisent pas toujours.
Bon appétit.
Couic - blong - aie
at 09:36 Posted under
En raison d'un déménagement, le programme de la semaine ne sera pas prêt pour ce midi : il ne sortira que ce soir. En effet il n'y a pas encore de connection internet dans les nouveaux "locaux de la rédac' ". C'est ennuyeux, surtout pour un blog.
Mais dès ce soir :
- le programme de la semaine,
- la critiquette du concert 'Danses hongroises' par l'Orchestre d'Ile de France à la MAC de Créteil,
- une chronique-surprise !
Ce soir, Akosh S. aux Bouffes du Nord, et n'hésitez pas à consulter les programmes culturels de deux très bons blogs ici et là, s'il vous faut un concert en urgence.
Bon début de semaine .
Programme du week-end du 4 mai au 7 mai
vendredi 4 mai 2007 at 10:17 Posted under Libellés : musique, suggestions
Un week-end chargé :
-vendredi 4 mai :
¤ Pal Frenak à l'Institut Hongrois. Recommandé par les Mardis du même nom ( et le klariscope). Danse contemporaine. 20h
¤ Danses hongroises à la MAC de Créteil par l'Orchestre d'IDF : Brahms, Kodaly, Bartok..20h. L'Orchestre national d'Ile-de-France publie un très beau magazine, l'Ile Joyeuse (ah, l'humour un peu potache des musiciens..), dans lequel vous trouverez notamment des mots croisés musicaux très divertissants, que je vous recommande chaudement (page 22, dans la Rubrik Ludik).
- samedi 5 mai :
¤ Titi Robin aux Bouffes du Nord dans le cadre du festival Jazz Nomade - La Voie est libre 20h, 14-20€
¤ Rona Hartner au Cabaret /Guinguette Pirate 20h30 (12-15€). Il s'agit de la même Rona que dans Gadjo Dilo, et si on me demande mon avis, elle chante beaucoup mieux que Romain Duris ne joue.
¤ Bollywood Chewing-gum : au Karambole Café : du drum'n bass masala (sic), du bollywood remixé.. Entrée libre, à partir de 21h.
-lundi 7 mai
¤ Akosh Szelevényi aux Bouffes du Nord (zut! c'est en même temps que la répet'). Tous les détails ici.
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Il est également possible de choisir l'option "week-end chips pyjama", avec un beau programme TV ce soir :
- 00h15: Arte : docu sur les Ballets russes
- 1.20 , Arte : Docu sur le Bolchoï
- 0.40, F3 : Toute la musique qu'ils aiment, invité : Ivry Gitlis (un de mes violonistes préférés, pour info).
Merci 20' pour les tuyaux.
Untchak Attak au Divan du Monde
at 00:43 Posted under Libellés : chroniques concertantes, critique, musique
Les fantômes de Picasso, Lautrec, Baudelaire, et toute la bande sont très probablement accoudés au comptoir du Divan du Monde, anciennement dénommé Divan Japonais, et y sirotent des boissons désormais illégales.
Fantômes ou pas, c'est une salle qui a beaucoup d'âme et qui se prête particulièrement bien à des concerts comme celui de ce soir : Untchak Attak. La scène est vaste, tant mieux, car il s'agit d'une équipe de taille. Sept musiciens au total. Pas de violoniste. Pas de violoniste dans un ensemble entre autres klezmer. Ce serait à la rigueur un des reproches que je leur ferais.. Ils ne sont d'ailleurs pas seulement klezmer, mais aussi sous influences turque, grecque, arabe, etc. Du klezmer aux olives grecques, tout simplement, comme ils le disent si bien.
Récapitulons : une clarinettiste chantante, un flûtiste, un guitaro-ukuléliste*, un percubatteur chantant, un trompettiste, un sax baryton, ainsi qu'un contrebassiste bondissant, également responsable animations et chorégraphies à ses heures.
Mentionnons au passage leurs expériences chorégraphiques, car ils ont en effet réussi (comment ils s'y sont pris, je me le demande) à faire exécuter au public des chorégraphies déroutantes à base de pliage de petits doigts, ou de petits tours en gesticulant vers la gauche, puis vers la droite. Ce qui a surtout réussi à prouver que plus de 50% du public du Divan du Monde n'est pas foutu de distinguer sa droite de sa gauche.
Mais je délaie, et n'ai toujours pas répondu à la question à 1000€ : c'était bien ou pas? Très bien. Cà oscille entre des passages sombres, grinçants et des passages franchement rabbijacobiens. Hop, un petit détour vers l'Afrique du Nord (mais en restant dans cet univers très PECO), zou un détour vers la Grèce. Les instruments et les voix se complètent très bien, parfois peut-être la clarinette est noyée sous la trompette et le sax'. Mais le mieux est encore d'aller faire un petit tour sur leur site et d'écouter par soi-même, eh ?
* je ne suis pas sûre que ce soit un ukulélé, mais c'était un instrument en forme de guitare, petit, une guitarette, en qq sorte...
la musique équitable, çà existe pour de bon
jeudi 3 mai 2007 at 17:22 Posted under Libellés : musique
Certains se rappelleront peut-être d'un billet sur la musique équitable où nous proposions de développer l'archèterie et la lutherie biologiques. Plus sérieusement, Fairplaylist vous propose un vrai festival de musique équitable à Paris, du 3 au 6 mai. Tout ceci se passe à Ménilmontant, désormais capitale de la musique équitable et écologique. Le programme des conférences, des concerts, ici.
On n'arrête pas le progrès.
A lire aussi : les critères pour être labélisé musique équitable, quelques labels équitables : Magnatune , Calabash (excellentissime site où vous pourrez trouver - et surtout écouter, de la musique ouzbèke, du Bollywood pur ghee, des joyaux musicaux chinois..) et d'autres.
crédit photo : NgkkH sur Flickr (tuyau: pour les photos libres de droit, çà se passe là- hourrah)
Dernière minute pour une flûte enchantée
at 14:44 Posted under Libellés : musique
De la part de Tania, une amie de ma future-ex coloc (même les meilleures choses ont une fin) qui vous invite aux deux dernières représentations de La Flûte enchantée de Mozart au Théâtre Jean Arp à Clamart le vendredi 04 mai à 20h30 ou le dimanche 06 mai à 15h30. Tania chante le rôle de Pamina.
(crédit photo : Java Café sur Flickr, merci Creative Commons !)
Résa: 01.46.42.17.95
Tarifs: 22 €, étudiants et chômeurs: 18 €, enfants :5 €
Adresse : Théâtre Jean Arp, 22, rue Paul Vaillant Couturier, 92 140 Clamart
Ceux qui trouvent cela cher peuvent venir gratuitement à la répétition générale le jeudi 03 mai à 19h30. Youpi!
Pour venir à Clamart: prendre le métro ligne 12 jusqu’à Corentin Celton, changer avec le bus 189 (direction Georges Pompidou) descendre à station "Centre culturel Jean Arp". Compter 18 minutes avec le bus et attention pour dimanche il n’y a qu’un bus chaque 20 min (14h46 et après 15h05). Bises!
C'est un mercredi en retard
at 10:51 Posted under
car les mardis fériés perturbent ma notion du temps. Mais cela nous donne plus de temps pour lire, voir des films..
- Les Harmonies Werckmeister, de Béla Tarr : car lui aussi a des notions de temps et de rythme plus que flexibles..Vous pouvez lire ici une belle critique, et voir là (sur youtube, comme d'habitude) les premières scènes du film. Bela Tarr est probablement le réalisateur hongrois le plus intéressant du moment, l'antithèse d'Istvan Szabo, en quelque sorte.
- Werckmeister a laissé quelques écrits derrière lui (Musicae mathematicae hodegus curiosus ... (1687)) : en ce qui me concerne, je ne lis pas le latin, et vous ? Mais les Ecrits de Bela Bartok (sur la politique hongroise, la musique, l'ethnomusicologie, l'atonalité) agrémenteront quand même votre "mercredi". Très partial (quand un hongrois écrit sur l'histoire hongroise...) mais passionnant.
- A écouter : Les danses de Galanta, de Kodaly, par l'Orchestre National Hongrois (particulièrement cher à mon coeur) dirigé par Adam Fischer*. Plein d'autres bonnes choses sur ce CD, le tout pour la modique somme de 5.37€ (un gros paquet de Marlboro, par exemple).
* c'est le frère d'Ivan, qui lui par contre a déjà son article sur Wikipedia. Au vu du nombre d'articles manquant sur la Hongrie et les pays de l'Est en général, (Frankel, Adam Fischer, Alma Lazarevska.. ), je me demande s'il ne serait pas temps d'envisager une carrière de wikipediste amateur. En collaboration avec les Mardis Hongrois, peut-être ?
Quelques liens pour aujourd'hui
at 01:16 Posted under
Pleins d'opéras - au sens large, venus d'Europe de l'Est ces temps-ci:
- l'Affaire Makropoulos à Bastille : ce n'est pas un Tintin, mais un opéra de Janacek, dont vous pourrez lire des critiques élogieuses ici, moins là. En ce qui me concerne, j'ai un faible pour Jenufa..
- Le Temps des Gitans : certes, ce ne sera créé qu'en juillet, il va falloir patienter, mais on ne peut pas se refuser un punk opera tsigane en rom à Bastille? Mise en scène: Kusturica, Direction Musicale : Dejan Sparavalo, avec le No Smoking Orkestra et le Garbage Serbian Philharmonia. Cà a l'air trash à souhait, je frétille d'impatience*.
- Le Mandarin Merveilleux, Bartok. Soit, c'est un ballet. L'Orchestre d'Ile de France nous propose cette pièce, ainsi que le Concerto pour Violon de Stravinski, fin mai (au Châtelet, à Nanterre..). L'Orchestre d'IDF nous propose en ce moment beaucoup d'oeuvres hongroises, ce qu'on ne va certainement pas leur reprocher. J'aime beaucoup cet orchestre, mais j'aime encore plus l'orchestre symphonique de Chicago : voici un lien vers une vidéo où Boulez lui-même présente l'oeuvre, jouée ensuite par son orchestre.
* je l'écris en tout petit pour que seul les vrais fans puissent le lire : le 14 juillet, matinée gratuite - entrée libre. Sinon, vous pouvez réserver votre place sur Internet comme d'habitude.
L'horoscope musical du mois de mai
mardi 1 mai 2007 at 23:13 Posted under Libellés : kloroscope, suggestions
Le calendrier des concerts de mai est prêt! Pour une fois, ce ne sont pas de vaines paroles, on peut faire ce qu'il nous plaît en mai, il y en a pour tous les goûts, pour toutes les couleurs, et ce, en quantités gargantuesques.Taureau (21 avril-21 mai)
Jupiter, Saturne, Pluton (pourtant en rogne) ont travaillé main dans la main pour vous offrir un mois de mai exceptionnel. Vous l'aurez mérité, après tout, la grande majorité d'entre vous fêtent leur anniv' ce mois-ci. Les natifs du 12 et du 19 seront tout ébaubis du succulent programme qui leur est proposé dans le calendrier.Gémeaux (22 mai - 21 juin)
Vous êtes gâtés aussi : et surtout les natifs du 26 et 27 mai : la Cité de la Musique s'est mise en quatre pour vous proposer des concerts de musique du Pakistan, d'Iran, d'Ouzbékistan le week-end du 26 et 27 mai. Joyeux anniversaire. Si vous faites encore la fine bouche, il y a un très bon concert de musique classique indienne au Théâtre de la Ville le 26.Cancer (22 juin - 23 juillet)
Faites pas la gueule, tout s'arrange. Si vous ne me croyez pas, allez soigner votre blues chez Akosh Szelevényi (aux Bouffes du Nord), le meilleur jazzman que la Hongrie ait jamais produit. Ceci dit, il n'y a pas des quantités astronomiques de jazzmen hongrois. Mais il est vraiment très bon. Le Bolla Quartet n'est pas mal non plus.Lion (24 juillet - 23 aout)
Vous serez en plein forme, comme si vous aviez mangé du.. oh flûte. Vous pourrez déverser un peu de ce trop-plein d'énergie au New Morning le 11 mai, car le Kocani Orkestar y passe. Certains natifs du n-ième décan ont pu y voir Boban Markovic il y a trois ou quatre ans. Ce sera dans la même veine. A ne pas manquer ! Clic ! pour écouter des extraits !Vierge (24 aout - 23 septembre)
A moins que vous n'ayez eu l'idée farfelue de partir en vacances en mai alors qu'il y a tant de bons concerts dans le coin, vous pourrez vous régaler de ceci, de cela et même de çà. Veinards.Balance (24 septembre - 22 octobre)
Il parait, me dit l'Astrological New England Journal of Music, que les balances sont particulièrement friands de Stockhausen, Boulez et Cage. Euh, on ne va pas pouvoir faire grand chose pour vous. A part vous conseiller de lire la page consacrée aux compositeurs hongrois sur Wikipedia. Car, en effet, hormis des jazzmen et des chefs d'orchestre, la Hongrie a produit beaucoup de compositeurs contemporains : Kurtag, Ligeti, Eötvös pour ne citer que les plus inécoutables. Peut-être devriez vous songer à rendre visite à l'Orchestre d'Ile de France qui propose actuellement un programme autour de danses hongroises. Et pour une fois, pas seulement du Brahms. Du Kodaly, du Bartok.. Plein de bonnes choses.Scorpion (23 octobre - 22 novembre)
Rangez ce dard et écoutez un peu de bonne musique, cela adoucit les moeurs, dit-on. Vous pourriez roder autour des Trois Arts, ils ont un excellent programme ce mois-ci. Sinon, vous pouvez toujours rester chez vous et prendre un bon bouquin, la rubrique " c'est mercredi " se chargera de vous conseiller de la lecture.Sagittaire (23 novembre - 21 décembre)
Ah? Vous êtes venus ici pour lire votre 'vrai' horoscope ? C'est fâcheux, nous n'avons pas ceci en stock. Par contre, vous pouvez en lire plus sur la théorie de l'astrologie védique sur wikipedia, ou mieux, consulter le calendrier pour trouver un concert qui vous plaise pour ce mois-ci. Si quelqu'un vous assure que vous allez gagner au loto, faire le tour du monde et adopter un petit chat, c'est un charlatan.Capricorne (22 décembre - 20 janvier)
D'après l'astrologie védique, votre signe est donc makara. C'est probablement très bien, et vous aimez sûrement la musique du sous-continent indien. Vous marcherez donc sur des nuages ce mois-ci, car, où que vous alliez, il y en aura plein : au Musée Guimet le 25, à la Cité de la Musique le 27, au Théâtre de la Ville le 26.. Mais que demande le peuple ?Verseau (21 janvier - 19 février)
Vous éviterez de justesse de nombreuses catastrophes domestiques, évitez donc d'utiliser des objets dangereux (bouilloire, plaques chauffantes, eau chaude, pantoufles glissantes, savon - ca glisse, couteaux, hauts talons), et soyez également prudents musicalement : évitez le lecteur mp3 en voiture/à vélo. Rien ne vous empêche cependant de chanter à tue-tête sur votre bicyclette. Que vous pourrez garer sans problèmes aux alentours de la Cité de la Musique, ils ont tout prévu.Poisson (20 février - 20 mars)
Un mois un peu tristounet, en effet votre âme slave est un peu déçue qu'il y ait si peu de musique russe à Paris en ce moment. Tout arrive à qui sait attendre, n'est-ce-pas? Vous pourrez vous consoler le 29 mai à la Cité Internationale des Arts, dans le IV, avec un beau programme de musique contemporaine, mais aussi du Schubert et du Rachmaninov (des préludes, miam!). Certains membres de l'orchestre viennent même du Kazakhstan*.Bélier (21 mars - 20 avril)
Vous avez peut-être lu toutes les rubriques ci-dessus, vous avez alors toute l'information nécessaire pour vous concocter un mai musical mémorable ! Sinon, rien ne vous empêche de le faire maintenant. Pas d'inquiétude, votre horoscope est de toute façon meilleur que le leur.
* le premier qui fait une blague de mauvais goût en rapport (de loin ou de près) avec un film relativement récent, je l'étrangle.
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