Les frères Alagna prennent d'assaut la scène musicale parisienne. Roberto chante, David met en scène, Frederico écrit : Le Dernier jour d'un condamné, d'après l'oeuvre de Victor Hugo. C'est bien évidemment avec l'Orchestre National d'Ile-de-France. Erwin Schrott en prime pour celles qui ont envie de se rincer l'oeil. Personnellement, je ne suis pas fan, mais j'en ai tellement entendu se pâmer "Erwiiiiiin!". Bon.
Nous pourrons assister à cette illustration de népotisme musical au Théâtre des Champs-Elysées, le 8 juillet. Merci de ne pas siffler à l'entracte, nous ne voudrions pas que Roberto quitte le théâtre en pleurant.
Une exposition présentant deux peintres hongrois à la galerie Malingue : Judith Reigl et Simon Hantai. Tout plein d'infos sur le Monde du 30/06. Et encore merci au Monde pour me donner chaque jour l'impression de pouvoir voyager dans le temps.
Ceux qui dédaigneront la peinture hongroise pourront se laisser tenter par l'expo du photographe russe Rodchenko, au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris. A noter : de sympathiques nocturnes le mercredi jusqu'à 22h. Plutôt que de faire les soldes..
Quelques actus.
vendredi 29 juin 2007 at 21:04 Posted under Libellés : musique
Salon du Bourget Musical
jeudi 28 juin 2007 at 19:21 Posted under Libellés : musique
Ceux qui ont été faire un tour au Salon du Bourget ont peut-être pu voir, le vendredi, je crois, un petit avion voltiger au son de la Rhapsody in Blue de Gershwin. J'aurais bien aimé pouvoir lever le nez et admirer ses évolutions, mais il se passait beaucoup de choses très prenantes sur le plancher des vaches.
Mais la graine était semée, il ne restait plus à cette petite idée qu'à germer. Associer à quelques uns des avions présentés un lien vers un petit extrait musical. Spécialement dédicacé à ceux qui auraient aimé visiter ce salon*. A la suite de ce billet, promis, j'abandonne les élucubrations aéronautico-musicales.les indiens de HAL - Hindustan Aeronautics Limited ont présenté un hélicoptère Made in India, spécialement conçu pour résister aux chaleurs caniculaires indiennes ainsi qu'au températures glaciales du Ladakh : le HAL-ALH (Advanced Light Helicopter), plus connu sous le surnom de Dhruv - Etoile Polaire en sanscrit. C'était sympa de voir, au milieu de tous ces hommes d'affaires encravatés se bousculant sur le statique du Bourget, quelques hommes d'affaires enturbannés. Cet hélico rappelle par son agilité et son élégance les vocalises de grandes chanteuses indiennes, comme Lata Mangeshkar, dont je vous propose d'écouter quelques chansons sur Lastfm . Vous pouvez également visionner un savoureux reportage sur cet hélico, tourné par un chaîne de télévision indienne au cours du salon.
le Constellation, de Lockheed. Le commentateur disait que le Constellation était à l'aviation ce que Casablanca est au cinéma. Soit. Mais Lockheed n'est pas hongrois. Casablanca, si. Le réalisateur, Michael Curtiz, est un natif de Budapest. Peter Lorre : László Löwenstein, né à Rózsahegy. Carl le serveur, aka S.Z. Sakall est lui aussi Budapestois de naissance. Claude Rains fut un temps marié à une hongroise. Je suis parfois surprise qu'on entende la Marseillaise dans le film, et non pas l'hymne hongrois. Je répugne à associer un morceau de musique à un avion, qui a été (indirectement) la cause de la mort de Marcel Cerdan, du peintre Bernard Boutet de Monvel**, et surtout de celle qui aurait été la plus grande violoniste du XX-ième siècle: Ginette Neveu. Sinon, As Time Goes by aurait fait l'affaire.
Autant un orchestre symphonique de taille normale peut se contenter d'un A-320, voire d'un A-319 pour les affaires courantes (une formation telle que l'Orchestre du Chantier pourrait presque , en période de répétitions, se contenter d'un Cessna-150) , il faut par contre prévoir l'artillerie lourde pour des orchestres et choeurs souhaitant se déplacer pour donner des représentations de la Symphonie des Mille de Mahler. C'est là que l'A-380 entre en jeu. Bien qu'encore un peu étroit, il simplifiera énormément les contraintes logistiques des organisateurs de concerts. Merci EADS.
le MIG-29. Aah, ce Mig-29. Objet de toutes les plaisanteries du personnel au sol "Hohoho, on dirait qu'il ont utilisé de la tôle d'occasion pour le construire" ou encore "On dirait qu'ils l'ont repeint au rouleau avec de la peinture désséchée, il est tout rugueux, haha!". Mais donnez à une poignée d'ingénieurs russes quelques trombones et des agraphes, et regardez les merveilles qu'ils vous en font. C'était le seul appareil à pouvoir exécuter certaines figures que je ne me risquerai pas à décrire à l'écrit, mais qu' heureusement, vous pouvez admirer ici. Le morceau approprié? Un caprice de Paganini, pardi! La virtuosité, l'élégance, le panache!
Quant au F/A-18E/F Super Hornet, le F-18, tout simplement, exposé au Bourget? Le vol du Bourdon. Excusez le mauvais jeu de mot.
Je continue de consulter la liste des avions présentés en vol: je n'ai guère d'idées concernant l'aviation d'affaires. Ce n'est guère poétique.Un sympathique avion indien, aux couleurs de la Kingfisher Airlines. Ce qui sonne aux oreilles d'un indien comme Kronenbourg Airways pour un français. La célèbre brasserie et la compagnie aérienne appartiennent en effet au même groupe. Les logos sont également sensiblement les mêmes. Comment voudriez-vous mener une campagne boire ou piloter, il faut choisir? Une chanson à boire s'impose, et je vous en aurai volontiers proposé une, si j'avais pu trouver Nini peau d'chien sur le Net.
D'Ukraine nous était venu un Antonov AN-148 flambant neuf, un bon gros coucou aux ailes tombantes un peu tristes, comme les paroles d'une chanson traditionnelle ukrainienne, à la dérive haut-perchée, comme les voix de femmes dans ces mêmes chants ukrainiens. En voici un exemple. Attention, Real Player nécessaire.
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* et surtout à quelqu'un rencontré en Hongrie, qui, je le sais, aime la musique et les avions. De surcroît, lecteur du blog depuis peu!
** probablement un illustre inconnu, ceci dit.
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Crédit photo:
la plupart des photos proviennent de Wikipedia, dans la mesure du possible, j'ai choisi des photos prise pendant le Salon 2007. Merci à ceux qui passent leurs nuits à mettre à jour les articles de Wikipedia, les agrémentant au passage de photos toutes fraîches. Certaines photos (les mauvaises) sont de moi.
Mais c'était mercredi!
mercredi 27 juin 2007 at 22:06 Posted under
L'avantage de laisser moisir un blog quelques temps, c'est qu'il ne manque pas de matériau sur lequel écrire, lorsqu'on s'y remet enfin. Voici les recommandations du mercredi :
Avez-vous remarqué que notre confrère des Mardis Hongrois vient de proposer Le livre des Pères, de Miklós Vámos? Il ne vous reste plus qu'à aller faire un tour sur son blog et lire l'article sur ce livre, une passionnante saga familiale couvrant trois siècles d'histoire hongroise.Si vous voulez la suite, vous pourrez louer/acquérir le DVD de Sunshine, d'István Szabó, retracant l'histoire de trois générations d'une famille juive hongroise à partir du début du XX-ième siècle. Ralph Fiennes y interprète trois générations de hongrois, dont un escrimeur, champion olympique à Berlin. Il traînait à une époque sur Internet un passionnant document écrit par László Szepesi, ancien maître d'armes de Jean-François Lamour et instructeur de Fiennes, qui se serait d'ailleurs fait réprimander par L. Szepesi pour avoir laissé son interprète porter le matériel. Que voulez-vous, l'escrime est un sport d'hommes (et de femmes) honorables. Le film est assez mièvre, assez surprenant d'ailleurs pour un film couvrant la période nazie, les débuts de l'occupation soviétique.. Long, très très long. Mais très intéressant toutefois. Et visuellement magnifique, comme tout Szabó qui se respecte.
C'est un moment opportun pour (re) regarder Le Temps des Gitans, puisque la version opéra sort enfin. D'ordinaire, l'opéra précède le film. Les places sont chères et, semble t'il, partent comme des petits pains, ou plutôt comme des petits sarmice of zelja. Faites-moi penser un jour à dresser un petit annuaire des restaurants serbes, iraniens, hongrois et polonais à Paris.
Et à ne pas manquer, Gypsy Caravan, le film musical par excellence, où vous retrouverez bon nombre d'artistes souvent cités par ici : Taraf de Haidouks, Fanfare Ciocarlia.. J'ai lu une majorité de critiques un peu décues, mais vous pourrez toujours vous rincer les oreilles. Et un place de cinéma restera longtemps moins chère qu'une entrée à l'opéra, même pour un punk-opéra-rock-tsigane. Les horaires et les salles ici.
Le Chanteur de Mexico au Châtelet, la chroniquette.
at 20:19 Posted under Libellés : musique
Le Chanteur de Mexico, Théâtre du Châtelet, Orchestre National d'Ile-de-France.
Si j'avais pris des billets pour le Chanteur de Mexico, ce n'était pas pour ajouter un volet opérette au klariscope, qui a déjà tendance à partir dans tous les sens. Il s'agissait d'une opération nostalgie, en hommage à ma petite enfance, et surtout à mon frère, qui écoutait les cassettes jusqu'à ce que, la bande abîmée, les voix des chanteurs deviennent de la purée inaudible.
Des places au poulailler du Châtelet pour le Chanteur de Mexico. La laideur de l'affiche, immanquable ces derniers temps dans le métro, aurait du me mettre la puce à l'oreille. Des couleurs vives et laides, un florilège des plus kitschouilles : fuschia, orange, vert pomme tendance fluorescente, et le reste à l'avenant. J'aurais du me méfier : si mes oreilles ont grandi avec Luis Mariano, elles ont ensuite mûri avec la version de Roberto Alagna, qui se débrouille étonnamment bien dans ce registre. Sans affectation, avec une voix joyeuse, primesautière, un vibrato discret (ouf).
Le metteur en scène a, de manière évidente, voulu faire de cette production un spectacle drôle et entrainant. Les acteurs (dans les parties non chantées, qu'on aurait du couper) essayent d'être plus drôles l'un que l'autre, ce qui ne réussit guère qu'à donner un rythme pesant, affecté à ces scènes. Rappelez-vous, la dernière fois que vous avez été voir une mauvaise comédie au théâtre, les quelques instants que les acteurs insèrent après ce qui se veut une plaisanterie, paraissent souvent très très longs. Même chose ici. Soit les jeux de mots ne sont franchement pas drôles, soit ils sont prononcés d'une voix haut perchée absolument incompréhensible (surtout dans le cas de Rossy de Palma). Zéro pointé pour la mise en scène. Quoique, à la fin du spectacle, je me suis surprise à étouffer un gloussement. Mais je pense avoir ri de, et non pas avec.
Les décors...Comme l'affiche. Une orgie de couleurs, des fleurs géantes en papier-mâché, une sorte de corne d'abondance en carton-pâte sur laquelle se juche le chanteur pour chanter "Mexico" et "Acapulco". Vêtu en plus d'un costume ridicule. Il a probablement du se faire charrier par ses collègues pendant les répétitions. Bizarrement, les couleurs des costumes et des décors s'harmonisent plutôt bien, et l'ensemble est visuellement agréable, pour peu qu'on plisse légèrement les yeux et fasse la mise au point quelques kilomètres au-delà de la scène.
Les chanteurs sont inégaux, dans l'ensemble toutefois plutôt mauvais. Mathieu Abelli, qui tient le rôle de Vincent, n'est certes pas mauvais, mais sa voix est peu trop fluette pour tenir ce rôle. Techniquement irréprochable, il manque cette générosité, cette exubérance, qui rendaient Luis Mariano et Roberto Alagna plus que crédibles dans le rôle. Ainsi, Mathieu Abelli n'arrive guère à la cheville de cet espagnol anonyme, venu du pays basque (évidemment!) rendre visite à sa fille, qui avait ébloui le public d'un karaoké un peu sinistre, aux environs de la gare de l'Est, il y a quelques mois de ceci, quelques heures avant l'aube. Pour info, c'est l'unique fois où j'ai pu assister à une standing ovation dans un karaoké. Josy s'en rappelle.
Mention spéciale pour l'orchestre, qui, s'il a eu, me semble-t'il, un peu de mal à se mettre en route, a été franchement éblouissant, notamment dans l'intermède orchestral qui précède "Mexiiiiiiiiico". Merci aux musiciens pour m'avoir aussi fait rire : un des flûtistes, se croyant bien caché dans la fosse, a chipé l'archet de sa voisine, calé sa flûte au creux de l'épaule, et essayé d'en jouer comme d'un violon. Ouaip, c'est le genre de choses qui me fait rire. Mention spéciale au hautboïste qui a envoyé une gifle à son voisin clarinettiste, pendant les bis.. Et l'accordéoniste (!) caché au fond de l'orchestre, qui écoeuré, est rentré chez lui au beau milieu de la seconde partie.
Malgré les (nombreux) défauts de cette production, je dois avouer que je suis ressortie du théâtre du Châtelet un grand sourire aux lèvres, et l'envie de siffloter, voire de fredonner un mexiiiiiiiiiico, dans la cabine de douche la plus proche. En conclusion, allez-y, mais n'investissez pas dans une place dans les étages inférieurs. Le poulailler (amphithéatre haut, appellent-ils cela..) fait très bien l'affaire: d'une part, les six étages du Châtelet, c'est très bon pour les gambettes, d'autre part, le spectacle ne vaut certainement pas plus de 15€!
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Pour la petite histoire, je me baladais, violon sous le bras, le jour où j'ai acheté ces tickets. Le portier du Châtelet m'a accueuillie ainsi "Vous venez pour la répet'?". J'ai rougi et bafouillé "Euh, non, la billeterie". Je suis repartie extrêmement flattée de pouvoir passer, de loin, pour une violoniste professionnelle. Ha!
Oups, c'est jeudi
jeudi 21 juin 2007 at 21:38 Posted under
Je me suis aperçue avec stupéfaction que le traditionnel rendez-vous du mercredi était passé sans même que je ne m'en rende compte.
Il m'est arrivé deux choses peu ordinaires aujourd'hui : d'une part, j'ai eu le bonheur de discuter avec un pilote d'essai russe (il est marié, arg) et les techniciens d'un Mig-29 et quelques heures plus tard, de me trouver sous une aile d'A380 en manoeuvre. Vous l'aurez compris, je bosse depuis quelques temps au Bourget.
Ceci nous donne par contre le thème idéal pour le "mercredi" : nous allons suivre le fil conducteur des gros machins russes.
- un livre : je vous conseille vivement d'aller jeter un coup d'oeil dans le rayon 'd' de votre bibliothèque. Vous y verrez les Dostoievski qui prennent la poussière. J'ai entendu un nombre incalculable de fois "Ah! Dostoievski, c'est génial! J'ai lu le Joueur". Moui. Comme si vous me disiez "Oh! J'ai écouté le poum-poum-poum-POUM de la V-ième de Beethoven, c'est un compositeur éblouissant". Car c'est trop court, beaucoup trop court: Dostoievski n'a tout simplement pas le temps de déplier ses ailes de géant en 200 pages. Reprenez n'importe quel pavé, pourvu qu'il ait au moins cinq centimètres d'épaisseur.. et régalez-vous.
- un film? Jetez un coup d'oeil sur la filmographie de Dostoievski, un nombre impressionnant de films, de séries télévisées ont été réalisées d'après ses oeuvres.. Un série télévisée (bon, certes en russe) est même en post-production: les petits veinards qui ont une chaine russe dans leur bouquet pourront se régaler avec la série télévisée 'Crime et châtiment' l'année prochaine.
- en prime, un avion : voici un lien vers l'article sur l'Antonov An-225, l'incarnation du gros machin russe.
Les Rafale-s sont plus rentables que les hautbois..
mardi 19 juin 2007 at 22:17 Posted under Libellés : musique
Je viens de tomber sur cette dépêche du Monde : la municipalité de Serge Dassault fait des coupes sombres dans le budget du conservatoire de la commune. Les professeurs d'instruments dits rares, ie. le hautbois (!), le violoncelle (!!), la trompette (!!!) sont priés d'aller gagner leur pain ailleurs.
Mais rassurez-vous, Dassault va bien, et le commerce d'armes, au contraire de l'apprentissage du basson, ne manque pas d'avenir. Ils ont un magnifique chalet sur le Salon du Bourget, dont le coût est estimé à une fois et demie le budget annuel du conservatoire, desservi par des véhicules de grand luxe (six mois de budget du conservatoire), où se pressent des cadres se donnant l'air affairé : en effet, ils ont négocié aujourd'hui, au Bourget, un accord sur un MALE européen, projet dirigé par les italiens d'Alenia.
Mesdemoiselles, avant de voir ce MALE franco-italien, je vous propose à défaut une vidéo de la démonstration d'aujourd'hui du Rafale* commentée par le pilote. Moins exotique certes que les petits Rafales basés à Duchanbé, mais je ne saurais vous proposer une vidéo d'un Rafale effectuant de jolies pirouettes sur un fond de sommets enneigés. Contentez-vous du Bourget.
* probablement quelques siècles de fonctionnement du conservatoire.
Suggestions express !
lundi 18 juin 2007 at 21:52 Posted under Libellés : suggestions
En vrac, sans même trier par ordre chronologique : mais vous les trouverez dans l'ordre dans l'agenda des concerts.
- l'immense clarinettiste David Krakauer au Festival Métis, demain soir, déjà! Tout lire sur David Krakauer ici, tout lire sur le concert là.
- l'Institut Hongrois vous propose une série de concerts d'artistes (hongrois) pour la fête de la musique. Les mardis hongrois vous donnent (évidemment) tous les détails, par ici, je vous prie,
- nos amis du groupe Mélange Rare joueront en quelque part Place des Vosges lors de la Fête de la Musique, passez leur faire un petit coucou?
- le vendredi est une journée potentiellement chargée, entre la création du spectacle d'Osvaldo Golijov (toujours avec David Krakauer, miam) à la Basilique Saint-Denis, mais aussi des danses venues tout droit de Mongolie au Musée Guimet, et pour ceux qui ont envie d'essayer la nouvelle liaison TGV Paris-Reims, le concert d'ouverture des Flâneries Musicales à la Basilique Saint-Rémi, dédié à Slava Rostropovich, avec notamment Slava de Bernstein (que, zut! ils ont retiré du programme entre temps), et d'autres oeuvres pour violoncelle, interprétées par Anne Gastinel, Michel Plasson à la direction. Dans la plus pure tradition des flâneries musicales rémoises, gratuit, bien entendu.
Aie, aie, aie
at 21:50 Posted under
Cette semaine, guère le temps de consacrer au blog le temps qu'il mérite. Quelques suggestions express pour la semaine dans la note suivante, mais le blog sera de retour sous son format habituel (chroniquettes, critiquettes et suggestions) à partir de lundi prochain! Merci!
Bis repetita placent, n'est-ce pas?
samedi 16 juin 2007 at 13:45 Posted under Libellés : musique, suggestions
Ceux qui ont manqué, hier soir, le premier concert de l'Orchestre du Chantier peuvent se rattraper aujourd'hui, samedi, car nous jouons une deuxième fois!
Au Chantier, à 17h! Dépêchons!
Le Chantier: 24, rue Hénard, M° Montgallet (mais Reuilly-Diderot, Nation et Dugommier ne sont pas mal non plus). D'autres infos, des liens vers les bios des solistes, et même un plan, par ici.
Loopings et envolées
mercredi 13 juin 2007 at 20:57 Posted under
Aujourd'hui, pour la première fois, j'ai vu des F-16 et des Mig*-s, faire tonneaux, vrilles, loopings. C'est d'une beauté indicible : ces avions sont fins, racés, élégants. Bruyants. Le sol tremble, les bâtiments vacillent.
C'était l'évidence, il fallait faire un c'est mercredi autour de l'aéronautique :¤ un livre : l'autobiographie de Youri Gagarine, n'est-ce-pas? Seriez-vous grimpés dans des boîtes de conserve volantes à quelques milliers de kilomètres d'altitude dans les années 60. Pour ma part, je ne sais pas si j'aurais fait confiance à un frigo, à cette époque. Américain ou russe, d'ailleurs. Voici un lien vers l'autobiographie de Gagarin, Road to the Stars, en anglais, car un peu difficile à trouver en français, langue dans laquelle le titre est d'ailleurs franchement débile : Le Chemin du Cosmos, ce qui n'augure rien de bon quant au reste de la traduction. Je ne suis pas sure d'ailleurs que le livre ait été réédité. Vous pourriez mélanger les genres en lisant un livre sur Gagarin, écrit par un auteur hongrois de langue anglaise, Tibor Timothy Vajda : The Gagarin Mystery: Columbus of Cosmos, une enquête autour de la mort prématurée de Gagarin, dans laquelle le gouvernement russe serait impliqué.
¤ un CD? L'Oiseau de Feu de Stravinski. Non, Mig ne signifie pas 'oiseau de feu', mais Mikoyan-Gurevich, tellement moins poétique. Mais l'expression oiseau de feu me paraît tout à fait idoine pour désigner ces magnifiques bestioles. Il y a sûrement une langue, quelque part, dans laquelle oiseau de feu signifie avion de chasse. Reste à savoir laquelle. London Symphony Orchestro, Claudio Abbado à la direction, çà vous dit?
¤ Un film? Non! DES films! Tous les films qui mettent en scène nos fameux aéroports parisiens, d'un film de Billy Wilder, L'Odyssée de Charles Lindbergh, à A bout de souffle.. Foncez voir ce lien vers une page dédiée aux films aéroporturaires sur ke site du Forum des Images, cela vous donnera plein d'idées de bons films à emprunter/louer/acquérir dans un futur, proche, je vous le souhaite..
Bonne fin de mercredi et excellent jeudi à tous.
*27, 29, je ne saurais le dire. Non, pas 28, voyons!
Ouf!
mardi 12 juin 2007 at 23:19 Posted under Libellés : geek
Que peut-il arriver de pire à quelqu'un qui blogguerait sur la musique ?
Perdre son ordi et sa musique, pardi ! Ce qui est arrivé ce matin, à une heure où la campagne n'envisageait même pas de blanchir. Le Blue Screen of Death avait sévi.
Aux oubliettes, les notes griffonnées en prévision de blogueries à venir ! Mort et enterré, le Renard de Feu tweaké jusqu'aux oreilles pour m'informer en temps réel des concerts de musique tsigane chinoise organisé par des arméniens immigrés en Pologne !
Tout à l'heure, tentant de redémarrer une dernière fois, sans grande conviction, la bestiole, avant de passer à l'artillerie lourde, la réinstallation, mon ordi, enfin, a daigné s'allumer et me présenter autre chose qu'un écran douloureusement vide. Les mots me manquent. La routine reprend ses droits, il y a un C'est mercredi à préparer.
Mais dans quel monde vivons-nous ?
lundi 11 juin 2007 at 15:05 Posted under
Les hongrois, mieux connus pour leur taux de suicide légendaire*, ainsi que leur chanson nationale suicidaire, sont désormais les champions du monde du bisou (dixit les Mardis). On aura tout vu.
Les polonais ne sont pas en reste : après avoir cherché à discréditer Bronislaw Geremek, le gouvernement polonais a déclaré les fantômes de Joseph Conrad, Gombrowicz, personae non gratae et les a tout simplement exclus des programmes scolaires. Qui reste au programme? Ah, bah, Jean-Paul II, Jan Dobraczynski, et Henryk Sienkiewicz. Plus pour longtemps, les ayants-droits de l'auteur de Quo Vadis ayant demandé que ses oeuvres soient également exclues des programmes. Lire le passionnant article de P. Assouline sur son blog.
* pour info : Until 1992 Hungary had the highest suicide rate in the world. Since then, the rate has steadily declined, from 45.9 suicides per 100 000 population in 1984 to 32.1 per 100 000 in 1998. This occurred despite the fact that unemployment rose from 1.7% in 1989 to 10.9% in 1996 and that the alcoholism rate grew by 25% during that period.
source :www.bmj.com
Dans quelques centaines d'années, la Hongrie sera le pays du bonheur..
Quelques suggestions pour la semaine
at 12:32 Posted under Libellés : musique, suggestions
L'évènement de la semaine : à la suite du remarquable festival de musique indienne ce week-end à la Cité U, un festival entièrement consacré à la musique tsigane cette semaine à la Bellevilloise. L'autre évènement de la semaine : l'Orchestre du Chantier, enfin en concert!
Sinon :
- mardi 12 juin:
¤ Niyaz au New Morning : mise en musique de textes des plus grands poètes sufis (attendez-vous à du Baba Bulleh Shah, Amir Khusrow et Cie. Plus de détails ici). 21h
¤ le traditionnel Mardi Hongrois bimensuel, à la Brasserie Saint-Jacques, à partir de 20h. Il n'est pas nécessaire de parler hongrois pour y participer, rassurez-vous. Un peu de magyarophilie peut par contre vous faciliter la vie. Prenez garde au bisou hongrois.
¤ Zsuzsanna Varkonyi au Studio de l'Ermitage. Et oui, elle y passe régulièrement, tant mieux. La dernière fois que j'ai mis les pieds au Studio de l'Ermitage, le concert devant commencer à 21h a commencé peu après 22h. Profitez-en pour aller manger un morceau, ne courez pas en sortant du travail, etc..
¤ au Satellit Café, Yoga & P4P: musique carnatique du Sri Lanka. 21h, 10€
¤ ou encore l'inauguration de l'expo Ville Stratifiée, photos et toiles de deux artistes polonais, à l'Espace Solara, 29, rue du Chateau d'Eau, 18h30. Pas très loin de l'épicerie polonaise, soit dit en passant. Merci Kubi pour le tuyau!
- mercredi 13 juin:
¤ c'est le coup d'envoi du Voyage en Tsiganie organisé par la Bellevilloise. Au programme ce soir-là : l'Amsterdam Klezmer Band et le Freylekh Trio.
¤ ceux qui n'apprécient que peu ou prou le klezmer pourront aller faire un petit tour du côté de l'Eglise Sainte-Croix des Arméniens. Un bon concert : du Vivaldi, Mozart, Gounod..
- jeudi 14 juin.
J'aimerais pouvoir me subdiviser en 3 ou 4 exemplaires, ne serait-ce que pour une journée, et envoyer klari1, klari2, klari3 à des concerts différents. Ces sbires se chargeraient alors de la rédaction des chroniquettes, quant à moi, je pourrais rester au bord de la piscine, doigts de pied en éventail, sirotant un bon cocktail (avec un petit parapluie en papier dans le verre, svp)
car ce soir-là:¤ Besh o Drom et Erika Serre à la Bellevilloise, dans le cadre du Voyage en Tsiganie,
¤ Wasifuddin et Bahauddin Jagar, au Théâtre de la Ville aux Abbesses. Chant et rudra veena.
¤ Esma Redzepova et Titi Robin au New Morning,
- vendredi 15 juin:
comme vous, ou l'un de vos clones, aurez déjà assisté au concert d'Esma Redzepova, vous pourrez sécher le deuxième concert que cette immense chanteuse donne au New Morning. Il ne vous reste plus qu'à hésiter entre l'Orchestre du Chantier (tous les détails du concert par ici : le plan, les horaires, les liens vers des mini-bios des solistes, etc!) et le troisième chapitre du Voyage en Tsiganie, avec Norig, dont je n'ai pas trouvé le site Internet.
Très bonne semaine à tous!
Trois mois!
samedi 9 juin 2007 at 08:19 Posted under Libellés : geek
Trois mois, c'est quoi pour un blog? La période où ce dernier cesse de se réveiller au début de la nuit pour demander, hurlements à l'appui, son biberon? Commence-t'il à tituber sur ces deux jambes?
Ces trois mois sont passés dans un claquement de doigts, bien qu'au quotidien, le temps semble parfois long : "humpf, 'faut encore se coltiner la rédaction d'un programme que personne ne lira", me dis-je, parfois, le dimanche soir.. Cependant tout vient à qui sait attendre, et certains, de plus en plus nombreux, lisent les programmes et les chroniquettes, et surtout y contribuent : merci, merci, et encore merci!
De plus en plus nombreux, disais-je. Oui, le célèbre G**gle renvoie de plus en souvent d'innocents internautes par ici. J'adresse un salut respectueux, et étonné, à ceux qui sont arrivés ici en cherchant des infos sur les producteurs de picotin, les pingouins du Caucase, les ponts en spaghetti, la recette du murgh biryani, la sauce Persépolis (çà a l'air bon?), ou encore Bartok ukulélé. Sans oublier un de mes préférés : Boulez concerto bouilloire*.
En vrai, une immense majorité d'entre vous est redirigée ici après avoir effectué une recherche liée de près ou de loin avec la fameuse thématique du blog: les musiques des Pays de l'Est, patati et patata...etc. Ouf !
A l'image de marques bien connues de dentifrice, je ne dévoilerai pas les chiffres de fréquentation du blog, juste une jolie courbe, infléchie dans le bon sens :c'est le genre d'image qui fait chaud au coeur le soir, quand le vent souffle et fait claquer les volets.
Que dire d'autre? Merci à tous ceux qui sont passés, ceux qui sont repassés, merci à ceux qui ont souscrit au flux RSS, ou à la version mail, qui, je le répète, ne permet pas de recevoir les vidéos, et est capricieuse en ce qui concerne les images. Merci à tous ceux qui ont pris le temps de laisser un petit commentaire, cela aussi fait chaud au coeur quand le vent, etc. Ainsi qu'à ceux qui ont pris la plume pour insérer un lien, avec un petit mot gentil, sur leur blog : vous, vous ici, vous là-bas. Et toi, que j'allais oublier.
Et surtout : un très grand merci aux deux** chenapans, co-auteurs du blog. Dont ils ont, je crois, oublié l'anniv'? Ah, bah!
* un clin d'oeil à celui qui est arrivé ici après avoir G**glé ouverture Obéron difficile. Oh oui! Serais-tu un(e) collègue de l'Orchestre du Chantier?! A l'inverse, je voue G**gle aux gémonies pour avoir dirigé par ici des gens qui avaient fait des recherches dont la simple évocation me fait rougir.
** N'oublie pas d'écrire quelques lignettes de présentation !
Erratum!
vendredi 8 juin 2007 at 21:05 Posted under Libellés : erratum
Oups, fameuse télévisée iranienne tournée à Budapest, mentionnée sur le blog il y a quelques jours, n'a pas été réalisée en 95, mais en 2005.
Quelques suggestions pour ce week-end
at 18:54 Posted under Libellés : suggestions
D'ici quelques heures, nous allons entrer de plein-pied dans le week-end (enfin) :
* ce soir, vendredi 08 juin
L'Orchestre National d'Ile de France inaugure le Parc Urbain de Chelles avec un programme russe, savoureux comme des zakouskis frais. Stravinsky, L'Oiseau de Feu, La Belle au Bois Dormant de Tchaikovsky.. le tout sous la baguette russe d'Alexander Vakoulsky. Cela commence à 21h30, vous avez encore largement le temps d'y arriver. Tous les détails ici.
¤Un brin plus tôt, à 19h30, le Tànchàz de l'Institut Hongrois. Tànchàz (Ne prononcez pas tanchaze, mais Tanne-ts'-haze, avec de beaux "a" fermés et longs, très longs. Merci) signifie maison de la Danse, c'est en effet un atelier de danse folklorique hongroise. Remplacera avantageusement votre cours d'aérobic ou votre séance de squash du vendredi soir.
¤Dans le cadre du festival Climats, un festival de musiques du monde tenu à la Cité U., un concert indo-iranien : Sandip Chaterjee avec le Trio Chemirani. 21h, 15€.
*samedi 09 juin
¤L'Orchestre du Festival de Budapest, Ivan Fischer à la direction, Salle Pleyel. Le programme est long et ennuyeux comme un jour sans pain : Strauss, Bruckner.. Mais c'est un orchestre éblouissant, vous ferez donc comme tout le monde, et prétenderez admirer la qualité de l'écriture orchestrale de Bruckner tout en maudissant intérieurement ses parents, mais vous serez sincèrement ébahis de la qualité de cet orchestre et de la direction.
¤Entre temps*, le groupe Mélange Rare jouera au Fer à Cheval, à partir de 21h. Le Fer à cheval, c'est rue de la Jonquière, dans le 17ième.
¤ A la Cité U. un duo sarangi - tabla. Considérez le sarangi comme un cousin lointain du violon, en beaucoup plus difficile (sisi, je vous assure), et en beaucoup plus émouvant. Le son du sarangi a un je-ne-sais-quoi, bref, si un instrument peut tirer des larmes d'une pierre ou faire rire une brique, c'est celui-ci. 18h30, Cité U'. Suivi du Sarangi Strings Sound System à 21h.
¤ A 23h, toujours à la Cité U', c'est le Indian Transe Meeting. Youpi.
* dimanche 10 juin
L'entrepôt invite le Quatuor Turina, avec un sympathique programme : De Falla, Piazzolla, etc.. Participation libre, 14h30.
Exactement au même moment, pas très loin de là, à la Cité U', le Jaipur Maharaja Brass Band !
Très bon week-end à tous.
Quelques liens pour aujourd'hui..
at 05:04 Posted under Libellés : livres
Nous savions déjà que des ricains venaient tourner à Budapest, j'en ai parlé en long et en large récemment sur ce blog, mais des iraniens? Le Heti Világgazdaság nous annonce qu'une série télévisée iranienne, actuellement diffusée, a été tournée dans ce qu'on peut également appeler la plus belle ville du monde, courant 95. Tous les détails dans l'article du Hvg. Vous pouvez même vous amuser à chercher un traducteur en ligne, si vous voulez tout savoir sur cette série TV..
Mischa Barton dans Finding t.A.T.u , film inspiré du livre d'A. Mitrofanov. Quel intérêt? Tous les ingrédients du blog sont là : livres, films, Russie, musique.. Mieux que du shampooing 3 en 1.
Bonne journée.
Quelques nouvelles /liens pour aujourd'hui
jeudi 7 juin 2007 at 12:26 Posted under Libellés : musique
La Scala de Milan manque d'humour : leur resp' juridique a demandé à l'auteur* d'Opera Chic de modifier son logo, arguant d'un risque de confusion avec celui de la Scala, ainsi que de retirer du site toutes les photos prises à l'intérieur du théâtre.
Manquer d'humour, c'est aisément pardonné. La bêtise, moins. Ce sinistre crétin (j'imagine un juriste parapluivore, fraîchement sorti de la Bocconi, traumatisé par un électif d'une douzaine d'heures, intitulé Droit d'auteur et droit de l'image. Serait probablement plus à sa place en shérif dans un bled perdu au Far West qu'à la Scala) a donc perdu toute crédibilité vis-à-vis des blogueurs opéraphiles*.
Bien plus nombreux qu'un journaliste du Monde de la Musique ne le croit. Car si certains italiens font preuve de la bêtise la plus crasse, on sait faire également, chez nous, en France. Un journaliste du Monde de la Musique écrit hier "Parmi les blogs d’opéra, Opera Chic est sans conteste l’un des plus pertinents par la quantité et la qualité de ses informations sur le monde lyrique". Certes, mais pour ajouter quelques lignes plus loin "comment un simple blog peut-il être si dangereux pour une institution aussi solide ?" Simple, mon ami? Allez faire un tour ici ou là, jeter un coup d'oeil sur les statistiques de ce simple blog.
A la décharge de ce journaliste, rappelons que le Monde de la Musique a pris le train Nouvelles technologies en retard. Peut-être est-il resté sur le quai. En effet, cette auguste publication n'a découvert l'Internet qu'en 2007, date à laquelle elle a créé son site (très riche de contenu au demeurant), un blog, a fortiori! D'ailleurs, vous pourrez éplucher leur site, pas l'ombre d'un flux RSS. Patience et longueur de temps... D'ici une dizaine d'années, ils auront un site décent, et peut-être même les journalistes auront des blogs complétant pertinemment le journal.
* la Scala s'étant déjà brillament décrédibilisée auprès des gens intelligents, après avoir censuré Candide, de Bernstein. Oups.
Horoscope musical du mois de juin
at 12:21 Posted under Libellés : kloroscope
Le calendrier des concerts est mis à jour, mais voici toutefois votre horoscope musical, qui devrait vous guider dans cette jungle de concerts et d'évènements divers..Gémeaux (22 mai - 21 juin)
Bon anniversaire. Que vous pourriez fêter au Divan du Monde, par exemple, lors d'un de leur traditionnels apéros tsiganes, un jeudi sur deux, ou à la Guinguette Pirate, dont la programmation est impressionnante en juin : toute la jeune génération : la fille de Titi Robin, il y a quelques jours, ce mardi 5 juin, ou le petit-fils de Django Reinhardt qui, à l'instar de son illustre aïeul, joue de la guitare.. Quel manque cruel d'originalité.Cancer (22 juin - 23 juillet)
Mais toutes les pommes ne tombent pas près de l'arbre. On a pu voir des rejetons d'illustres chefs d'orchestre se lancer tête baissée dans le death metal, par exemple. Bref, ce n'est pas parce que vos parents chantent comme des casseroles que vous n'avez aucun avenir dans la musique. Un mois idéal pour commencer, enfin, l'instrument dont vous aviez toujours rêvé. Et si vos voisins n'aiment guère les tubistes débutants, vous pourrez toujours dire que c'est de la faute de votre horoscope..Lion (24 juillet - 23 aout)
Vous en avez marre des concerts. Comment est-ce possible ? Peu importe. Une collision planétaire dans le mauvais décan auditif, peut-être. Rabattez-vous sur une expo : l'expo de Fazal Sheikh à la Fondation Cartier-Bresson, sur la condition de la femme en Inde actuellement, ou un bon film ?Vierge (24 aout - 23 septembre)
Un peu de mal à déchiffrer votre thème astral du mois, mais tout devrait bien se passer. Il n'y a pas de raison. Contentez-vous de suivre les suggestions du calendrier des concerts. Mieux, ajoutez-en.Balance (24 septembre - 22 octobre)
Les balances sont connues pour être minutieux et prévoyants. Il est donc temps de s'intéresser de près à la programmation 2007-2008, particulièrement aguichante.. Vous allez passer une bonne partie du mois de juin à éplucher les tarifs des diverses salles parisiennes, à faire la queue pour acquérir abonnements, tickets demi-série, cartes de fidélité : nous vous souhaitons bon courage, mais rassurez-vous, vos efforts seront récompensés et vous vous rappellerez longtemps cette saison 2007-2008.Scorpion (23 octobre - 22 novembre)
Pour d'absconses raisons astrologiques, vous risqueriez quelques petits soucis de santé ce mois-ci. Rien de grave, juste un peu de fatigue, prenez les devants et allez à pied ou en vélo vers vos salles de concerts préférés : une petite balade le long du Canal vers le Point Éphémère ou vers la Cité de la Musique n'a jamais fait de mal à personne.Sagittaire (23 novembre - 21 décembre)
tiens donc, vous faites apparemment partie de ceux qui sont venus par ici pensant lire un 'vrai' horoscope. Vos recommandations pour le mois : allez éplucher un peu la catégorie astrologie de wikipedia, à défaut de vous donner votre horoscope, les articles ont un certain intérêt intellectuel.. Tout ce que vous avez toujours rêvé de savoir sur les astrologies hellénistique, babylonienne, persane, indienne ou aztèque. Cà vous changera des horoscopes lamentables de Elle, non?Capricorne (22 décembre - 20 janvier)
Vous aussi, vous pourriez essayer quelque chose de nouveau. le tsigane, l'indien, le hongrois, c'est très bien, mais restons curieuz, n'est-ce-pas? Allez faire un tour, si le coeur vous en dit, sur deux blogs que j'apprécie beaucoup : Art au Bar et Agenda Concerts, qui avec une régularité de métronome, vous proposent chaque semaine un excellent programme. Très différent de ceux que vous pourriez trouver ici, mais il m'arrive parfois de leur chiper un tuyau ou deux. Gloups.Verseau (21 janvier - 19 février)
Vous allez adorer les mois chauds, vous pourrez écumer les festivals estivaux, qui seront, comme d'habitude, excellents. Du Jazz, des musiques du monde, tous vos artistes préférés, que ce soit sous les pins d'Arles, les peupliers de Confolens, les chênes du bout du monde*, etc.. youpi! espérons toutefois qu'il vous reste des jours de congé à poser.Poisson (20 février - 20 mars)
Vous êtes de nature audacieuse, ouverte à de nouvelles expériences : vous irez donc applaudir sans arrière-pensée l'Orchestre du Chantier, qui jouera les 15 et 16 juin dans le XII-ième. Un peu difficile d'accès, car l'église où nous jouons est un peu dissimulée, au milieu d'un rond-point inaccessible, mais un Concert de l'Orchestre du Chantier, çà se mérite. Toutes les informations sur ce fabuleux concert ici, plans à l'appui, et tout et tout...Bélier (21 mars - 20 avril)
Une fine analyse de votre profil stello-planétaire montre, sans aucun doute possible, que vous avez un penchant marqué pour les séries télévisées. Si vous tenez absolument à buller devant un écran télévisé alors qu'il fait si beau dehors, essayez un peu Heroes, peut-être? Mais bon, vous connaissez sûrement déjà, j'arrive en général après la bataille dans ce domaine.Taureau (21 avril-21 mai)
Vous avez envie de bouquiner. désir qui se réalisera dès que vous aurez été vous réapprovisionner dans une librairie digne de ce nom. Petit rappel du dernier mercredi : une superbe biographie de Rostropovitch, pas encore traduite en français, mais çà ne saurait tarder! Une autre possibilité , la biographie de Yehudi Menuhin.
Mercredi, encore!
mercredi 6 juin 2007 at 22:58 Posted under
*Je viens de finir La grande garde, d'Antoine Sénanque. Magnifique livre dont j'avais lu la critique sur le blog de Pierre Assouline, la République des Livres. Je m'en étais sur-le-champ procuré un exemplaire, et pensais le savourer en privé, sans jamais avoir à le mentionner sur le blog. Erreur.
Deux des personnages principaux sont ... hongrois. Un brillant neurochirurgien , dépressif, instable. Un dangereux radiologue. Un jeune interne, arrivé par hasard en neurochirurgie à la Salpêtrière. Enfin un bouquin qui donne un visage humain à la médecine. Non pas le visage humain d'un chérubin béat chantonnant des psaumes de midinette, une lyre ridicule dans les bras, humain comme dans torturé, faillible, fragible.. En un mot, humain.
L'auteur a un style redoutablement acéré (insérez ici un jeu de mots niaiseux comme "manie la plume comme le bistouri", "aigu et fin comme ledit bistouri", si cela vous chante), d'un détachement parfois inhumain, (insérez un deuxième jeu de mots à base de "porte un regard clinique sur..").
Un des plus beau livres qu'il m'ait été donné de lire récemment..
*Un CD? Pas de CD aujourd'hui, un lien vers un article de Vibrationsmusic où vous pourrez découvrir, le manele :
En Roumanie et au-delà, la dernière vague s’appelle le manele. Le phénomène évoque le gangsta rap, avec son défilé de bimbos, BMW et gourmettes. Mais en matière d’excès, les roitelets de Bucarest enfoncent les princes de Brooklyn: tout CD de manele comprend au moins 130 chansons compressées en MP3 et livrées au rythme frénétique de plusieurs disques par semaine. Domaine quasi exclusif des chanteurs tsiganes, le manele est un collage de pop orientale, de musique rom et de sonorités balkaniques. Il emprunte aussi au rap ou à la techno à deux sous et n’hésite pas à plagier les tubes étrangers, ce qui crée régulièrement des procès.
Tentant, n'est-ce-pas?
* Un film? Retournons en arrière et lisons quelques morceaux choisis de critiques du dernier Bél Tarr, l'Homme de Londres, puis dirigeons-nous vers le site des Mardis Hongrois et lisons l'article enthousiaste sur le même film. Car la beauté est dans l'oeil du cinéphile..
P'tite note
mardi 5 juin 2007 at 14:57 Posted under Libellés : suggestions
Le calendrier pour juin est (enfin!) mis à jour. Consultable ici.
Sinon, la saison 2007/2008 du Théâtre de la Ville est enfin en ligne, ici. Je trépigne d'impatience : Zakir Hussain, Hariprasad Chaurasia, du chant diphonique de Mongolie, des artistes pakistanis, afghans, indiens (du Nord, du Sud...), des iraniens, azéris, arméniens, en veux-tu en voilà... Leur programmation classique est tout aussi impressionnante : le Quatuor Takacs, Miklos Perenyi (le meilleur violoncelliste hongrois), des pianistes russes à ne plus savoir quoi en faire.
D'après ce que j'ai pu voir jusqu'ici, la saison 2007-2008 va être en général somptueuse : Ravi Shankar à la Cité de la Musique, l'Orchestre Symphonique de Chicago à Pleyel, Tchékhov en hongrois au Théâtre de l'Odeon.
Poufff... Vivement l'année prochaine.
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